Paris T’aime — le film vivant continue
La vidéo prolonge le prologue et ouvre la suite du film vivant.
Défendre Paris T’aime · le jour où tout bascule
Une seule demande : PARIS T’AIME. Quatre marques complètes.
01 PARIS T’AIME / PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
02 PARIS T’AIME / PARIS VOUS AIME
03 PARIS T’AIME / PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME
C’est sérieux. Mais comment trois risques de confusion ont-ils pu être retenus entre quatre signes aussi différents lorsqu’ils sont regardés dans leur ensemble ?
La vidéo prolonge le prologue et ouvre la suite du film vivant.
Avant toute lecture analytique
Avant d’isoler « Paris », « aime » ou « T’aime », le public reçoit déjà une physionomie complète : silhouette, masse, proportions, couleurs, typographie, composition, hiérarchie et phrase déterminée. Ce sont ces signes — et non « PARIS AIME » — qui constituent les objets juridiques de la comparaison.
Présentées juste sous chaque marque, elles montrent que la physionomie appartient déjà au signe déposé. Elle n’est pas un décor ajouté aux textes : elle organise la manière dont les mots sont vus, mémorisés et reliés entre eux.
Les mots sont perçus dans une forme. La forme appartient au signe déposé et ne peut être traitée comme négligeable sans démonstration.
Règle de départ : analyser permet de distinguer les composants ; conclure oblige à restaurer leur interdépendance et à revenir aux quatre signes tels qu’ils ont été déposés.
Version essentielle · trois questions, trois actes
Elles condensent toute l’affaire : l’intégrité des objets comparés, la disponibilité du langage commun et la cohérence de la méthode appliquée à une même marque.
Acte I · le changement d’objet
Les signes doivent d’abord être observés dans leur état complet. La décomposition peut ensuite servir à l’analyse, mais les deux familles de décisions suivent des trajectoires différentes : ADP tend vers la matrice « Paris aime », tandis qu’OTCP recentre la comparaison sur « Paris T’aime ».
Dans les deux décisions ADP, les formes figuratives, les dénominations et les pronoms sont successivement relativisés. La comparaison se recentre alors sur PARIS et AIME, reliés par une structure abstraite qui ne correspond à aucun signe déposé sous cette forme.
Après minoration de VOUS et de la forme
Composition verticale, typographie stylisée et couleurs reconnues, puis traitées comme secondaires dans la conclusion.
Après minoration de PARISAEROPORT, VOUS et de l’emblème
Emblème, silhouette, couleurs et hiérarchie reconnus, puis ramenés à une présentation particulière des éléments verbaux.
Après relativisation de T’ dans la logique ADP
Aucun élément figuratif n’est en cause : la réduction porte ici sur T’ et sur la relation exprimée par le signe verbal.
Le résultat PARIS … AIME est un objet analytique reconstruit. Il peut servir à repérer des éléments communs, mais il ne constitue ni la marque antérieure ni le signe contesté tels qu’enregistrés.
Dans la décision OTCP, la sortie analytique n’est pas « Paris aime ». JE, OFFICE DE TOURISME, le cercle, les couleurs et la hiérarchie sont relativisés afin que PARIS T’AIME devienne la séquence pivot. Or retirer JE ne simplifie pas la même phrase : cela change le sujet, le destinataire et la direction du message.
Après minoration de JE, OFFICE DE TOURISME et de la forme
Cercle vert, couleurs, hiérarchie et composition reconnus, puis considérés comme insuffisants pour écarter la similarité.
Signe contesté maintenu comme référence complète
PARIS T’AIME reste le signe contesté complet : sa physionomie verbale n’est pas minorée dans cette logique.
PARIS T’AIME préexiste comme signe contesté complet. Le problème est qu’il devient aussi la séquence supposée représenter la marque antérieure après neutralisation de ce qui en modifiait la forme, la grammaire et le sens.
Dans les décisions ADP, T’ est relativisé et PARIS T’AIME est ramené vers la matrice PARIS … AIME. Dans la décision OTCP, PARIS T’AIME est au contraire conservé intégralement et devient la séquence pivot utilisée pour représenter une marque antérieure beaucoup plus large. Cette variation confirme que l’objet effectif de comparaison se déplace selon le cheminement suivi.
La première logique reconstruit PARIS … AIME ; la seconde isole PARIS T’AIME à l’intérieur d’une marque figurative plus large. Dans les deux cas, la forme et le sens des signes complets doivent être restaurés avant de conclure au risque de confusion.
Cette matrice exprime une relation d’amour entre Paris et une personne, un public ou un locuteur qui s’adresse à Paris. Elle peut être déclinée par des constructions différentes. L’idée, le sentiment et le thème relationnel demeurent communs ; la protection juridique porte sur les configurations particulières qui les expriment.
« Paris aime », « Paris t’aime », « Paris vous aime » ou « Paris Je T’aime » déclinent une idée relationnelle générale. Cette idée ne peut être monopolisée en tant que telle et ne correspond pas, par elle-même, à un droit exclusif sur toutes ses formulations possibles.
La protection peut porter sur les mots complets, les pronoms, la grammaire, la typographie, les couleurs, la composition, la hiérarchie, les dénominations et les éléments figuratifs qui individualisent chaque signe.
L’idée est commune ; le signe est particulier. Protéger PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME, PARIS VOUS AIME, PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME ou PARIS T’AIME dans leur configuration propre ne confère aucun monopole général sur la matrice conceptuelle « Paris aime ».
Les deux décisions ADP tendent vers la matrice reconstruite PARIS … AIME. La décision OTCP tend vers la séquence isolée PARIS T’AIME. Ces objets ne sont pas identiques, mais ils apparaissent par deux réductions parallèles : simplification de la forme et généralisation du sens. Leur donner ensuite la fonction des signes complets dans la conclusion rend la méthode doublement inopérante en l’espèce.
Dans les décisions ADP, la réduction conduit à la matrice PARIS … AIME. Dans la décision OTCP, elle conduit à isoler PARIS T’AIME comme séquence pivot. Les sorties diffèrent, mais le mécanisme commun reste la réduction parallèle de la forme et du sens avant que l’objet ainsi reconstruit ou isolé ne gouverne la conclusion.
Emblèmes, cercle vert, couleurs, typographies, compositions, proportions, silhouettes, hiérarchies et dénominations institutionnelles sont reconnus, puis traités comme insuffisants pour différencier les impressions d’ensemble. Les marques figuratives ou semi-figuratives sont ainsi progressivement ramenées à une lecture principalement verbale, alors que leur représentation complète appartient à l’objet enregistré et à la perception du public.
PARIS VOUS AIME s’adresse à un public ou vouvoie ; PARIS T’AIME s’adresse à une personne singulière ; dans PARIS JE T’AIME, un locuteur déclare son amour à Paris. Pronoms, sujets grammaticaux, destinataires, registres et directions du message sont donc différents. Les réduire à « Paris et l’amour » ou à « Paris aime » fait disparaître le sens précis qui individualise chaque construction.
Les deux réductions produisent un objet pivot : matrice reconstruite dans les décisions ADP, séquence isolée dans la décision OTCP. La méthode devient doublement inopérante lorsque cet objet, créé ou extrait pour analyser, acquiert ensuite la fonction des signes déposés dans la conclusion sur la ressemblance et le risque de confusion.
Dans les décisions ADP, VOUS et T’ sont relativisés afin de reconstruire PARIS … AIME. Dans la décision OTCP, JE, OFFICE DE TOURISME et la forme figurative sont relativisés afin d’isoler PARIS T’AIME. Cette dernière séquence préexiste comme signe contesté complet ; elle ne préexiste pas comme représentation fidèle de la marque antérieure.
Les signes complets ne sont plus directement confrontés entre eux. Chaque différence est testée séparément selon sa capacité à renverser une ressemblance déjà installée autour de l’objet reconstruit. L’outil d’analyse change ainsi de fonction et prend la place de l’objet juridique de comparaison.
Éléments graphiques, couleurs, typographies, compositions, silhouettes, hiérarchies et dénominations, mais aussi pronoms, destinataires, sujets grammaticaux, registres relationnels et directions conceptuelles, restent matériellement présents. Pourtant, toutes ces catégories perdent successivement la capacité de peser ensemble dans la conclusion.
Deux réductions : la forme et le sens. Deux objets pivots : ADP → « Paris aime » ; OTCP → « Paris T’aime ». Deux opérations : reconstruire ou isoler, puis substituer. Une même difficulté : la conclusion ne porte plus réellement sur les signes complets.
Arrêt sur imageLes signes complets sont-ils comparés entre eux, ou les objets reconstruits ou isolés pour les analyser deviennent-ils les référentiels effectifs de la conclusion ?
La partie supérieure reproduit les exemples méthodologiques EUIPN diffusés par l’INPI : lorsque l’élément commun est faible ou non distinctif, le résultat dépend encore de l’impact des éléments non coïncidents sur l’impression d’ensemble.
Le cadre rouge applique cette question aux trois oppositions contre PARIS T’AIME : il ne fournit pas la réponse, mais oblige à apprécier PARISAEROPORT, VOUS, JE, T’, OFFICE DE TOURISME, les emblèmes, les couleurs, les silhouettes et les directions grammaticales.
Distinction de source : la partie encadrée en rouge est un ajout pédagogique de Paris T’AIME ; elle ne figure pas dans le guide officiel.
Acte II · la langue commune
Paris aime un public collectif ou une personne vouvoyée.
Un locuteur déclare son amour à Paris.
Paris s’adresse directement à une personne singulière.
Les mots communs peuvent entrer dans plusieurs constructions. La protection porte sur chaque construction complète, non sur un territoire abstrait « Paris + aime ».
Arrêt sur imageApprofondir : distinguer la marque protégée et la langue communeProtéger des marques complètes peut-il produire, en pratique, un monopole plus large que les dépôts eux-mêmes ?
Acte III · une marque, deux lectures
Le tutoiement et le vouvoiement sont ramenés à une variation de destinataire autour de Paris et de l’amour.
La déclaration « Paris Je T’aime » est rapprochée de « Paris T’aime » malgré le changement de sujet et de direction du message.
Nuance : le poids relatif des composants peut varier selon l’antériorité comparée. En revanche, l’identité intrinsèque du signe contesté ne peut pas changer d’une procédure à l’autre.
Arrêt sur imageApprofondir : confronter les deux lecturesUne même marque peut recevoir plusieurs comparaisons. Peut-elle recevoir plusieurs identités analytiques ?
Ces trois questions ne déterminent pas seulement la frontière entre quatre marques. Elles révèlent la frontière qu’une société entend maintenir entre la propriété privée, l’égalité devant le droit et les ressources communes.
Version approfondie · Question 1
Les blocs suivants conservent les citations, les arrêts, les verdicts visuels et les huit contrôles détaillés de la version précédente.
Les signes viennent d’être montrés dans leur état déposé. L’œil distingue immédiatement leurs formes. À cet instant précis, le droit impose de comparer les marques elles-mêmes — non une structure commune reconstruite après leur réduction.
« S’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
Contrôle : le risque doit être démontré entre les marques en présence. Le texte ne vise pas un résidu verbal fabriqué après soustraction de leurs différences.
« Le consommateur moyen perçoit normalement une marque comme un tout. »
La comparaison doit examiner chaque marque dans son ensemble. Elle ne peut se concentrer sur l’élément déclaré dominant que si tous les autres composants sont réellement négligeables.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Le contrôle porte sur le mot « Ainsi » : comment la construction commune PARIS … AIME, énoncée juste avant, suffit-elle à établir un degré élevé de ressemblance au plan visuel des signes complets ?
La question n’est pas de savoir où se trouve la formule : elle est écrite juste avant le passage 03. La question est de savoir si la transition démonstrative entre ces trois phrases est suffisante.
« Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME. »
La décision identifie ici une construction verbale commune : PARIS … AIME.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Le degré « grandes » et son extension au plan visuel sont déduits de la construction commune annoncée juste avant.
« Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière sont donc expressément reconnus, mais après la qualification de grandes ressemblances.
La décision ne dit pas qu’elle « efface 86 % » de la marque. Cette mesure pédagogique visualise la part de la représentation graphique qui n’apparaît plus lorsque l’analyse quitte le signe complet pour ne retenir que la construction verbale commune, puis retire VOUS.
Après le retrait de VOUS, la phrase déterminée perd son destinataire. Il reste un résidu qui n’est le signe déposé d’aucune des parties.
Le pourcentage n’est pas un critère autonome du risque de confusion et ne décrit pas une opération littéralement formulée par la décision. Il mesure, sur cette représentation précise, l’écart entre la marque complète et le noyau verbal utilisé pour rapprocher les signes. Le contrôle juridique demeure donc le suivant : cette construction commune reste-t-elle un simple outil d’analyse, ou finit-elle par gouverner l’impression d’ensemble au point de neutraliser l’emblème, PARIS AÉROPORT, VOUS et la composition ?
Le contrôle décisif La construction commune PARIS … AIME sert-elle à analyser les marques complètes, ou devient-elle progressivement un troisième objet qui se substitue à elles ?
Méthode pédagogique : comptage des pixels non blancs sur la représentation ADP fournie. Les résultats dépendent du cadrage et du seuil de détection ; ils illustrent une réduction graphique, non une règle de droit ni une mesure officielle de la distinctivité.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
La formule abrégée « grandes ressemblances visuelles » n’est pas placée entre guillemets comme si elle venait de la décision. Il conserve sa rédaction exacte et interroge le lien logique entre la construction commune annoncée avant et les différences reconnues immédiatement après.
La phrase précédente vise une construction commune associant PARIS à AIME. Quelles autres circonstances visuelles précises fondent la conclusion, au-delà de ce rapprochement verbal ?
Comment le degré élevé de ressemblance est-il établi avant l’énoncé des différences T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et de la présentation particulière ?
Comment une construction verbale commune suffit-elle à qualifier fortement la proximité visuelle de deux signes dont la physionomie complète, les couleurs, la hiérarchie et la composition diffèrent ?
Question de contrôle Entre « construction commune PARIS … AIME » et « de grandes ressemblances au plan visuel », où se trouve la démonstration portant sur l’impression d’ensemble des deux signes complets ?
La question exacte doit être posée maintenant Comment la construction commune PARIS … AIME peut-elle, à elle seule, conférer de grandes ressemblances au plan visuel, alors que la phrase suivante reconnaît T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et une présentation particulière ?
À partir d’ici, la page suit le texte sans lui prêter d’autres mots. Elle examine comment chaque différence reconnue est ensuite relativisée, et si cette relativisation permet réellement de revenir à l’impression d’ensemble des deux signes déposés.
Cette décision montre d’abord les deux signes complets, les convertit ensuite en composants verbaux, place PARIS et AIME aux deux extrémités d’une construction commune, puis conclut à de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. T’ / VOUS et la présentation figurative ne sont examinés qu’après cette conclusion.
Les citations restent dans l’ordre de la décision. La page distingue strictement ce que le texte affirme de la question critique que cet enchaînement fait naître.
« Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de trois éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
Le signe verbal et le bloc figuratif sont ramenés à un même compte de trois éléments verbaux, la forme enregistrée étant ajoutée comme « présentation particulière ».
« Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME, relié par un pronom personnel (T’ / VOUS). »
T’ et VOUS sont placés entre parenthèses comme deux liaisons possibles au sein de la même matrice PARIS … AIME.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Le mot « Ainsi » rattache directement cette conclusion à l’inventaire et à la construction commune annoncés dans les deux passages précédents.
« Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence d’une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
Deux différences sont expressément identifiées : T’ / VOUS et la présentation particulière de la marque antérieure.
« Toutefois, la seule différence entre ces deux signes tenant à la substitution au sein du signe contesté du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ne saurait écarter leur perception globale très proche, dès lors qu’elle ne s’opère respectivement qu’entre les pronoms personnels de la deuxième personne du singulier et du pluriel en milieu de signe, les signes en présence restant dominés par les mêmes sonorités d’attaque et finale. »
VOUS et T’ sont réduits à singulier / pluriel en milieu de signe, tandis que PARIS et AIME reprennent le premier plan par les sonorités d’attaque et de finale.
« En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec une police d’écriture stylisée bleu blanc rouge, ce qui revêt un caractère secondaire en l’espèce, les éléments verbaux restant immédiatement lisibles. »
La verticalité en trois lignes, la typographie dessinée et les couleurs enregistrées sont ramenées à une présentation secondaire parce que les mots demeurent lisibles.
Comment une construction verbale commune PARIS … AIME suffit-elle à établir un degré élevé de ressemblance au plan visuel entre une ligne verbale et un bloc figuratif en trois lignes ?
Le passage 06 reconnaît T’ / VOUS ainsi que la présentation particulière. À quel moment cette seconde différence cesse-t-elle d’être comptée pour que le passage 07 parle de « la seule différence » ?
Le fait que les mots restent lisibles démontre leur présence. Il ne démontre pas, à lui seul, que la forme, les couleurs, la verticalité et la place centrale de VOUS cessent de participer à l’impression d’ensemble.
La question exacte doit être posée au passage 05 Comment la construction PARIS … AIME, reliée par T’ / VOUS, peut-elle conférer de grandes ressemblances au plan visuel avant que VOUS et la présentation figurative soient examinés, puis successivement relativisés ?
La page ne nie pas que la décision mentionne les différences. Elle montre leur place exacte dans le raisonnement : elles apparaissent après la qualification de grandes ressemblances, puis perdent successivement leur poids par les expressions « la seule différence », « simplement » et « caractère secondaire ».
Deux visages humains partagent des yeux, un nez et une bouche sans être confondus. De même, la présence commune de PARIS et AIME ne suffit pas à confondre des signes dont la silhouette, l’organisation, la grammaire et le sens les individualisent immédiatement.
Analyser n’est pas substituer. Une comparaison qui ne conserve que ce qui rapproche ne constate pas la confusion : elle la construit.
Comment conclure à un risque de confusion après avoir retiré précisément toutes les composantes qui permettent au public de reconnaître et de distinguer les deux signes ?Vérifier les 7 opérations ADP
La lisibilité des mots permet-elle de neutraliser la forme, les couleurs et le destinataire qui empêchent précisément de confondre les deux signes ?Voir le verdict cumulatif PVA
Peut-on isoler T’AIME sans retirer le sujet JE, inverser la direction du message et transformer le signe lui-même ?Vérifier les 10 opérations OTCP
Elles ne sont ni des verdicts ni de simples questions rhétoriques. Chacune est accompagnée du texte applicable et d’un passage de la Cour de cassation qui fixe la méthode de contrôle. La réponse doit ensuite être recherchée dans les quatre marques et dans les phrases exactes des décisions.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Texte officiel sur Légifrance
« Dans le délai de deux mois suivant la publication de la demande d’enregistrement, une opposition peut être formée auprès du directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle à l’encontre d’une demande d’enregistrement en cas d’atteinte à l’un des droits antérieurs suivants ayant effet en France : 1° Une marque antérieure en application du 1° du I de l’article L. 711-3. »Texte officiel sur Légifrance
la conclusion restitue-t-elle la silhouette, la composition, la grammaire, les couleurs et le sens de chaque signe complet ?
La similitude visuelle, phonétique et conceptuelle doit être appréciée à partir de l’impression globale produite par chacun des signes. Le consommateur moyen perçoit normalement une marque comme un tout.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« L’appréciation globale du risque de confusion doit, en ce qui concerne la similitude visuelle, auditive ou conceptuelle des marques en conflit, être fondée sur l’impression d’ensemble produite par celles-ci. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
la ressemblance est-elle constatée entre les signes déposés ou seulement entre un résidu tel que « PARIS AIME » ?
La décomposition peut servir l’analyse, mais elle ne peut remplacer les marques par un troisième objet reconstruit. La comparaison doit revenir à chacune des marques considérée dans son ensemble.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« Il y a lieu, au contraire, d’opérer la comparaison en examinant les marques en cause considérées chacune dans son ensemble. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
la décision démontre-t-elle la négligeabilité de chaque élément écarté, au lieu de seulement le qualifier de secondaire ?
Une comparaison centrée sur le seul élément dominant n’est admissible que lorsque tous les autres composants de la marque sont réellement négligeables dans l’impression d’ensemble.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« Ce n’est que si tous les autres composants de la marque sont négligeables que l’appréciation de la similitude pourra se faire sur la seule base de l’élément dominant. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
PARISAEROPORT, OFFICE DE TOURISME, VOUS, JE ou les formes graphiques conservent-ils leur rôle dans le signe complet ?
Un composant descriptif, faiblement distinctif ou non dominant peut continuer à structurer la perception globale. Ces qualifications ne suffisent pas à le rendre invisible ou juridiquement négligeable.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« Les éléments descriptifs d’un signe complexe ne sont pas nécessairement négligeables au regard de l’impression d’ensemble que produit ce signe. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
leur retrait est-il justifié par une véritable négligeabilité, ou seulement par la lisibilité persistante des mots ?
La silhouette, l’emblème, la typographie, les couleurs, les proportions et la disposition doivent rester dans l’analyse lorsqu’ils contribuent à la perception du signe.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« En statuant ainsi, sans prendre en compte l’élément figuratif ni constater que cet élément pouvait être tenu pour négligeable, la cour d’appel a violé le texte précité. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
après l’analyse séparée, toutes les différences sont-elles réunies avant la conclusion sur le risque de confusion ?
Les différences ne doivent pas être isolées puis minorées une à une. L’appréciation globale impose de mesurer leur interaction et leur effet conjoint sur la physionomie, le rythme, la grammaire et le sens.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« L’existence d’un risque de confusion dans l’esprit du public doit être appréciée globalement en tenant compte de tous les facteurs pertinents du cas d’espèce. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
les éléments communs reçoivent-ils un poids supérieur aux différences figuratives, grammaticales, institutionnelles et conceptuelles ?
La présence commune de PARIS et d’une forme du verbe AIMER doit être pondérée selon leur caractère distinctif et replacée face aux composants non communs qui individualisent les signes.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« L’appréciation globale du risque de confusion doit, en ce qui concerne la similitude visuelle, auditive ou conceptuelle des marques en conflit, être fondée sur l’impression d’ensemble produite par celles-ci, en tenant compte en particulier de leurs éléments distinctifs et dominants. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
quel élément des signes complets ferait réellement attribuer PARIS T’AIME à ADP ou à l’Office de tourisme ?
Le risque de confusion suppose que le public puisse croire que les produits ou services proviennent de la même entreprise ou d’entreprises économiquement liées. La seule identité des services ou la présence de mots communs ne constitue pas cette démonstration.
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »Lire le texte officiel
« Constitue un risque de confusion, au sens de ces textes, le risque que le public puisse croire que les produits ou les services en cause proviennent de la même entreprise ou, le cas échéant, d’entreprises liées économiquement. »Lire l’arrêt officiel
La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.
Les différences ont-elles été analysées pour éclairer les signes complets, ou réduites jusqu’à laisser gouverner un résidu qui n’est la marque déposée d’aucune partie ?
Synthèse transversale · contrôle de légalité
Cette liste n’affirme pas que huit violations ont déjà été définitivement jugées. Elle identifie huit exigences dont l’application doit être vérifiée dans les trois décisions. Toutes convergent vers une même question : les signes déposés ont-ils été comparés, ou leurs résidus après réduction ?
La similitude visuelle, phonétique et conceptuelle doit être appréciée à partir de l’impression globale produite par chacun des signes. Le consommateur moyen perçoit normalement une marque comme un tout.
Application à contrôler Contrôle : la conclusion restitue-t-elle la silhouette, la composition, la grammaire, les couleurs et le sens de chaque signe complet ?
La décomposition peut servir l’analyse, mais elle ne peut remplacer les marques par un troisième objet reconstruit. La comparaison doit revenir à chacune des marques considérée dans son ensemble.
Application à contrôler Contrôle : la ressemblance est-elle constatée entre les signes déposés ou seulement entre un résidu tel que « PARIS AIME » ?
Une comparaison centrée sur le seul élément dominant n’est admissible que lorsque tous les autres composants de la marque sont réellement négligeables dans l’impression d’ensemble.
Application à contrôler Contrôle : la décision démontre-t-elle la négligeabilité de chaque élément écarté, au lieu de seulement le qualifier de secondaire ?
Un composant descriptif, faiblement distinctif ou non dominant peut continuer à structurer la perception globale. Ces qualifications ne suffisent pas à le rendre invisible ou juridiquement négligeable.
Application à contrôler Contrôle : PARISAEROPORT, OFFICE DE TOURISME, VOUS, JE ou les formes graphiques conservent-ils leur rôle dans le signe complet ?
La silhouette, l’emblème, la typographie, les couleurs, les proportions et la disposition doivent rester dans l’analyse lorsqu’ils contribuent à la perception du signe.
Application à contrôler Contrôle : leur retrait est-il justifié par une véritable négligeabilité, ou seulement par la lisibilité persistante des mots ?
Les différences ne doivent pas être isolées puis minorées une à une. L’appréciation globale impose de mesurer leur interaction et leur effet conjoint sur la physionomie, le rythme, la grammaire et le sens.
Application à contrôler Contrôle : après l’analyse séparée, toutes les différences sont-elles réunies avant la conclusion sur le risque de confusion ?
La présence commune de PARIS et d’une forme du verbe AIMER doit être pondérée selon leur caractère distinctif et replacée face aux composants non communs qui individualisent les signes.
Application à contrôler Contrôle : les éléments communs reçoivent-ils un poids supérieur aux différences figuratives, grammaticales, institutionnelles et conceptuelles ?
Le risque de confusion suppose que le public puisse croire que les produits ou services proviennent de la même entreprise ou d’entreprises économiquement liées. La seule identité des services ou la présence de mots communs ne constitue pas cette démonstration.
Application à contrôler Contrôle : quel élément des signes complets ferait réellement attribuer PARIS T’AIME à ADP ou à l’Office de tourisme ?
Conclusion méthodologique Ces huit exigences ne décrivent pas huit critiques isolées. Elles révèlent une même difficulté : lorsque les différences sont successivement neutralisées et que les signes complets ne sont pas restaurés, la ressemblance n’est plus seulement constatée — elle risque d’être construite.
Le risque de confusion a-t-il été démontré entre les marques déposées, ou seulement entre les résidus fabriqués par leur réduction ?
Périmètre de protection · allégorie visuelle et fondements juridiques
Une marque composée de mots usuels est protégée comme le signe déterminé qui a été enregistré, dans son ensemble et pour les produits ou services désignés. Les mots usuels, descriptifs ou géographiques qui la composent ne deviennent pas, pris isolément, la propriété abstraite de son titulaire.
Le droit protège chaque marque telle qu’elle a été déposée : ses mots, ses pronoms, ses emblèmes, ses couleurs, sa composition et les relations entre tous ses éléments.
PARIS et AIME doivent pouvoir entrer dans des constructions nouvelles, distinctes et non confondables. Protéger une marque ne signifie pas privatiser toute une famille de mots ou de phrases.
Fondements applicables
L’enregistrement confère un droit de propriété sur cette marque, pour les produits ou services désignés. Le droit porte donc sur le signe enregistré ; il ne crée pas, par lui-même, une propriété générale sur chacun de ses mots pris séparément.
CPI, art. L. 713-1Le Code écarte en principe les marques exclusivement descriptives ou devenues usuelles. L’usage peut conférer un caractère distinctif au signe ; il ne transforme pas automatiquement chaque terme usuel en propriété privative autonome.
CPI, art. L. 711-2, 3°, 4° et dernier alinéaLe titulaire ne peut interdire l’usage loyal de signes ou d’indications dépourvus de caractère distinctif ou se rapportant notamment à une caractéristique ou à une provenance géographique. La protection de la marque n’abolit donc pas la disponibilité légitime de ces indications.
CPI, art. L. 713-6, I, 2°La présence de mots communs ne suffit pas. Pour un signe identique ou similaire utilisé pour des produits ou services identiques ou similaires, il faut encore établir, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association.
CPI, art. L. 713-2, 2°Une marque renommée bénéficie d’une protection élargie contre certains usages tirant indûment profit de son caractère distinctif ou de sa renommée, ou leur portant préjudice. Cette protection demeure attachée à la marque renommée, et non à un monopole abstrait sur chaque mot qui la compose.
CPI, art. L. 713-3La Cour de justice rattache l’exclusion des signes descriptifs à un intérêt général : empêcher que des indications utiles pour décrire des produits ou services soient réservées à une seule entreprise du seul fait de leur enregistrement.
CJCE, 23 oct. 2003, C-191/01 P, DOUBLEMINT, pt 31La jurisprudence interdit de faire disparaître la physionomie globale d’une marque complexe derrière quelques éléments verbaux sélectionnés.
La Cour casse une décision qui s’était bornée aux seuls éléments verbaux d’une marque semi-figurative sans examiner l’impression d’ensemble du signe.
Cass. com., n° 11-14.941L’analyse ne peut être menée sur la seule base d’un élément dominant que lorsque tous les autres composants de la marque sont négligeables.
Cass. com., n° 16-10.240Même descriptif, un composant peut contribuer à l’impression d’ensemble du signe complexe et doit être conservé dans l’appréciation globale.
Cass. com., n° 15-11.359La Cour exige sa prise en compte tant qu’il n’a pas été constaté que cet élément pouvait réellement être tenu pour négligeable.
Cass. com., n° 22-19.238Principe de frontière L’investissement peut fortifier l’arbre protégé. La notoriété peut élargir l’ombre de sa protection. Ni l’un ni l’autre ne permettent de clôturer toute la forêt des mots communs.
La frontière juste est celle-ci : protéger chaque arbre tel qu’il a été planté, sans interdire aux autres créateurs de faire naître, hors de l’enclos, de nouvelles expressions avec les mots de la langue commune — sous réserve d’un usage loyal, distinct et non confondable.
La comparaison est relationnelle ; l’identité du signe contesté ne l’est pas. Cette grille distingue la pondération admissible d’une reconstruction variable de « PARIS T’AIME ».
Signe verbal · Paris sujet · T’ destinataire singulier · adresse directe et familière.
Une même marque peut recevoir plusieurs comparaisons. Elle ne peut recevoir plusieurs identités.
Analyser permet de séparer. Juger oblige à restaurer. Les règles sont désormais posées ; la suite vérifie les décisions à partir de leurs passages exacts, sans recommencer la démonstration générale.
Passage aux preuves
À partir d’ici, la page ne répète plus les principes. Elle distingue trois niveaux : le passage exact de la décision, l’analyse de Paris T’aime et sa traduction visuelle.
Acte I · État original
La forme, les couleurs, la typographie, la hiérarchie, la grammaire, le destinataire et l’identité institutionnelle participent ensemble à la perception.
État original unique. Une analyse peut isoler des éléments, mais l’appréciation globale doit revenir au signe complet.
Preuve 01 · Les 7 passages numérotés de la décision ADP
La planche visuelle repère sept passages décisifs par les numéros 01 à 07. Les paragraphes généraux de méthode restent visibles dans l’extrait de la décision, mais ne reçoivent pas de numéro. Chaque passage marqué est ensuite dévoilé par son apparence, son opération analytique et son effet cumulé.
Aucune phrase ne supprime seule les différences. Mais, phrase après phrase, leur poids diminue jusqu’à ce que le résidu commun paraisse représenter les signes eux-mêmes.


Une silhouette figurative compacte, colorée et hiérarchisée se trouve face à une ligne verbale courte et horizontale.
Elles restent visibles parce qu’elles fixent la méthode, la perception du consommateur, la décomposition des signes et la conclusion intermédiaire. Elles ne reçoivent pas de numéro artificiel, car la planche réserve 01 à 07 aux opérations décisives.
La société opposante soutient que les signes en cause sont similaires.
Fonction dans le raisonnementCette phrase expose la position de l’opposante. Elle ne constitue pas encore l’appréciation de l’Institut.
L’appréciation globale doit, en ce qui concerne la similitude visuelle, auditive ou conceptuelle des marques en cause, être fondée sur l’impression d’ensemble produite par les marques, en tenant compte notamment de leurs éléments distinctifs et dominants.
Fonction dans le raisonnementCette règle devient le critère de contrôle des opérations suivantes : les éléments peuvent être analysés, mais la conclusion doit revenir aux signes complets.
Il convient également de tenir compte du fait que le consommateur moyen des produits ou services en cause n’a que rarement la possibilité de procéder à une comparaison directe des différentes marques, mais doit se fier à l’image imparfaite qu’il a gardée en mémoire.
Fonction dans le raisonnementCette prémisse maintient en principe dans la comparaison la silhouette, les couleurs, la hiérarchie et la forme globale mémorisée.
Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de cinq éléments verbaux, d’un élément figuratif et d’une présentation particulière.
Fonction dans le raisonnementLe regard passe des ensembles à un inventaire. Cette décomposition est une étape d’analyse ; les composants doivent ensuite être replacés dans leurs signes pour l’appréciation d’ensemble.
Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME.
Fonction dans le raisonnementCette formulation place au centre la structure « PARIS … AIME ». La suite permet de vérifier si cette structure analytique reste un outil de lecture ou devient un objet de substitution.
Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique.
Fonction dans le raisonnementCette conclusion intermédiaire précède matériellement les passages 03 à 07. Les différences sont donc examinées après que les ressemblances ont déjà été qualifiées de grandes.
Les numéros 01 à 07 sont les seules opérations. À l’intérieur de chacune, une lecture détaillée non numérotée explique les différentes propositions sans créer de phase, de passage ou d’opération supplémentaire.
La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit : La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit :
Cette marque a été enregistrée en couleurs.
Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure.
Toutefois, la présence des termes PARIS AÉROPORT au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard des produits et services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation.
En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel, venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous dont le nom géographique PARIS.
Toutefois cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion, dès lors que conceptuellement, les deux signes partagent une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour. De plus dans les deux signes en présence, la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour, qu’il s’agisse d’aimer une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME).
Enfin, à la supposer perçue, cette modification de l’adresse du signe ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes des deux signes pris dans leur ensemble.
Formulaire de comparaison · sept étapes réelles
Chaque ligne conserve le passage numéroté de la décision, distingue l’effet critique attribué par Paris T’aime et propose une lecture loyale qui maintient les deux signes complets.
La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit : La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit :
Les signes entrent correctement dans la comparaison, mais cette intégrité risque ensuite d’être remplacée par un résidu verbal.
Conserver jusqu’à la conclusion la marque figurative complète PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME face au signe verbal complet PARIS T’AIME.
Cette marque a été enregistrée en couleurs.
La couleur est reconnue formellement, puis peut être privée d’effet dans la suite du raisonnement.
Maintenir les couleurs et les contrastes comme données actives de la représentation enregistrée.
Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure.
T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation sont séparés les uns des autres avant leur minoration successive.
Apprécier ces différences dans leur interaction au sein des deux impressions d’ensemble.
Toutefois, la présence des termes PARIS AÉROPORT au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard des produits et services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation.
La faiblesse distinctive de la dénomination devient un outil pour réduire son identité institutionnelle et aéroportuaire.
Distinguer le degré de distinctivité de sa présence réelle, de sa taille et de sa fonction dans la marque complète.
En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel, venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous dont le nom géographique PARIS.
L’emblème, la silhouette, les couleurs et la hiérarchie sont ramenés à une simple présentation des mots.
Maintenir la physionomie figurative dans l’impression d’ensemble, sauf démonstration qu’elle serait réellement négligeable.
Toutefois cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion, dès lors que conceptuellement, les deux signes partagent une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour. De plus dans les deux signes en présence, la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour, qu’il s’agisse d’aimer une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME).
T’ et VOUS sont absorbés dans l’idée abstraite de Paris et de l’amour ; le destinataire précis disparaît du centre.
Conserver la différence entre l’adresse singulière, le vouvoiement et l’identité aéroportuaire du signe antérieur.
Enfin, à la supposer perçue, cette modification de l’adresse du signe ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes des deux signes pris dans leur ensemble.
La différence est admise comme perceptible, mais elle ne produit plus d’effet face à des ressemblances déjà déclarées prépondérantes.
Revenir aux signes complets et apprécier globalement si le public peut réellement leur attribuer une même origine.
SCÈNE 01 / 07
Les deux signes sont présentés dans leur état déposé
La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit : La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit :
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucune trace affaiblie : tous les éléments pèsent encore pleinement.
Résultat de la scèneLe signe complet constitue l’état de référence et le point de retour obligatoire.
« La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit. »
Effet précisLe signe contesté est identifié comme un signe verbal complet.
« La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit. »
Effet précisLa marque antérieure est identifiée comme un signe figuratif complet, avec sa représentation propre.
La décision présente les deux signes qui doivent être comparés.
Aucune neutralisation n’est encore produite. Le signe verbal et la marque figurative apparaissent avec leurs formes, leurs mots et leur organisation propres.
Extrait de la décision ADP présentant PARIS T’AIME et PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME dans leur état reproduit. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
Aucune trace affaiblie : tous les éléments pèsent encore pleinement.
SCÈNE 02 / 07
La couleur est expressément reconnue
Cette marque a été enregistrée en couleurs.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucune dévitalisation : les couleurs sont reconnues et restent pleinement actives.
Résultat de la scèneLa reconnaissance formelle de la couleur précède toute minoration ultérieure.
La décision constate une caractéristique de la représentation enregistrée.
Les couleurs sont reconnues comme une donnée du signe. Il faut ensuite vérifier si elles conservent un poids réel dans l’impression visuelle globale.
Extrait de la décision ADP indiquant que la marque antérieure a été enregistrée en couleurs. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
Aucune dévitalisation : les couleurs sont reconnues et restent pleinement actives.
SCÈNE 03 / 07
Les différences sont identifiées puis séparées de l’ensemble
Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLes différences sont identifiées comme présentes ; elles ne sont pas encore affaiblies.
Résultat de la scèneCette scène fixe la preuve que la décision voit les différences avant de réduire leur portée.
« la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS »
Effet précisLa différence d’adresse est identifiée comme une substitution entre deux pronoms.
« la présence de l’expression PARIS AÉROPORT »
Effet précisLa dénomination institutionnelle et aéroportuaire est isolée comme une différence autonome.
« une présentation particulière au sein de la marque antérieure »
Effet précisLa physionomie figurative est regroupée sous une qualification générale, avant sa pondération.
La décision semble rétablir l’équilibre en recensant précisément les différences.
T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière sont isolés comme des différences distinctes, qui seront ensuite pondérées une par une.
Extrait de la décision ADP numéroté 03, recensant T’, VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière comme différences. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
Les différences sont identifiées comme présentes ; elles ne sont pas encore affaiblies.
SCÈNE 04 / 07
PARIS AÉROPORT perd sa capacité de différencier
Toutefois, la présence des termes PARIS AÉROPORT au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard des produits et services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLa dénomination PARIS AÉROPORT demeure lisible, mais son poids différenciant devient faible.
Résultat de la scèneCette opération concerne uniquement la dénomination PARIS AÉROPORT. L’emblème, les couleurs et la silhouette ne sont traités qu’à l’opération suivante.
« la présence des termes PARIS AÉROPORT […] n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances »
Effet précisLa différence est examinée à partir d’une forte ressemblance déjà posée comme référence.
« ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif »
Effet précisLa capacité propre de PARIS AÉROPORT à différencier la marque est fortement diminuée.
« ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation »
Effet précisLa dénomination est rattachée à l’origine ou au lieu de prestation plutôt qu’à l’identité d’ensemble du signe.
La décision apprécie le caractère distinctif d’une dénomination liée au secteur aéroportuaire.
La seule dénomination « PARIS AÉROPORT » reste écrite, mais son poids différenciant est fortement réduit. L’emblème, les couleurs et la silhouette ne sont pas neutralisés par cette phrase.
Extrait de la décision ADP numéroté 04, relatif à la présence des termes PARIS AÉROPORT. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
La dénomination PARIS AÉROPORT demeure lisible, mais son poids différenciant devient faible.
SCÈNE 05 / 07
La physionomie figurative devient une simple présentation
En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel, venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous dont le nom géographique PARIS.
Déclenchement visuel
Trace maintenueL’emblème et la composition restent perceptibles, mais leur force visuelle est dévitalisée.
Résultat de la scèneLa marque figurative commence à être lue comme un support secondaire de ses mots.
« la différence tenant aux éléments figuratifs […] ne saurait écarter toute similarité »
Effet précisLa différence figurative est immédiatement mesurée par son incapacité à exclure la similarité.
« elle consiste simplement en une présentation particulière »
Effet précisLa forme globale est réduite à une modalité de présentation.
« un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel »
Effet précisL’emblème est décrit par son évocation possible plutôt que par son rôle dans la silhouette propre du signe.
« venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous »
Effet précisLa fonction de la forme est ramenée à la mise en valeur des mots ; la lecture verbale devient prioritaire.
La décision examine l’emblème et la présentation particulière.
Le mot « simplement » réduit l’emblème, les couleurs, les proportions, la structure verticale et la silhouette à un support des éléments verbaux.
Extrait de la décision ADP numéroté 05, relatif aux éléments figuratifs et à la présentation particulière. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
L’emblème et la composition restent perceptibles, mais leur force visuelle est dévitalisée.
SCÈNE 06 / 07
La différence relationnelle est absorbée dans une idée générale
Toutefois cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion, dès lors que conceptuellement, les deux signes partagent une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour. De plus dans les deux signes en présence, la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour, qu’il s’agisse d’aimer une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME).
Déclenchement visuel
Trace maintenueVOUS demeure lisible, mais son rôle de destinataire et son poids différenciant sont affaiblis.
Résultat de la scènePremière étape : VOUS est grisé. T’ reste encore visible avant l’opération finale.
« cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion »
Effet précisLa différence conceptuelle invoquée est d’abord déclarée insuffisante pour exclure le risque.
« une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour »
Effet précisLes deux relations déterminées sont élargies vers un concept commun plus abstrait.
« la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour »
Effet précisLe rôle commun de Paris comme sujet est privilégié sur la différence du destinataire.
« une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME) »
Effet précisT’ et VOUS sont ramenés à une variation entre particulier et groupe, tandis que leur registre relationnel perd du poids.
La décision recherche une évocation conceptuelle commune aux deux signes.
Le vouvoiement, le tutoiement, le destinataire précis et le registre relationnel sont généralisés en une idée plus large : Paris personnifié et l’amour.
Extrait de la décision ADP numéroté 06, ramenant les deux signes à une évocation commune de Paris et de l’amour. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
VOUS demeure lisible, mais son rôle de destinataire et son poids différenciant sont affaiblis.
SCÈNE 07 / 07
La différence peut être perçue, mais elle ne produit plus d’effet
Enfin, à la supposer perçue, cette modification de l’adresse du signe ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes des deux signes pris dans leur ensemble.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAprès VOUS, T’ demeure lisible, mais perd à son tour sa force relationnelle et différenciante.
Résultat de la scèneDeuxième étape : T’ est grisé. Le résidu reconstruit PARIS AIME apparaît dans le tableau final.
« à la supposer perçue »
Effet précisLa perception de la différence d’adresse est admise de manière conditionnelle.
« cette modification de l’adresse du signe »
Effet précisLe changement de destinataire est qualifié comme une modification de l’adresse.
« ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes »
Effet précisLa différence est neutralisée par la prépondérance déjà attribuée aux ressemblances.
« des deux signes pris dans leur ensemble »
Effet précisLa formule de l’ensemble revient dans la conclusion ; la radiographie permet de vérifier quels éléments conservent encore un poids effectif à ce stade.
La décision admet que la modification de l’adresse peut être perçue.
La différence demeure dans le texte, mais elle est privée de sa capacité à modifier la conclusion puisque les ressemblances ont déjà été qualifiées de prépondérantes.
Extrait de la décision ADP numéroté 07, relatif à la modification de l’adresse du signe. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.
Après VOUS, T’ demeure lisible, mais perd à son tour sa force relationnelle et différenciante.
Effet cumulé révélé
Cette formule est un résidu analytique reconstruit : elle ne correspond à aucun des signes déposés.


La partie supérieure reprend les exemples EUIPN diffusés par l’INPI. Ils montrent que la présence d’un élément commun faible ou non distinctif ne donne pas automatiquement la réponse : l’incidence des autres éléments sur l’impression d’ensemble demeure décisive.
Le cadre rouge transpose cette méthode aux trois oppositions contre PARIS T’AIME et maintient volontairement un point d’interrogation jusqu’à l’examen complet des éléments non coïncidents.
Distinction de source : cette application encadrée en rouge est une construction pédagogique de Paris T’AIME ; elle ne fait pas partie du document officiel.
La forte ressemblance est-elle constatée entre les signes complets, ou entre le résidu obtenu après réduction du poids des éléments qui produisent précisément leurs différences ?
Cette planche est masquée par défaut afin de conserver le rythme du dossier. Elle devient une réponse visuelle synthétique après la lecture des opérations détaillées.
La planche oppose quatre états qui ne sont pas juridiquement interchangeables : le signe déposé, son état amputé, le résidu analytique « Paris aime » et PARIS T’AIME.
Agrandir en plein formatQuestion adressée au dossier : le risque de confusion est-il constaté entre les signes complets, ou seulement entre les états obtenus après déplacement et soustraction de leurs différences ?
Preuves 02–03 · Deux séquences parallèles
Après le dossier ADP, déjà dévoilé intégralement dans la preuve 01, les deux autres décisions suivent leur numérotation exacte : huit opérations pour VOUS / T’ et dix pour OTCP. Les citations, l’analyse de Paris T’aime et la traduction visuelle restent toujours distinguées.
Une opération isolée peut sembler limitée. Leur enchaînement révèle une trajectoire commune : les signes complets entrent dans le cadre, sont décomposés, recentrés, puis leurs différences demeurent écrites tout en perdant progressivement leur capacité à infléchir la conclusion.
Les objets déposés sont présentés dans leur état original.
Les ensembles sont décomposés en mots, formes, couleurs et composants.
L’attention se déplace vers les éléments communs.
La forte proximité est installée comme cadre de lecture.
Chaque différence est détachée de son interaction avec l’ensemble.
Les éléments demeurent écrits mais cessent progressivement de peser.
Le texte avance phrase par phrase. L’image révèle une mécanique : cadrer, décomposer, déplacer le centre, annoncer la ressemblance, isoler les différences, puis neutraliser leur effet.
Une phrase peut être factuellement exacte et pourtant ne rien démontrer sur le poids réel de l’élément. Le contrôle doit suivre toute la chaîne : constat, critère, fonction, conséquence, preuve, caractère négligeable, puis restauration dans l’impression d’ensemble. Chaque interprétation est désormais accompagnée de son niveau de preuve : source officielle du titulaire, appui officiel partiel ou analyse propre de Paris T’aime.
Séparer le texte réellement affirmé de la conséquence que la décision lui fait ensuite produire.
Taille, position, distinctivité, caractère descriptif, fonction grammaticale, rôle figuratif ou origine institutionnelle ne sont pas des critères interchangeables.
Mesurer sa fonction visuelle, grammaticale, phonétique, conceptuelle, relationnelle et institutionnelle avant de réduire son poids.
Identifier le passage parfois silencieux entre « faible », « secondaire » ou « descriptif » et « sans effet dans la comparaison ».
Une qualification apparente ne suffit pas : il faut expliquer pourquoi le public négligerait réellement l’élément dans sa perception globale.
Non dominant, faiblement distinctif ou descriptif ne signifie pas automatiquement invisible, décoratif ou effaçable.
Après l’analyse séparée, toutes les fonctions et toutes les différences doivent retrouver leur interaction dans les signes tels que déposés.
La décision doit démontrer chacune de ces transitions. À défaut, une pondération autorisée devient une minoration sans preuve, puis une transformation de l’objet réellement comparé.
Aucune note publique de conception identifiée n’explique officiellement la fonction graphique de JE. La fonction de sujet et l’inversion du sens résultent ici de la grammaire française et de la lecture du signe déposé.
Le document explique officiellement le logo Paris Aéroport et le sens relationnel de la signature PARIS VOUS AIME : déclaration au monde, attention, ambition, exigence et énergie tournées vers les voyageurs. Il ne décrit pas la construction graphique exacte de la marque autonome n° 017987801 en trois lignes.
Le communiqué qualifie Paris Aéroport de marque voyageurs et PARIS VOUS AIME de déclaration et d’engagement adressés à tous les voyageurs.
Les documents d’ADP présentent Paris Aéroport comme la marque voyageurs et comme le nom central de la nouvelle identité, non comme une simple indication matérielle du lieu de prestation.
Le document explique officiellement le logo Paris Aéroport et le sens relationnel de la signature PARIS VOUS AIME : déclaration au monde, attention, ambition, exigence et énergie tournées vers les voyageurs. Il ne décrit pas la construction graphique exacte de la marque autonome n° 017987801 en trois lignes.
Le Vision Book attribue à l’emblème plusieurs fonctions symboliques et concurrentielles : tour Eiffel, pistes, lignes aériennes, élégance parisienne et rayonnement international.
Le rapport documente le déploiement public de la marque et l’adoption de ses couleurs sur les supports numériques et physiques.
Le rapport officiel atteste le déploiement de la marque et son rôle institutionnel public. En revanche, aucune note publique de conception trouvée n’explique précisément la fonction graphique des mots OFFICE DE TOURISME : cette partie demeure une analyse fonctionnelle de Paris T’aime.
Le document explique officiellement le logo Paris Aéroport et le sens relationnel de la signature PARIS VOUS AIME : déclaration au monde, attention, ambition, exigence et énergie tournées vers les voyageurs. Il ne décrit pas la construction graphique exacte de la marque autonome n° 017987801 en trois lignes.
L’EUIPO classe notamment comme figuratives les marques utilisant une police non standard, des couleurs ou plusieurs lignes. La représentation déposée, avec tous ses éléments et couleurs, définit l’objet de l’enregistrement. Cette source n’interprète pas artistiquement le logo PARIS VOUS AIME.
Le Vision Book est cité seulement pour le sens relationnel de PARIS VOUS AIME. L’analyse de la composition exacte en trois lignes provient de l’observation de la marque figurative n° 017987801. Elle n’est pas attribuée au titulaire comme une intention de conception documentée.
Le document explique officiellement le logo Paris Aéroport et le sens relationnel de la signature PARIS VOUS AIME : déclaration au monde, attention, ambition, exigence et énergie tournées vers les voyageurs. Il ne décrit pas la construction graphique exacte de la marque autonome n° 017987801 en trois lignes.
Le communiqué qualifie Paris Aéroport de marque voyageurs et PARIS VOUS AIME de déclaration et d’engagement adressés à tous les voyageurs.
ADP définit officiellement le sens relationnel de PARIS VOUS AIME comme une déclaration et un engagement envers les voyageurs. Cette source ne décrit pas le graphisme autonome n° 017987801. La différence entre VOUS et T’ est une analyse grammaticale fondée sur les signes déposés.
Le document explique officiellement le logo Paris Aéroport et le sens relationnel de la signature PARIS VOUS AIME : déclaration au monde, attention, ambition, exigence et énergie tournées vers les voyageurs. Il ne décrit pas la construction graphique exacte de la marque autonome n° 017987801 en trois lignes.
L’EUIPO classe notamment comme figuratives les marques utilisant une police non standard, des couleurs ou plusieurs lignes. La représentation déposée, avec tous ses éléments et couleurs, définit l’objet de l’enregistrement. Cette source n’interprète pas artistiquement le logo PARIS VOUS AIME.
Le document rattache officiellement le vert aux fontaines Wallace, le gris au zinc des toits parisiens et mentionne la tour Eiffel stylisée comme marqueur de la destination.
Le rapport documente le déploiement public de la marque et l’adoption de ses couleurs sur les supports numériques et physiques.
Le Vision Book documente le logo Paris Aéroport, non le dessin exact de la marque autonome PARIS VOUS AIME n° 017987801. Pour cette dernière, la disposition sur trois lignes, les couleurs et la typographie sont des constatations tirées de la représentation déposée. Les documents OTCP documentent seulement les codes qu’ils énoncent expressément.
Faits parfois exacts + fonctions amputées + conséquences non démontrées + différences fragmentées = représentation globalement déformée
Ces deux extraits ne sont plus enfermés dans un onglet masqué : ils sont affichés directement avant l’analyse. La première planche contient 01–02 ; la seconde contient 03–08.
Aucun pourcentage n’est nécessaire ici. L’opposition visuelle porte d’abord sur l’architecture même des signes : masse verticale figurative contre ligne horizontale verbale, couleurs contre noir, trois étages contre un seul bloc.
Passage 04 · point commun retenu « Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME, relié par un pronom personnel (T’ / VOUS). »
Passage 05 · conclusion « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Question immédiate Comment une construction verbale commune peut-elle, à elle seule, conférer de grandes ressemblances au plan visuel entre trois blocs colorés et stylisés empilés et une seule ligne noire, sobre et horizontale ?
VOUS et T’ ne sont pas de simples remplissages placés entre deux mots communs. Ils complètent le verbe AIME et indiquent précisément qui est aimé. Les retirer change la structure de chaque phrase.
VOUS détermine le destinataire.
Une structure devenue indéterminée, déposée par personne.
T’ détermine le destinataire.
Le basculement La comparaison ne découvre pas une même phrase complète. Elle retire à chacune le terme qui détermine à qui Paris s’adresse, puis compare le résidu verbal ainsi obtenu.
Sous nos yeux, les marques ne construisent ni la même forme, ni la même phrase, ni la même adresse. Pour les rapprocher, il faut d’abord les décomposer.
Formulaire de comparaison · huit étapes réelles
Chaque ligne conserve la phrase de la décision, montre l’effet attribué à la lecture troquée et replace en regard la lecture loyale des deux signes complets.
« La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »
Le signe est correctement présenté au départ, mais son intégrité risque ensuite de cesser de gouverner la comparaison.
Conserver PARIS T’AIME comme signe verbal complet, avec T’, son ordre, son rythme et son destinataire singulier.
« La marque antérieure porte sur le signe figuratif “PARIS VOUS AIME” ci-dessous reproduit : »
La marque figurative est montrée intacte, puis sa composition peut être ramenée à ses seuls éléments verbaux.
Conserver ensemble le bloc vertical, les trois lignes, VOUS, la typographie et les couleurs de PARIS VOUS AIME.
« Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de trois éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
Le comptage « trois éléments contre trois » rapproche des quantités, mais masque l’opposition entre trois blocs colorés empilés et une seule ligne noire sobre.
Utiliser l’inventaire sans lui permettre de remplacer les architectures, les couleurs, les rythmes et les phrases complètes.
« Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME, relié par un pronom personnel (T’ / VOUS). »
Le centre se déplace vers PARIS et AIME ; pour obtenir cette matrice, T’ et VOUS sont abstraits alors qu’ils déterminent chacun le destinataire de la phrase.
Constater les mots communs tout en maintenant VOUS et T’ dans leurs fonctions grammaticales et dans les deux formes complètes.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
La construction verbale commune est étendue au plan visuel malgré l’opposition immédiate entre trois blocs colorés stylisés et une ligne noire sobre.
Expliquer concrètement comment les mots communs l’emporteraient visuellement sur la composition, la couleur, la typographie, la silhouette et le rythme spatial.
« Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence d’une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
T’ / VOUS et la présentation figurative arrivent après coup, comme des différences isolées à tester séparément.
Réintégrer immédiatement les pronoms, le destinataire et la forme dans l’impression d’ensemble des deux signes.
« Toutefois, la seule différence entre ces deux signes tenant à la substitution au sein du signe contesté du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ne saurait écarter leur perception globale très proche, dès lors qu’elle ne s’opère respectivement qu’entre les pronoms personnels de la deuxième personne du singulier et du pluriel en milieu de signe, les signes en présence restant dominés par les mêmes sonorités d’attaque et finale. »
Les pronoms sont ramenés à une variation singulier / pluriel ; deux phrases déterminées deviennent alors le résidu indéterminé PARIS AIME.
Reconnaître que T’ et VOUS complètent le verbe, identifient qui est aimé et produisent des adresses relationnelles différentes.
« En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec une police d’écriture stylisée bleu blanc rouge, ce qui revêt un caractère secondaire en l’espèce, les éléments verbaux restant immédiatement lisibles. »
Trois lignes empilées, les doubles tracés bleu et orange, la silhouette carrée et le rythme graphique sont réduits à une présentation secondaire.
Maintenir cette architecture figurative face au signe verbal noir, sobre, horizontal et monoligne, puis revenir aux deux phrases complètes.
Pour le consommateur moyen pertinent, normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, lorsqu’il comprend les expressions françaises en présence, les différences ne sont ni marginales ni dispersées : elles convergent dans la nature, la forme, la couleur, le rythme et la relation exprimée par les deux signes.
Marque figurative de l’Union européenne n° 017987801 : sa représentation graphique déterminée appartient à l’objet enregistré.
Signe verbal PARIS T’AIME : aucune couleur, typographie ou disposition figurative particulière n’est revendiquée par le dépôt verbal.
Effet sur l’impression d’ensemble : La comparaison ne peut pas remplacer la marque figurative par une transcription verbale neutre.
Bloc vertical compact en trois niveaux — PARIS / VOUS / AIME — produisant une masse presque carrée.
Ligne verbale courte, sobre et horizontale, lue d’un seul mouvement.
Effet sur l’impression d’ensemble : Les deux signes produisent immédiatement des physionomies et des parcours visuels opposés.
Typographie géométrique stylisée et couleurs intégrées aux lettres et à l’équilibre du bloc.
Signe verbal sans couleur, dessin de lettres ni organisation graphique déterminés par l’enregistrement.
Effet sur l’impression d’ensemble : La lisibilité des mots ne rend pas secondaire la forme dans laquelle la marque figurative a été déposée.
VOUS occupe la ligne centrale : adresse collective, plurielle ou de politesse, associée à une promesse institutionnelle faite aux voyageurs.
T’ construit une adresse singulière, directe et familière.
Effet sur l’impression d’ensemble : Le changement de pronom modifie simultanément le destinataire, le registre, la sonorité, le rythme et la forme du signe.
Les seuls éléments communs, PARIS et AIME, sont une référence géographique et un verbe usuel. Leur présence doit être constatée, mais elle ne peut absorber la combinaison des différences figuratives, grammaticales et relationnelles.
Les ressemblances ne peuvent pas être cumulées tandis que VOUS, T’, la silhouette, la typographie et les couleurs seraient divisés puis déclarés insuffisants un par un. Leur effet cumulé doit être restauré dans les deux impressions d’ensemble.
Conclusion en l’espèceAppréciées cumulativement dans les signes tels qu’ils ont été déposés, ces différences produisent, auprès du public pertinent comprenant les expressions françaises en présence, des impressions d’ensemble distinctes et ne permettent pas de caractériser, en l’espèce, un risque de confusion malgré la présence commune de PARIS et AIME.
Le document explique officiellement le logo Paris Aéroport et le sens relationnel de la signature PARIS VOUS AIME : déclaration au monde, attention, ambition, exigence et énergie tournées vers les voyageurs. Il ne décrit pas la construction graphique exacte de la marque autonome n° 017987801 en trois lignes.
L’EUIPO classe notamment comme figuratives les marques utilisant une police non standard, des couleurs ou plusieurs lignes. La représentation déposée, avec tous ses éléments et couleurs, définit l’objet de l’enregistrement. Cette source n’interprète pas artistiquement le logo PARIS VOUS AIME.
Le Vision Book est cité pour la fonction relationnelle officielle de PARIS VOUS AIME. La forme exacte en trois lignes, la place centrale de VOUS, la typographie et les couleurs sont décrites comme des constatations objectives de la représentation déposée.
La comparaison visuelle commence par les physionomies déposées : silhouette, couleurs, écritures, hiérarchie et dénomination complète. La grammaire vient dans un second temps, sans remplacer ce premier constat.
PARIS · JE T’AIME
PARIS T’AIME
Retirer JE ne révèle pas simplement une séquence commune : l’opération change celui qui parle, celui qui reçoit la déclaration et la direction entière de la relation.
Comment conclure à de grandes ressemblances au plan visuel sans confronter d’abord le cercle, les couleurs, les deux écritures, la mention OFFICE DE TOURISME et les dénominations complètes — puis sans mesurer que le retrait de JE transforme la structure linguistique elle-même ?
La première planche contient les opérations 01–03 ; la seconde contient les opérations 04–10. Elles sont affichées ensemble avant le dévoilement phrase par phrase.
Formulaire de comparaison · dix étapes réelles
Chaque ligne conserve la phrase exacte de la décision, distingue l’effet critique attribué par Paris T’aime et propose en regard une lecture loyale qui maintient les signes complets. Les illustrations sont laissées en placeholder pour être remplacées opération par opération.
« La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »
Le signe est correctement présenté au départ, mais cette intégrité devra rester active jusqu’à la conclusion.
Conserver PARIS T’AIME comme signe verbal complet, avec T’, son ordre, son rythme et sa relation propre.
« La marque antérieure porte sur le signe figuratif “PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME” ci-dessous reproduit : »
La marque figurative est correctement montrée, mais sa forme complète risque ensuite d’être ramenée à ses seuls mots.
Conserver ensemble le cercle vert, les couleurs, JE, T’AIME, OFFICE DE TOURISME et leur hiérarchie.
« Cette marque a été enregistrée en couleurs. »
La couleur est reconnue formellement, puis peut être traitée comme un simple support sans poids réel.
Maintenir le vert, les contrastes et la masse circulaire dans l’impression visuelle d’ensemble.
« Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de sept éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
Le signe devient un inventaire de mots et de présentation ; l’ensemble commence à reculer derrière ses pièces.
L’inventaire éclaire le signe, mais reste subordonné aux deux signes complets et à leurs relations internes.
« Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal T’AIME, cette séquence étant constitutive du signe contesté. »
Le centre se déplace vers PARIS et T’AIME, tandis que JE, OFFICE DE TOURISME et la forme deviennent périphériques.
Observer PARIS et T’AIME comme éléments communs sans leur permettre de remplacer la marque figurative complète.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
La ressemblance est qualifiée de grande avant la pondération complète des différences.
Ne qualifier la proximité qu’après confrontation simultanée des ressemblances et de toutes les différences pertinentes.
« Ils diffèrent par la présence du pronom personnel JE et l’expression OFFICE DE TOURISME ainsi que par une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
JE, OFFICE DE TOURISME et la présentation arrivent après coup, comme éléments supplémentaires à tester séparément.
Réintégrer immédiatement ces différences dans la forme, la grammaire, le sens et la physionomie du signe entier.
« Toutefois, la présence des termes OFFICE DE TOURISME au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes, apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard de certains des services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine. »
La faiblesse distinctive de la mention devient un outil pour réduire son effet visuel et institutionnel.
Distinguer son degré de distinctivité de sa présence réelle dans la base, la hiérarchie et l’identité du logo.
« Par ailleurs, au sein de la marque antérieure le pronom personnel JE ne fait qu’introduire la séquence T’AIME qui la suit. »
Un fait exact est traité comme s’il prouvait que JE est secondaire : la décision n’examine ni la raison de sa position, ni sa fonction, ni son effet, avant d’isoler T’AIME.
Admettre le constat, puis contrôler sa conséquence : JE est le sujet grammatical, graphiquement accentué, qui identifie celui qui aime et fixe la direction du message ; son caractère négligeable n’est pas démontré.
« En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un cercle de fond vert, venant mettre en exergue les éléments verbaux PARIS JE T’AIME présentés en caractères de couleur contrastée. »
Le cercle, les couleurs et la composition sont réduits à une présentation qui mettrait seulement les mots en valeur.
Maintenir la physionomie figurative dans l’impression d’ensemble, sauf démonstration qu’elle serait réellement négligeable.
Dossier 02
Cette série suit exactement les huit passages numérotés 01 à 08 des extraits de la décision. Avant toute décomposition, elle confronte deux architectures immédiatement opposées : trois blocs colorés et stylisés empilés face à une seule ligne noire et sobre. Elle montre ensuite comment deux phrases déterminées par VOUS et T’ sont ramenées à la structure indéterminée PARIS … AIME.
huit passages exacts · adresse collective / intime · forme figurative / signe verbal
VS
Le signe verbal PARIS T’AIME entre dans la comparaison
Le premier objet juridique est présenté dans son état déposé.
« La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucun affaiblissement.
Résultat de la scèneLe premier signe entre intact dans la comparaison.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision présente objectivement le signe contesté.
Aucune transformation n’est encore produite. PARIS T’AIME entre comme signe verbal complet, avec la séquence T’AIME et son adresse singulière.
Le point de départ reste une phrase déterminée dans laquelle Paris est sujet et T’ désigne une personne singulière.
À ce stade, PARIS T’AIME ne peut pas être remplacé par PARIS + AIME : le signe complet demeure l’objet de comparaison.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
Le premier signe entre intact dans la comparaison.
La marque figurative PARIS VOUS AIME entre dans la comparaison
Le second objet juridique est présenté avec sa composition verticale et sa représentation propre.
« La marque antérieure porte sur le signe figuratif “PARIS VOUS AIME” ci-dessous reproduit : »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucun affaiblissement.
Résultat de la scèneLe second signe entre intact dans la comparaison.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision présente objectivement la marque antérieure.
Aucune réduction n’est encore produite. PARIS VOUS AIME apparaît comme une marque figurative complète : trois lignes, typographie stylisée, couleurs et adresse collective avec VOUS.
La première impression visuelle est celle d’un bloc vertical figuratif, distinct de la ligne verbale courte PARIS T’AIME.
Les deux signes entrent dans la comparaison avec des formes, des destinataires et des natures de dépôt différentes.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
Le second signe entre intact dans la comparaison.
Les signes complets deviennent un inventaire de composants
Le regard passe des impressions d’ensemble au comptage des éléments verbaux et de la présentation.
« Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de trois éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueToutes les différences restent pleinement actives.
Résultat de la scèneLa description analytique n’a pas encore le droit d’affaiblir les signes.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision paraît seulement décrire la composition matérielle des deux signes.
Les deux ensembles sont convertis en listes comparables : trois éléments verbaux contre trois éléments verbaux, auxquels s’ajoute une présentation particulière.
Le comptage « trois éléments contre trois éléments » rapproche des quantités, mais il ne décrit ni la silhouette carrée en trois étages, ni la ligne horizontale sobre, ni la fonction grammaticale propre de VOUS et de T’.
Un même nombre de composants verbaux ne produit ni la même forme visuelle, ni la même phrase, ni la même adresse.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La description analytique n’a pas encore le droit d’affaiblir les signes.
Une construction commune PARIS … AIME est placée au centre
T’ et VOUS sont présentés comme les pronoms reliant deux extrémités communes.
« Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME, relié par un pronom personnel (T’ / VOUS). »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLes différences restent intactes ; seul le regard commence à être orienté.
Résultat de la scèneLa matrice PARIS … AIME devient un axe d’analyse, non un nouveau signe.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision identifie une construction verbale commune aux deux signes.
Le centre de gravité se déplace vers PARIS en attaque et AIME en finale. T’ et VOUS sont placés entre parenthèses comme deux éléments de liaison substituables.
Pour faire apparaître cette matrice, le regard doit abstraire précisément VOUS et T’, c’est-à-dire les éléments qui déterminent à qui Paris s’adresse.
PARIS … AIME est une structure analytique indéterminée : elle n’est ni PARIS VOUS AIME, ni PARIS T’AIME, et ne correspond à aucun signe déposé.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La matrice PARIS … AIME devient un axe d’analyse, non un nouveau signe.
De grandes ressemblances sont affirmées aux plans visuel et phonétique
La construction commune devient immédiatement la base d’une conclusion visuelle et phonétique.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucune différence n’est encore neutralisée ; le regard est déjà guidé.
Résultat de la scèneLa phrase de ressemblance prépare le terrain sur lequel les différences devront ensuite agir.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision tire une conclusion des éléments communs précédemment identifiés.
La qualification de grandes ressemblances intervient alors que l’œil voit encore une composition figurative colorée en trois blocs empilés face à un signe verbal noir, sobre et horizontal en une seule ligne.
La construction verbale commune est ainsi utilisée pour étendre la proximité au plan visuel avant que l’architecture, la couleur, la typographie et le rythme spatial ne soient réellement pondérés ensemble.
La question n’est pas de nier les mots communs, mais d’expliquer comment ils suffisent à produire de « grandes ressemblances » au plan visuel entre deux physionomies opposées.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La phrase de ressemblance prépare le terrain sur lequel les différences devront ensuite agir.
Les différences T’ / VOUS et la présentation sont reconnues
Le destinataire et la forme figurative apparaissent après l’affirmation des grandes ressemblances.
« Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence d’une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLes différences sont reconnues comme présentes et structurantes.
Résultat de la scèneCette scène établit qu’elles ne sont pas invisibles pour la décision.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision recense clairement les différences entre les deux signes.
La relation T’ / VOUS et la présentation particulière sont isolées comme deux différences autonomes, séparées de leur interaction dans l’impression d’ensemble.
VOUS est traité comme l’élément substitué à T’, tandis que la silhouette, la typographie et les couleurs sont regroupées sous la formule générale de présentation particulière.
Les différences sont bien reconnues ; la question devient celle du poids qui leur sera réellement accordé.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
Cette scène établit qu’elles ne sont pas invisibles pour la décision.
La différence T’ / VOUS est réduite à une variation singulier / pluriel
Le destinataire, le registre et la relation sont absorbés par les sonorités communes d’attaque et de finale.
« Toutefois, la seule différence entre ces deux signes tenant à la substitution au sein du signe contesté du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ne saurait écarter leur perception globale très proche, dès lors qu’elle ne s’opère respectivement qu’entre les pronoms personnels de la deuxième personne du singulier et du pluriel en milieu de signe, les signes en présence restant dominés par les mêmes sonorités d’attaque et finale. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueVOUS et T’ restent lisibles sous forme de traces grammaticales.
Résultat de la scèneC’est ici, et seulement ici, que le destinataire perd sa force dans le raisonnement.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision compare deux pronoms personnels de deuxième personne placés au milieu des signes.
T’ et VOUS sont ramenés à une opposition grammaticale singulier / pluriel. Pourtant, chacun complète le verbe AIME et détermine le destinataire de la phrase : une personne singulière pour T’, un destinataire collectif ou de politesse pour VOUS.
En retirant mentalement T’ et VOUS, deux relations déterminées deviennent le résidu indéterminé PARIS AIME : Paris aime qui ? La matrice abstraite devient alors le véritable point d’ancrage.
Ce n’est pas un simple détail médian : retirer le pronom transforme la structure grammaticale et fait disparaître la personne à laquelle l’amour est adressé.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
C’est ici, et seulement ici, que le destinataire perd sa force dans le raisonnement.
La présentation figurative est déclarée secondaire
La forme, les couleurs et la composition verticale sont ramenées à une modalité de présentation des mots.
« En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec une police d’écriture stylisée bleu blanc rouge, ce qui revêt un caractère secondaire en l’espèce, les éléments verbaux restant immédiatement lisibles. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueVOUS, T’ et la composition carrée entourent encore le résultat comme des fantômes.
Résultat de la scènePARIS AIME apparaît au premier plan après la relativisation cumulative de ce qui individualisait les deux signes.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision examine la typographie stylisée et les couleurs de la marque figurative.
Le mot « simplement » et la qualification de caractère secondaire réduisent la silhouette en bloc, la verticalité, la typographie et les couleurs à un support lisible des éléments verbaux.
Après la réduction grammaticale de T’ / VOUS, la différence visuelle la plus immédiate — trois blocs colorés, stylisés et empilés face à une ligne noire sobre — est à son tour qualifiée de secondaire.
À la fin des huit passages, les différences demeurent sous les yeux et dans le texte, mais la comparaison pratique est gouvernée par le résidu verbal PARIS AIME.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
PARIS AIME apparaît au premier plan après la relativisation cumulative de ce qui individualisait les deux signes.
Cette planche reste cachée jusqu’à l’ouverture de l’accordéon. Elle condense la réponse visuelle après l’examen des opérations du dossier.
La composition verticale, VOUS, la typographie et les couleurs appartiennent à la marque opposée. Leur retrait fabrique un état d’analyse ; il ne restitue pas l’impression d’ensemble du signe déposé.
Agrandir en plein formatPoint de contrôle : ce qui reste après le retrait des différences est un état analytique reconstruit, non l’impression d’ensemble du signe déposé.
Dossier 03
Cette série commence par ce que l’œil reçoit avant toute lecture analytique : deux silhouettes, deux systèmes de couleurs, deux typographies, deux hiérarchies et deux dénominations complètes. Seulement ensuite, elle examine la modification de la structure linguistique qui permet d’extraire PARIS T’AIME de PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
dix passages exacts · déclaration à Paris / déclaration de Paris · identité touristique figurative
VS
Le signe verbal PARIS T’AIME entre dans la comparaison
Le premier objet juridique est présenté dans son état déposé.
« La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucune trace affaiblie.
Résultat de la scènePARIS T’AIME entre intact dans la comparaison.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision présente objectivement le signe contesté.
Aucune transformation n’est encore produite. PARIS T’AIME entre comme signe verbal complet, dans lequel Paris est le sujet du verbe et T’ désigne le destinataire singulier.
Le point de départ est une phrase déterminée, courte et horizontale, sans élément figuratif revendiqué par le dépôt verbal.
À ce stade, le signe doit rester PARIS T’AIME dans son intégralité ; aucune séquence intermédiaire ne peut encore s’y substituer.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
PARIS T’AIME entre intact dans la comparaison.
La marque figurative OTCP entre dans la comparaison
Le second objet juridique est présenté avec sa phrase, son cercle, ses couleurs et sa mention institutionnelle.
« La marque antérieure porte sur le signe figuratif “PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME” ci-dessous reproduit : »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucune trace affaiblie.
Résultat de la scèneLa marque figurative entre intacte dans la comparaison.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision présente objectivement la marque antérieure.
Aucune réduction n’est encore produite. La marque apparaît comme un ensemble figuratif complet : cercle vert, typographies contrastées, déclaration JE T’AIME et mention OFFICE DE TOURISME.
La physionomie circulaire et institutionnelle se distingue immédiatement de la ligne verbale PARIS T’AIME.
Les deux signes entrent dans la comparaison avec des formes, des sujets grammaticaux et des directions de message différents.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La marque figurative entre intacte dans la comparaison.
La couleur est expressément reconnue
Le cercle vert et les contrastes de la marque font partie de la représentation enregistrée.
« Cette marque a été enregistrée en couleurs. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueAucune neutralisation.
Résultat de la scèneLa couleur demeure pleinement active après sa reconnaissance formelle.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision constate une caractéristique objective du dépôt antérieur.
Les couleurs sont reconnues comme données du signe. La suite doit permettre de vérifier si elles conservent un poids réel dans l’impression visuelle d’ensemble.
Le vert du cercle et le contraste des caractères participent encore pleinement à la mémoire visuelle de la marque.
La couleur ne constitue pas un décor extérieur : elle appartient à l’état reproduit de la marque antérieure.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La couleur demeure pleinement active après sa reconnaissance formelle.
Les signes complets deviennent un inventaire de composants
Le regard passe des deux impressions d’ensemble au comptage de leurs éléments verbaux et de la présentation.
« Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de sept éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueTous les composants restent vivants et liés.
Résultat de la scèneL’inventaire ne doit pas devenir un signe de remplacement.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision paraît seulement décrire la composition matérielle des signes.
Les deux ensembles sont convertis en listes : trois éléments verbaux d’un côté, sept éléments verbaux et une présentation particulière de l’autre.
La relation grammaticale, le cercle, les couleurs et la hiérarchie reculent derrière un inventaire de composants séparables.
La décomposition peut éclairer l’analyse, mais elle ne doit pas remplacer les signes complets dans la conclusion.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
L’inventaire ne doit pas devenir un signe de remplacement.
Une construction commune autour de PARIS et T’AIME est placée au centre
La séquence T’AIME devient le point commun principal, alors que son rôle grammatical diffère dans les deux phrases.
« Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal T’AIME, cette séquence étant constitutive du signe contesté. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLes différences restent pleinement présentes.
Résultat de la scèneLa séquence commune devient un axe de lecture, mais pas encore un objet substitué.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision identifie les éléments verbaux communs PARIS et T’AIME.
Le centre de gravité se déplace vers PARIS en attaque et T’AIME. Dans la marque OTCP, JE introduit pourtant la déclaration faite à Paris ; dans le signe contesté, Paris est le sujet qui aime.
Deux structures grammaticales opposées commencent à être rapprochées par une même séquence graphique et phonétique.
L’identité de la séquence T’AIME ne signifie pas que son sujet, son destinataire et son sens restent identiques dans les deux signes.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La séquence commune devient un axe de lecture, mais pas encore un objet substitué.
De grandes ressemblances sont affirmées aux plans visuel et phonétique
La construction commune devient immédiatement le fondement d’une conclusion visuelle et phonétique.
« Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLes différences n’ont pas encore perdu leur matière.
Résultat de la scèneLa proximité est annoncée avant que JE, OFFICE DE TOURISME et la forme soient pleinement pondérés.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision tire une conclusion des éléments communs précédemment identifiés.
La qualification de grandes ressemblances intervient avant l’examen détaillé de JE, OFFICE DE TOURISME, du cercle, des couleurs et de la direction du message.
Les différences suivantes sont appréciées face à une ressemblance déjà qualifiée de grande.
L’ordre du raisonnement est décisif : la ressemblance est affirmée avant la pondération complète des différences.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La proximité est annoncée avant que JE, OFFICE DE TOURISME et la forme soient pleinement pondérés.
JE, OFFICE DE TOURISME et la présentation particulière sont reconnus
Les différences principales apparaissent après l’affirmation des grandes ressemblances.
« Ils diffèrent par la présence du pronom personnel JE et l’expression OFFICE DE TOURISME ainsi que par une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueLes différences sont explicitement reconnues avant leur relativisation.
Résultat de la scèneLa scène prouve que la décision identifie les éléments qui individualisent la marque.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision recense clairement les différences entre les deux signes.
JE, OFFICE DE TOURISME et la présentation particulière sont isolés comme trois différences autonomes, détachées de leur interaction dans la phrase et la physionomie globale.
La marque complète commence à être représentée comme la séquence commune PARIS T’AIME entourée d’éléments supplémentaires.
Les différences sont reconnues ; les opérations suivantes déterminent si elles conserveront réellement leur capacité à différencier.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
La scène prouve que la décision identifie les éléments qui individualisent la marque.
OFFICE DE TOURISME perd son poids différenciant
La mention institutionnelle est déclarée insuffisante pour écarter les fortes ressemblances déjà retenues.
« Toutefois, la présence des termes OFFICE DE TOURISME au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes, apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard de certains des services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueOFFICE DE TOURISME reste lisible sous forme de trace, mais son poids diminue.
Résultat de la scèneL’identité touristique demeure dans le dépôt tout en reculant dans la comparaison.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision apprécie le caractère distinctif de la mention OFFICE DE TOURISME pour certains services.
La mention officielle et institutionnelle demeure écrite, mais elle est privée d’une grande partie de sa capacité à différencier la marque antérieure.
L’identité touristique du signe recule ; la construction commune précédemment retenue devient plus prépondérante.
Le caractère descriptif éventuel de la mention n’efface pas sa présence dans la physionomie et le message du signe complet.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
L’identité touristique demeure dans le dépôt tout en reculant dans la comparaison.
« JE introduit T’AIME » : le constat est exact, sa conséquence n’est pas démontrée
La décision indique ce que fait JE, sans rechercher pourquoi il le fait, quelle fonction il exerce, quel effet il produit ni si cette fonction le rend négligeable.
« Par ailleurs, au sein de la marque antérieure le pronom personnel JE ne fait qu’introduire la séquence T’AIME qui la suit. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueJE reste lisible, accentué et relié au verbe comme sujet grammatical ; sa trace interdit de confondre « introduire » avec « s’effacer ».
Résultat de la scèneLe spectateur voit le saut logique : un constat exact sur la position de JE est utilisé comme s’il établissait son caractère négligeable, alors que sa fonction réelle structure et différencie toute la déclaration.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
Le constat est matériellement exact : JE précède et introduit la séquence T’AIME. Cette phrase décrit une articulation du signe ; elle ne démontre encore aucun effet sur le poids de JE dans l’impression d’ensemble.
Un fait matériel n’emporte pas, à lui seul, sa qualification ni sa conséquence juridique. Un même geste peut recevoir des qualifications opposées selon sa raison, sa fonction, son contexte, son intention et ses effets. De même, constater que JE introduit T’AIME ne permet pas de conclure, sans étape supplémentaire, qu’il serait secondaire, négligeable ou séparable de la séquence qu’il commande. La décision devait expliquer le lien entre ce constat et la minoration qu’elle lui fait produire.
L’examen de la fonction conduit au contraire à une conséquence structurante : JE introduit T’AIME parce qu’il est le sujet grammatical du verbe, et il est graphiquement accentué pour souligner celui qui parle. Il identifie celui qui aime et place Paris comme destinataire de la déclaration. Son retrait ne raccourcit pas la même phrase : il transfère à Paris la fonction de sujet et transforme « Paris Je T’aime » en « Paris t’aime ».
La dénaturation se situe dans le passage non démontré du constat à l’effacement : « JE introduit T’AIME » devient implicitement « JE pèse peu », puis « T’AIME peut être isolé », puis « PARIS T’AIME constitue la séquence pertinente ». Aucune de ces conséquences n’est caractérisée. Tant que JE n’est pas démontré négligeable, il doit rester dans la comparaison globale avec ses fonctions visuelle, grammaticale et conceptuelle.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
Le spectateur voit le saut logique : un constat exact sur la position de JE est utilisé comme s’il établissait son caractère négligeable, alors que sa fonction réelle structure et différencie toute la déclaration.
La présentation figurative est déclarée secondaire
Le cercle vert, les couleurs et la composition sont ramenés à une simple mise en exergue des mots.
« En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un cercle de fond vert, venant mettre en exergue les éléments verbaux PARIS JE T’AIME présentés en caractères de couleur contrastée. »
Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.
Déclenchement visuel
Trace maintenueJE, OFFICE DE TOURISME, le cercle, les couleurs et la composition restent visibles comme des empreintes.
Résultat de la scènePARIS T’AIME apparaît au premier plan, entouré des traces de tout ce qu’il a fallu relativiser.
Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.
La décision examine le cercle vert et les caractères contrastés de la marque figurative.
Le mot « simplement » réduit la silhouette circulaire, la couleur, la hiérarchie et la composition à un support qui mettrait les éléments verbaux en valeur.
Après OFFICE DE TOURISME et JE, la dernière grande différence visuelle perd elle aussi son poids : la marque figurative est ramenée vers une lecture verbale de PARIS JE T’AIME.
À la fin des dix opérations, les différences restent mentionnées, mais la séquence commune PARIS / T’AIME occupe le centre pratique de la comparaison.
Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.
PARIS T’AIME apparaît au premier plan, entouré des traces de tout ce qu’il a fallu relativiser.
Cette planche reste cachée jusqu’à l’ouverture de l’accordéon. Elle condense la réponse visuelle après l’examen des opérations du dossier.
Le cercle, JE, la mention OFFICE DE TOURISME, la hiérarchie et la direction grammaticale appartiennent à la marque complète. Les neutraliser ne permet pas de présenter le résultat comme son impression d’ensemble.
Agrandir en plein formatPoint de contrôle : ce qui reste après le retrait des différences est un état analytique reconstruit, non l’impression d’ensemble du signe déposé.
Synthèse probatoire · Le prix du résidu
Cette synthèse finale ne recommence pas les trois dossiers. Elle rassemble seulement ce qui a été minoré et montre le contraste entre la richesse des signes déposés et le résidu reconstruit « PARIS AIME ».
Ces éléments ne sont pas matériellement effacés. Ils restent cités, mais leur capacité à différencier les signes est progressivement réduite dans le mouvement qui conduit à la conclusion.
Un résidu reconstruit, non déposé sous cette forme, ne saurait, à lui seul, transformer les mots « Paris » et « aime » en territoire privé.
Les signes complets ont-ils été comparés entre eux, ou leur richesse a-t-elle été réduite jusqu’à faire apparaître un même résidu ?
Paris et l’amour ne sont pas la propriété d’un seul récit. Ils doivent rester partageables par tous ceux qui créent à Paris, avec Paris et pour Paris.
Chaque titulaire peut protéger son signe complet. Les ressources usuelles de la langue demeurent disponibles pour des constructions nouvelles, distinctes et non confondables.
Protéger un signe particulier n’est pas privatiser l’idée universelle qu’il exprime. L’investissement, l’usage et la notoriété peuvent fortifier une configuration complète ; ils ne transforment ni la matrice « Paris aime » ni les mots de la langue courante en propriété privée.
Portée humaine · Du dossier particulier à la conscience collective
Paris T’aime ne cherche ni à désigner des coupables ni à attribuer une intention cachée à l’INPI ou aux opposants. Il rend visible l’effet objectif d’un raisonnement afin qu’il puisse être reconnu, discuté et, demain, évité.
Le mécanisme observé dépasse le seul droit des marques : fragmenter un ensemble, déplacer le regard vers ce qui est commun, affaiblir successivement les différences, puis utiliser le résultat reconstruit pour étendre un territoire d’exclusion.
La protection de son identité devient problématique lorsqu’elle cherche à s’étendre jusqu’à ce qui doit rester disponible, partageable et vivant pour les autres.
Paris T’aime propose le mouvement inverse : reconnaître sans posséder, protéger sans exclure, exister sans empêcher l’autre d’exister.
Dans le droit comme dans la vie, retirer une forme, une relation, un contexte ou une différence peut rendre une conclusion plus facile. Mais lorsque l’ensemble disparaît, nous pouvons perdre la vérité, la confiance et la relation.
« Une marque est un signe d’abord. Une personne est une personne d’abord. Ni l’une ni l’autre ne devrait être jugée à partir d’un fragment reconstruit. »
Nouvelle mission du Chat. Le Chat ne cherche plus seulement la bonté invisible et la vérité juridique. Il doit aussi révéler comment une conclusion installée trop tôt peut conduire à simplifier, affaiblir puis déformer le réel.
Paris T’aime se défend pour continuer à aimer : non pour prendre la place des autres, mais pour que plusieurs identités complètes puissent être protégées, reconnues et autorisées à coexister.



Chaque marque peut protéger son arbre. Paris et aimer restent un sol commun.
Épilogue · Écrit par Paris
La fin réelle n’est pas écrite à l’avance. Le film continue à regarder, comprendre, documenter et restaurer.
Contact : contact@paristaime.com