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Est-ce que ?

Défendre Paris T’aime · le jour où tout bascule

Deux décisions. Trois risques de confusion.

Une seule demande : PARIS T’AIME. Quatre marques complètes.

Marianne présente les quatre signes complets et demande où se trouve la confusion
01
Signe verbal PARIS T’AIME
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
02
Signe verbal PARIS T’AIME
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS VOUS AIME
PARIS VOUS AIME
03
Signe verbal PARIS T’AIME
PARIS T’AIME
Marque figurative Paris Je T’aime OFFICE DE TOURISME
Paris Je T’aime OFFICE DE TOURISME

C’est sérieux. Mais comment trois risques de confusion ont-ils pu être retenus entre quatre signes aussi différents lorsqu’ils sont regardés dans leur ensemble ?

Pour le comprendre, il faut revenir au commencement.

Avant la marque déposée, avant les oppositions, avant les décisions : une chute, une promesse, une caméra — et une question.

Est-ce que Paris T’aime ?

Mission du Chat · premier regard

Quatre signes. Quatre physionomies. Une question.

Le Chat regarde d’abord les signes complets : leurs silhouettes, leurs masses, leurs couleurs, leurs typographies et leurs phrases déterminées sont déjà différentes. Si ces différences sont si visibles, pourquoi n’ont-elles pas suffi à écarter le risque de confusion ? Il part poser cette question aux personnes qu’il rencontre.

Signe verbal contesté PARIS T’AIME.
Identité visuelle · physionomie
Forme perceptible du signe PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME signe verbal contesté · demande française n° 5151508
Première marque antérieure ADP, semi-figurative, PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
Identité visuelle · physionomie
Forme visuelle de la marque PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME ADP · antériorité 1 · marque française semi-figurative n° 4264225
Deuxième marque antérieure ADP, figurative, PARIS VOUS AIME.
Identité visuelle · physionomie
Forme visuelle de la marque PARIS VOUS AIME.
PARIS VOUS AIME ADP · antériorité 2 · marque figurative de l’Union européenne n° 017987801
Marque antérieure figurative PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
Identité visuelle · physionomie
Forme visuelle de la marque PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME Office de tourisme · marque française figurative n° 5045619
Premier regard · avant les mots isolés

Les formes existent et différencient les signes dès le départ.

Présentées juste sous chaque marque, elles montrent que la physionomie appartient déjà au signe déposé. Elle n’est pas un décor ajouté aux textes : elle organise la manière dont les mots sont vus, mémorisés et reliés entre eux.

Les mots sont perçus dans une forme. La forme appartient au signe déposé et ne peut être traitée comme négligeable sans démonstration.

Règle de départ : analyser permet de distinguer les composants ; conclure oblige à restaurer leur interdépendance et à revenir aux quatre signes tels qu’ils ont été déposés.

Version essentielle · ouverture

8 juillet 2026 · deux décisions de l’INPI · trois comparaisons

« De grandes ressemblances » visuelles et phonétiques ?

Les décisions retiennent cette qualification entre le signe demandé Paris T’aime et les trois marques antérieures. L’Essentiel commence par la vérifier frontalement, paire par paire, à partir des signes complets.

La question centrale de l’Essentiel

Les signes complets présentent-ils réellement une forte similitude visuelle et phonétique ?

Ou l’œil perçoit-il d’abord des différences immédiatement perceptibles de forme, de composition, de couleur, de typographie et de sens ?

Règle du jeu · avant les trois confrontations

La comparaison commence avec les signes complets et doit revenir aux signes complets.

Signes complets VisuelPhonétiqueLinguistique / conceptuel Contrôle de la construction analytique Retour aux signes complets · impression d’ensemble

Isoler ce qui est commun aide à analyser. L’axe analytique n’est jamais le signe à comparer à la place des marques déposées.

01
Comparaison loyale · ADP 1

PARIS T’AIME / PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME

Ici, la comparaison doit conserver la hiérarchie propre de la marque antérieure : PARIS AÉROPORT structure l’identité principale et PARIS VOUS AIME apparaît comme une signature secondaire. L’axe PARIS … AIME ne peut donc pas devenir le centre de la comparaison sans expliquer ce qu’il advient du reste du signe.

01Signes complets à comparer
Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME avec emblème et composition verticale.
PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
02
Analyse visuelle
PARIS T’AIME · ligne verbale horizontale
PARIS T’AIME · ligne verbale horizontale
PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME · bloc institutionnel vertical
PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME · bloc institutionnel vertical
PARIS T’AIME
  • Signe verbal bref : PARIS / T’ / AIME
  • Aucun élément figuratif revendiqué par le dépôt verbal
  • Physionomie linéaire et très courte
PARIS AÉROPORT…
  • Emblème + composition verticale et hiérarchisée
  • PARIS AÉROPORT fortement mis en avant dans la composition
  • PARIS VOUS AIME placé comme séquence secondaire
  • Couleurs, proportions et niveaux de lecture propres
03
Analyse phonétique

PARIS T’AIMEParis T’aime · /pa.ʁi tɛm/ · 3 syllabes

PARIS AÉROPORT…Paris Aéroport Paris Vous Aime · environ 10 syllabes

Des sonorités communes existent autour de PARIS et AIME, mais les signes prononcés intégralement n’ont ni la même longueur, ni la même cadence, ni la même succession sonore.

04
Analyse linguistique / conceptuelle
PARIS T’AIME PARIS → aime → T’ Paris est sujet ; T’ détermine un destinataire singulier.
Dans la signature « PARIS VOUS AIME » PARIS → aime → VOUS VOUS détermine un destinataire collectif ou vouvoyé ; l’ensemble reste précédé et dominé visuellement par PARIS AÉROPORT.
Pièce-source · point de bascule de la décision
« Grandes ressemblances » — selon quels critères tirés de l’impression d’ensemble ?

La qualification doit être confrontée immédiatement aux deux signes complets, puis réévaluée après réintégration cumulative des différences qui restent sous les yeux du public.

Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME avec emblème et composition verticale.
PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
Reproduction originale de la décision ADP concernant PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME et PARIS T’AIME.
Phrase originale · décision ADP · PARIS AÉROPORT « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Visuellement « Grandes » selon quoi ?

Nettement différente : une ligne verbale horizontale sobre face à un bloc figuratif vertical, rayonnant et hiérarchisé.

Phonétiquement Quel degré pour les séquences complètes ?

Des sonorités communes existent autour de PARIS et AIME, mais les signes prononcés intégralement n’ont ni la même longueur, ni la même cadence, ni la même succession sonore.

Linguistiquement / conceptuellement Les relations produisent-elles le même sens ?

PARIS → aime → T’ ≠ PARIS → aime → VOUS.

Question de contrôle Où la grande ressemblance visuelle se forme-t-elle entre une ligne verbale sobre et une marque figurative avec emblème, dénomination principale et slogan secondaire ?

Selon quels critères tirés de l’impression d’ensemble ce degré de « grandes ressemblances » est-il caractérisé, et demeure-t-il justifié après réintégration cumulative des différences reconnues ?

Fondement de l’opération analytique
Que permet réellement l’analyse des composants ?
Méthode juridiquement fondée Identifier → analyser → pondérer → recomposer

Les composants peuvent être isolés pour comprendre leur rôle. La conclusion doit ensuite revenir aux signes pris dans leur ensemble.

Opération à justifier Relativiser successivement → reconstruire une matrice → faire gouverner le résidu

Quelle règle permettrait à l’objet reconstruit, devenu plus ressemblant que les signes complets, de prendre la place de leur impression d’ensemble ?

Question juridique précise Quels éléments peuvent juridiquement être traités comme négligeables, selon quel critère, et où est démontré que leur effet cumulé ne modifie pas l’impression d’ensemble ?
05La matrice apparaît après transformation de la structure linguistique
Deux relations déterminées avant abstraction
PARIS T’AIME PARIS → aime → T’ Structure déterminée
Signature : PARIS VOUS AIME PARIS → aime → VOUS Structure déterminée
Si VOUS et T’ sont fortement relativisés
Matrice / axe obtenu après abstraction PARIS … AIME PARIS → aime → ?
PARISAIME

PARIS … AIME n’est pas la simple juxtaposition de deux mots isolés déjà présents comme une phrase autonome. C’est une matrice reconstruite après affaiblissement des compléments qui déterminent le destinataire du verbe AIME. Elle n’existe telle quelle dans aucun des signes déposés.

06Ce qui ne peut pas être neutralisé sans modifier l’objet comparé
Avant abstraction PARIS → aime → VOUS / T’
Relation déterminée → relation indéterminée PARIS → aime → ?
Autres caractéristiques qui doivent être recomposées dans le signe complet
PARIS AÉROPORTemblèmesilhouettecouleurshiérarchieVOUST’longueur phonétiqueregistre relationnel

La question n’est plus seulement celle du poids de différences isolées. Pour obtenir PARIS … AIME, il faut d’abord réduire la fonction de VOUS et de T’. Or cette opération modifie la structure grammaticale et le destinataire de l’action d’aimer. L’analyse fabrique alors un état linguistique qui n’était présent dans aucun signe complet.

07Retour obligatoire aux signes complets · impression d’ensemble
Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME avec emblème et composition verticale.
PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
Silhouette figurative / signe verbalséquences phonétiques de longueurs très différentesidentité principale PARIS AÉROPORTVOUS / T’hiérarchie et couleursimpression d’ensemble à recomposer
Question de contrôle Après restitution de PARIS AÉROPORT, de l’emblème, de la forme, des couleurs, de VOUS et de T’, où se situe concrètement la forte similitude entre les deux signes complets ?
02
Comparaison loyale · ADP 2

PARIS T’AIME / PARIS VOUS AIME

Cette paire partage PARIS et AIME, mais les deux pronoms ne sont pas décoratifs : T’ et VOUS déterminent à qui Paris adresse l’action d’aimer. Les relativiser ne laisse pas simplement une version raccourcie des signes ; cela transforme une relation déterminée en relation devenue indéterminée.

01Signes complets à comparer
Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS VOUS AIME, en trois blocs colorés.
PARIS VOUS AIME
02
Analyse visuelle
PARIS T’AIME · ligne verbale horizontale
PARIS T’AIME · ligne verbale horizontale
PARIS VOUS AIME · composition verticale en trois lignes
PARIS VOUS AIME · composition verticale en trois lignes
PARIS T’AIME
  • Signe verbal bref : PARIS / T’ / AIME
  • Aucun élément figuratif revendiqué par le dépôt verbal
  • Séquence linéaire courte
PARIS VOUS AIME
  • Composition figurative verticale en trois lignes
  • Typographie dessinée et couleurs propres
  • VOUS placé au centre de la composition
  • Rythme spatial très différent du signe verbal
03
Analyse phonétique

PARIS T’AIMEParis T’aime · /pa.ʁi tɛm/ · 3 syllabes

PARIS VOUS AIMEParis Vous Aime · /pa.ʁi vu.zɛm/ · 4 syllabes

PARIS et AIME coïncident, mais /t/ et /vu.z/ changent le centre sonore, le nombre de syllabes et le rythme des expressions complètes.

04
Analyse linguistique / conceptuelle
PARIS T’AIME PARIS → aime → T’ T’ détermine un destinataire singulier et une adresse intime ou familière.
PARIS VOUS AIME PARIS → aime → VOUS VOUS détermine un destinataire pluriel ou vouvoyé et une autre relation sociale.
Pièce-source · point de bascule de la décision
« Grandes ressemblances » — selon quels critères tirés de l’impression d’ensemble ?

La qualification doit être confrontée immédiatement aux deux signes complets, puis réévaluée après réintégration cumulative des différences qui restent sous les yeux du public.

Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS VOUS AIME, en trois blocs colorés.
PARIS VOUS AIME
Reproduction visuelle de la phrase originale de la décision ADP concernant PARIS VOUS AIME et PARIS T’AIME.
Phrase originale · décision ADP « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Visuellement « Grandes » selon quoi ?

Nettement différente : une ligne verbale horizontale face à une composition figurative verticale en trois niveaux.

Phonétiquement Quel degré pour les séquences complètes ?

PARIS et AIME coïncident, mais /t/ et /vu.z/ changent le centre sonore, le nombre de syllabes et le rythme des expressions complètes.

Linguistiquement / conceptuellement Les relations produisent-elles le même sens ?

PARIS → aime → T’ ≠ PARIS → aime → VOUS.

Question de contrôle Les mots communs suffisent-ils à produire de grandes ressemblances visuelles lorsque l’on voit d’abord trois blocs colorés face à une seule ligne noire ?

Selon quels critères tirés de l’impression d’ensemble ce degré de « grandes ressemblances » est-il caractérisé, et demeure-t-il justifié après réintégration cumulative des différences reconnues ?

Fondement de l’opération analytique
Que permet réellement l’analyse des composants ?
Méthode juridiquement fondée Identifier → analyser → pondérer → recomposer

Les composants peuvent être isolés pour comprendre leur rôle. La conclusion doit ensuite revenir aux signes pris dans leur ensemble.

Opération à justifier Relativiser successivement → reconstruire une matrice → faire gouverner le résidu

Quelle règle permettrait à l’objet reconstruit, devenu plus ressemblant que les signes complets, de prendre la place de leur impression d’ensemble ?

Question juridique précise Quels éléments peuvent juridiquement être traités comme négligeables, selon quel critère, et où est démontré que leur effet cumulé ne modifie pas l’impression d’ensemble ?
05La matrice apparaît après transformation de la structure linguistique
Deux relations déterminées avant abstraction
PARIS T’AIME PARIS → aime → T’ Structure déterminée
PARIS VOUS AIME PARIS → aime → VOUS Structure déterminée
Si VOUS et T’ sont fortement relativisés
Matrice / axe obtenu après abstraction PARIS … AIME PARIS → aime → ?
PARISAIME

PARIS … AIME n’existe comme relation autonome dans aucun des deux signes. Il apparaît lorsque les compléments T’ et VOUS, qui déterminent le destinataire du verbe AIME, sont suffisamment neutralisés. L’analyse ne raccourcit donc pas seulement les signes : elle reconstruit une relation nouvelle et indéterminée.

06La réduction produit une matrice qui n’existait pas dans les signes
Avant abstraction PARIS → aime → T’ / VOUS
Destinataire déterminé → destinataire absent PARIS → aime → ?
Autres caractéristiques qui doivent être recomposées dans le signe complet
VOUST’destinataireregistretrois lignescouleurstypographievertical / horizontalrythme phonétique

Ce n’est plus une simple question de pondération. Lorsque VOUS et T’ sont neutralisés jusqu’à laisser PARIS … AIME au premier plan, l’analyse transforme deux constructions déterminées en une matrice indéterminée. On ne peut pas utiliser l’état produit par cette transformation comme preuve de la ressemblance des signes avant transformation.

07Retour obligatoire aux signes complets · impression d’ensemble
Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS VOUS AIME, en trois blocs colorés.
PARIS VOUS AIME
Trois lignes / séquence verbale brèvecouleurs / aucun figuratif revendiquéVOUS / T’4 syllabes / 3 syllabesregistre collectif ou de politesse / adresse singulièreimpression d’ensemble à recomposer
Question de contrôle Les mots communs PARIS et AIME suffisent-ils encore lorsque VOUS et T’ sont replacés dans leurs fonctions de destinataire, avec les formes et les rythmes complets ?
03
Comparaison loyale · OTCP

PARIS T’AIME / PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME

La logique OTCP n’est pas celle des décisions ADP. Ici, l’axe mis en évidence est PARIS … T’AIME. La séquence commune existe, mais elle n’occupe pas la même fonction grammaticale : dans Paris Je T’aime, JE porte la déclaration adressée à Paris ; dans PARIS T’AIME, Paris devient le sujet qui aime T’.

01Signes complets à comparer
Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME avec cercle vert.
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME
02
Analyse visuelle
PARIS T’AIME · ligne verbale horizontale
PARIS T’AIME · ligne verbale horizontale
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME · composition circulaire institutionnelle
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME · composition circulaire institutionnelle
PARIS T’AIME
  • Signe verbal bref : PARIS / T’ / AIME
  • Aucun élément figuratif revendiqué par le dépôt verbal
  • Séquence linéaire courte
PARIS JE T’AIME…
  • Cercle vert et composition figurative institutionnelle
  • JE intégré à la déclaration « je t’aime »
  • Mention OFFICE DE TOURISME
  • Couleurs, hiérarchie et proportions propres
03
Analyse phonétique

PARIS T’AIMEParis T’aime · /pa.ʁi tɛm/ · 3 syllabes

PARIS JE T’AIME…Paris Je T’aime Office de Tourisme · environ 9 syllabes

La séquence PARIS … T’AIME crée une proximité partielle, mais le signe antérieur complet reste beaucoup plus long et rythmiquement différent.

04
Analyse linguistique / conceptuelle
PARIS T’AIME PARIS → aime → T’ Paris est sujet ; T’ reçoit l’action d’aimer.
Paris Je T’aime JE → aime → Paris JE est sujet ; Paris reçoit la déclaration. La direction conceptuelle est inversée.
Pièce-source · point de bascule de la décision
« Grandes ressemblances » — selon quels critères tirés de l’impression d’ensemble ?

La qualification doit être confrontée immédiatement aux deux signes complets, puis réévaluée après réintégration cumulative des différences qui restent sous les yeux du public.

Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME avec cercle vert.
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME
Reproduction visuelle de la phrase originale de la décision OTCP concernant PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME et PARIS T’AIME.
Phrase originale · décision OTCP « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Visuellement « Grandes » selon quoi ?

Nettement différente : une ligne verbale horizontale face à une composition circulaire verte, institutionnelle et à plusieurs niveaux.

Phonétiquement Quel degré pour les séquences complètes ?

La séquence PARIS … T’AIME crée une proximité partielle, mais le signe antérieur complet reste beaucoup plus long et rythmiquement différent.

Linguistiquement / conceptuellement Les relations produisent-elles le même sens ?

PARIS → aime → T’ ≠ JE → aime → Paris.

Question de contrôle Où la grande ressemblance visuelle se trouve-t-elle lorsque JE, OFFICE DE TOURISME, le cercle et la direction grammaticale demeurent immédiatement perceptibles ?

Selon quels critères tirés de l’impression d’ensemble ce degré de « grandes ressemblances » est-il caractérisé, et demeure-t-il justifié après réintégration cumulative des différences reconnues ?

Fondement de l’opération analytique
Que permet réellement l’analyse des composants ?
Méthode juridiquement fondée Identifier → analyser → pondérer → recomposer

Les composants peuvent être isolés pour comprendre leur rôle. La conclusion doit ensuite revenir aux signes pris dans leur ensemble.

Opération à justifier Relativiser successivement → reconstruire une matrice → faire gouverner le résidu

Quelle règle permettrait à l’objet reconstruit, devenu plus ressemblant que les signes complets, de prendre la place de leur impression d’ensemble ?

Question juridique précise Quels éléments peuvent juridiquement être traités comme négligeables, selon quel critère, et où est démontré que leur effet cumulé ne modifie pas l’impression d’ensemble ?
05L’axe lexical ne doit pas effacer la direction grammaticale
Même matière lexicale partielle · relations opposées
PARIS T’AIME PARIS → aime → T’ Structure déterminée
Paris Je T’aime JE → aime → Paris Structure déterminée
Si JE et sa fonction de sujet reçoivent un poids très faible
Matrice / axe obtenu après abstraction PARIS … T’AIME PARIS … T’AIME · axe lexical abstrait
PARIST’AIME

Ici, le problème n’est pas identique à celui des décisions ADP. La matière lexicale PARIS / T’AIME est commune, mais elle ne porte pas la même relation grammaticale. L’axe analytique ne doit pas transformer cette proximité lexicale en identité de sujet, de destinataire ou de sens.

06Ce qui doit rester actif pour préserver la direction du message
Avant abstraction JE → aime → Paris
Deux directions grammaticales opposées Paris → aime → T’
Autres caractéristiques qui doivent être recomposées dans le signe complet
JEOFFICE DE TOURISMEcercle vertcouleurshiérarchiefonction de sujetdirection du messagelongueur phonétique

La séquence commune peut être identifiée pour analyser. Elle devient inopérante comme substitut de comparaison si la fonction de JE, le sujet, le destinataire et la direction du message cessent de produire leur effet dans l’impression d’ensemble.

07Retour obligatoire aux signes complets · impression d’ensemble
Signe verbal PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Marque figurative PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME avec cercle vert.
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME
Cercle / signe verbalenviron 9 syllabes / 3 syllabesJE sujet / Paris sujetParis destinataire / T’ destinataireOFFICE DE TOURISMEimpression d’ensemble à recomposer
Question de contrôle Une séquence lexicale partiellement commune suffit-elle à produire une forte similitude lorsque le sujet, le destinataire, la direction du message, la forme et la longueur phonétique restent différents ?

Ces différences ne décident pas isolément du risque de confusion. Elles doivent toutefois conserver leur effet combiné dans l’impression d’ensemble des signes complets.

Premier constat · trois comparaisons synchronisées Dans les trois paires, l’analyse peut isoler une matière commune. Mais cette matière n’efface ni les formes, ni les phonétiques complètes, ni les sujets, ni les destinataires, ni les sens. La suite doit donc contrôler ce qui se passe lorsque ces différences reçoivent moins de poids.
Après les trois comparaisons · contrôle de fond

Même après les éléments communs relevés, deux verrous restent à franchir.

Les trois comparaisons ne construisent pas exactement le même terrain commun. Dans les décisions ADP, l’analyse met au centre PARIS … AIME ; dans la décision OTCP, elle met au centre PARIS … T’AIME. Deux contrôles sont alors indispensables : l’abstraction analytique ne doit pas transformer une structure linguistique déterminée en une structure différente ; et la protection des marques complètes ne doit pas conduire, par le risque de confusion, à réserver indirectement PARIS et AIME comme territoire linguistique commun.

01
Premier verrou · objet comparé

Une abstraction devient inopérante si elle transforme la structure qu’elle prétend comparer.

Décisions ADP Construction commune : PARIS … AIME
PARIS T’AIME PARIS T’ Paris aime une personne déterminée.
PARIS VOUS AIME PARIS VOUS Paris aime un destinataire collectif ou vouvoyé.
Axe commun mis en avant PARIS … AIME Après neutralisation du destinataire, la relation devient indéterminée : PARIS → aime → ?
Décision OTCP Construction commune : PARIS … T’AIME
Paris Je T’aime JE PARIS JE est le sujet ; Paris reçoit la déclaration.
PARIS T’AIME PARIS T’ Paris est le sujet ; T’ reçoit l’action d’aimer.
Axe commun mis en avant PARIS … T’AIME La différence de sujet et de direction doit rester active dans l’ensemble.

Dans les décisions ADP, T’ et VOUS déterminent précisément le destinataire du verbe AIME. Lorsqu’ils reçoivent très peu de poids, PARIS T’AIME et PARIS VOUS AIME sont ramenés vers PARIS … AIME : une relation déterminée devient alors indéterminée — Paris aime, mais qui ? Dans OTCP, la pondération de JE agit autrement mais touche le même point de méthode : JE → aime → Paris ne doit pas perdre sa direction propre au profit du seul axe PARIS … T’AIME. L’abstraction peut servir à repérer le commun ; elle devient inopérante lorsqu’elle produit une matrice linguistique qui n’existait pas dans les signes, puis utilise cette matrice reconstruite pour renforcer la ressemblance. En l’espèce, VOUS et T’ doivent donc rester actifs dans la comparaison tant que leur neutralisation change qui reçoit l’action d’aimer.

VOUS et T’ ne sont pas des mots périphériques que l’on peut enlever sans conséquence : ils complètent AIME et déterminent la relation. Les neutraliser transforme Paris aime quelqu’un de déterminé en Paris aime… qui ?.
Pourquoi ce verrou compte juridiquement objet protégé · impression d’ensemble

CPI, art. L. 711-1 : la représentation de la marque doit permettre de déterminer clairement et précisément l’objet de la protection. La décomposition peut servir l’analyse, mais la conclusion doit revenir aux signes tels qu’ils sont protégés.

Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672 : la similitude visuelle, auditive et conceptuelle s’apprécie à partir de l’impression d’ensemble, en tenant compte notamment des éléments distinctifs et dominants.

02
Deuxième verrou · force du commun

Même au cœur des constructions communes, PARIS et AIME n’ont pas un poids illimité.

Référence géographique PARIS Le nom de la ville peut entrer dans de nombreuses constructions distinctes.
Verbe courant AIME Une forme du verbe « aimer », appartenant au langage courant.

Le noyau commun n’est pas identique dans les trois oppositions : PARIS … AIME dans les décisions ADP, PARIS … T’AIME dans la décision OTCP. Mais, dans les deux logiques, PARIS et AIME restent au cœur du rapprochement : PARIS renvoie à la ville et AIME est une forme du verbe courant aimer. Une marque qui les contient peut naturellement être protégée dans sa configuration propre. Cette protection ne doit toutefois pas conduire, par le mécanisme du risque de confusion, à réserver indirectement toutes les nouvelles constructions qui associent Paris et l’action d’aimer. PARIS et AIME doivent rester disponibles pour des signes complets suffisamment distincts.

Protéger une marque contenant PARIS et AIME n’est pas réserver indirectement « Paris + aime ». La question est de savoir si les signes complets, malgré leurs différences, créent réellement une confusion d’origine commerciale.
Pourquoi ce verrou compte juridiquement géographie · langue commune · portée de la protection

CPI, art. L. 711-2 : les indications pouvant servir à désigner notamment la provenance géographique peuvent être dépourvues de caractère distinctif lorsqu’elles décrivent une caractéristique des produits ou services. Pour AIME, le degré de distinctivité doit être apprécié dans le contexte concret : le fait qu’il s’agisse d’un verbe courant n’entraîne pas, à lui seul, une absence automatique de protection.

La question n’est donc pas de déclarer ces mots « sans protection », mais de déterminer quel poids ils peuvent réellement recevoir dans la comparaison globale. La protection doit rester attachée aux signes et au risque concret de confusion, sans devenir une appropriation indirecte du terrain linguistique « PARIS + AIME » au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger les marques antérieures.

Double verrou 1. On ne peut pas fabriquer PARIS … AIME en neutralisant VOUS / T’, puis traiter cette matrice indéterminée comme si elle préexistait dans les signes. 2. La protection des signes complets ne doit pas devenir une monopolisation indirecte du terrain linguistique PARIS + AIME.

Après ces deux contrôles, le seul point d’arrivée possible reste le même : revenir aux signes complets et à l’effet cumulé de toutes leurs différences.

Arrêt sur image · conclusion essentielle

Alors, où se trouve le risque de confusion ?

Silhouettes différentes Formes différentes Compositions différentes Couleurs et typographies différentes Expressions complètes différentes Rythmes phonétiques différents Structures grammaticales différentes Sujets et/ou destinataires différents Significations différentes Impressions d’ensemble différentes à contrôler

Dans les décisions ADP, le rapprochement est construit autour de PARIS … AIME ; dans la décision OTCP, autour de PARIS … T’AIME. Mais, dans ADP, retirer la force de VOUS / T’ transforme une relation déterminée en PARIS … AIME, devenu indéterminé ; dans OTCP, affaiblir JE ne doit pas effacer l’opposition entre JE → Paris et Paris → T’. Et même après ces abstractions, la présence commune de PARIS et AIME ne peut servir à réserver indirectement ce terrain linguistique : il faut toujours démontrer un risque concret à partir des signes complets.

La question décisive Dans les signes tels que déposés, qu’est-ce qui permet concrètement au public de croire que les produits ou services proviennent de la même entreprise ou d’entreprises économiquement liées ?

Où est le risque de confusion ?

Version approfondie · développements déplacés

Contrôler l’ordre de pondération, la langue commune et la cohérence des deux décisions.

Les démonstrations longues, matrices et citations intégrales restent regroupées ici. Les fondements juridiques essentiels, eux, sont désormais visibles immédiatement sous chaque étape du montage essentiel.

Schéma pédagogique montrant comment les décisions centrent successivement l’analyse sur des éléments communs, puis relativisent certaines différences avant la conclusion sur le risque de confusion.
L’ordre de pondération contesté, en une image. Cliquer sur l’illustration pour examiner tous les détails en haute définition.
01

Acte I · l’ordre de pondération

À quel moment la ressemblance est-elle qualifiée, et les différences sont-elles réellement recomposées ensuite ?

Démonstration · deux centres analytiques distincts

Les décisions ADP et OTCP ne fixent pas le même centre analytique.

Les signes doivent d’abord être observés dans leur état complet. La décomposition peut ensuite servir à l’analyse, mais les deux familles de décisions suivent des trajectoires différentes : ADP met au centre une construction autour de PARIS et AIME, tandis qu’OTCP recentre l’analyse sur la séquence « Paris T’aime ». Le point de contrôle est ensuite identique : comment les différences reviennent-elles dans l’impression d’ensemble ?

Décisions ADP · construction commune puis recomposition à contrôler
Logique ADP : PARIS … AIME comme construction commune, puis retour aux signes complets

Dans les deux décisions ADP, une construction commune autour de PARIS et AIME reçoit très tôt un poids important dans la qualification de ressemblance. Les différences de pronoms, de dénominations et de formes figuratives sont ensuite reconnues et pondérées. Le contrôle porte sur leur réévaluation cumulative dans l’impression d’ensemble.

03
PARIS VOUS AIME

Après minoration de VOUS et de la forme

Signe complet Marque originale PARIS VOUS AIME.
Forme perceptible Forme visuelle de la marque PARIS VOUS AIME.
Portée différenciante relativisée dans la décision

Composition verticale, typographie stylisée et couleurs reconnues, puis traitées comme secondaires dans la conclusion.

Après minoration de VOUS et de la forme Reconstruction analytique de la marque PARIS VOUS AIME.
Construction commune visualisée PARIS AIME
02
PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME

Après minoration de PARISAEROPORT, VOUS et de l’emblème

Signe complet Marque originale PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
Forme perceptible Forme visuelle de la marque PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
Portée différenciante relativisée

Emblème, silhouette, couleurs et hiérarchie reconnus, puis pondérés comme présentation particulière face aux éléments verbaux.

Après minoration de PARISAEROPORT, VOUS et de l’emblème Reconstruction analytique de la marque PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
Construction commune visualisée PARIS AIME
01
PARIS T’AIME

Après relativisation de T’ dans la logique ADP

Signe complet Signe original PARIS T’AIME.
Physionomie du signe verbal Forme perceptible du signe PARIS T’AIME.
Réduction non figurative

Aucun élément figuratif n’est en cause : la pondération porte ici sur T’ et sur la relation exprimée par le signe verbal.

Après relativisation de T’ dans la logique ADP Reconstruction analytique du signe PARIS T’AIME.
Construction commune visualisée PARIS AIME
Éléments dont l’effet différenciant est réduit dans cette logique
Élément dont le poids différenciant est testé : dénomination PARISAEROPORT.
PARISAEROPORT
Élément dont le poids différenciant est testé : pronom VOUS.
VOUS
Élément dont le poids différenciant est testé : pronom T’.
T’
Élément dont le poids différenciant est testé : emblème figuratif ADP.
EMBLÈME

Le résultat PARIS … AIME est un objet analytique reconstruit. Il peut servir à repérer des éléments communs, mais il ne constitue ni la marque antérieure ni le signe contesté tels qu’enregistrés.

Décision OTCP · construction commune puis recomposition à contrôler
Logique OTCP : PARIS … T’AIME comme construction commune, puis retour au signe complet

La décision OTCP met en relation PARIS, placé en attaque, avec T’AIME et en déduit de grandes ressemblances. Elle reconnaît ensuite JE, OFFICE DE TOURISME, le cercle et la présentation figurative, puis les pondère séparément. Le contrôle porte sur leur recomposition cumulative et sur la différence de direction du message.

04
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME

Simulation après forte pondération à la baisse de JE, OFFICE DE TOURISME et de la forme

Signe complet Marque originale PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
Forme perceptible Forme visuelle de la marque PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
Portée différenciante relativisée

Cercle vert, couleurs, hiérarchie et composition reconnus, puis considérés comme insuffisants pour écarter la similarité.

Simulation après forte pondération à la baisse de JE, OFFICE DE TOURISME et de la forme Reconstruction analytique de la marque PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
Construction commune mise en évidence PARIS … T’AIME
01
PARIS T’AIME

Signe contesté maintenu comme référence complète

Signe complet Signe original PARIS T’AIME.
Physionomie du signe verbal Forme perceptible du signe PARIS T’AIME.
Forme maintenue

PARIS T’AIME reste le signe contesté complet : sa physionomie verbale n’est pas minorée dans cette logique.

Signe contesté maintenu comme référence complète Signe original PARIS T’AIME.
Construction commune mise en évidence PARIS … T’AIME
Éléments dont l’effet différenciant est réduit dans cette logique
Élément dont le poids différenciant est testé : pronom JE.
JE
Élément dont le poids différenciant est testé : mention OFFICE DE TOURISME.
OFFICE DE TOURISME
Élément dont le poids différenciant est testé : cercle vert figuratif.
CERCLE VERT

La décision ne crée pas PARIS T’AIME à partir de la marque antérieure. Elle met en relation PARIS et T’AIME comme construction commune. La visualisation sert uniquement à tester ce qui se passe si JE, OFFICE DE TOURISME et la forme figurative reçoivent un poids très faible avant la recomposition finale.

Constat transversal
Deux terrains communs peuvent être isolés ; le même signe complet reste le point de retour.

Dans les décisions ADP, la construction commune mise en avant est PARIS … AIME. Dans la décision OTCP, elle est PARIS … T’AIME. Cette variation est liée aux antériorités comparées. Elle ne dispense toutefois jamais de revenir à PARIS T’AIME tel que déposé et de réintégrer, dans chaque paire, les pronoms, les sujets, les destinataires, la forme et le sens avant la conclusion.

Question de contrôle · avant toute conclusion Après avoir isolé l’axe commun propre à chaque paire, toutes les différences sont-elles réellement recomposées avant de conclure au risque de confusion ?

ADP centre l’analyse sur PARIS … AIME ; OTCP sur PARIS … T’AIME. Dans les deux cas, l’axe commun reste un outil d’analyse, non un signe de remplacement.

Distinction décisive · idée générale / matrice reconstruite / signes protégés

L’idée que Paris puisse aimer est générale ; « PARIS … AIME » n’est pas une structure commune préexistante.

Il faut distinguer le thème conceptuel général de la structure linguistique effectivement rencontrée dans chaque signe. Dans PARIS T’AIME et PARIS VOUS AIME, T’ et VOUS déterminent le destinataire du verbe AIME. Lorsqu’ils sont neutralisés au point de faire apparaître PARIS … AIME, deux relations déterminées sont transformées en une relation indéterminée. La matrice ainsi obtenue est donc un produit de l’abstraction analytique, non une quatrième phrase déjà contenue dans les signes.

Idée générale commune
Idée abstraite Paris peut aimer. Une idée n’impose ni destinataire, ni pronom, ni structure de marque.
L’idée peut être commune ; les formulations restent grammaticalement déterminées.

PARIS T’AIME, PARIS VOUS AIME et Paris Je T’aime ne sont pas de simples variantes d’une matrice linguistique préexistante. Elles organisent différemment le sujet, le verbe et le destinataire. Leur rapprochement peut relever d’un thème général lié à Paris et à l’amour ; il ne permet pas, à lui seul, de remplacer ces structures par PARIS … AIME.

PARIS T’AIME PARIS VOUS AIME Paris Je T’aime d’autres phrases distinctes
Configurations juridiquement protégées
Chaque marque reste appréciée dans l’état particulier sous lequel elle est enregistrée.
Signe verbal contesté PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME
Première marque antérieure ADP, semi-figurative, PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME
Deuxième marque antérieure ADP, figurative, PARIS VOUS AIME.
PARIS VOUS AIME
Marque antérieure figurative PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME

Les mots, les pronoms, la grammaire, les éléments figuratifs, les couleurs, la composition, la hiérarchie et les dénominations doivent être pondérés dans les signes auxquels ils appartiennent. Leur analyse séparée ne doit pas fabriquer un nouvel objet linguistique qui prendrait ensuite la place de l’impression d’ensemble.

L’idée peut être commune ; la structure reconstruite ne l’est pas. Protéger PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME, PARIS VOUS AIME, PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME ou PARIS T’AIME dans leur configuration propre ne transforme ni l’idée générale que Paris puisse aimer, ni les mots PARIS et AIME, en territoire linguistique réservé.
Conséquence dans les comparaisons ADP

La décision peut identifier PARIS et AIME comme éléments communs. Mais, si VOUS et T’ sont relativisés au point de produire PARIS … AIME, l’analyse a changé la structure qu’elle prétend comparer : PARIS → AIME → VOUS et PARIS → AIME → T’ deviennent PARIS → AIME → ?. Thèse de contrôle de Paris T’aime : cette reconstruction devient inopérante si elle est ensuite utilisée comme preuve de la ressemblance des signes avant transformation. Le dossier OTCP reste distinct : son contrôle porte notamment sur la direction JE → Paris face à Paris → T’.

Thèse centrale · ordre de pondération et recomposition

Deux centres analytiques distincts, puis une même question : les différences sont-elles recomposées avant la conclusion ?

Dans les décisions ADP, une construction commune autour de PARIS et AIME reçoit très tôt un poids important dans la qualification de ressemblance. Dans le dossier OTCP, une séquence commune différente peut être isolée. Le contrôle commun n’est donc pas l’existence d’une analyse par composants, mais l’ordre de pondération : les différences de forme et de sens retrouvent-elles ensuite leur effet cumulé dans l’impression d’ensemble ?

Axe 1 · Pondération de la forme
Quel poids final reste-t-il aux physionomies déposées ?

Emblèmes, cercle vert, couleurs, typographies, compositions, proportions, silhouettes, hiérarchies et dénominations institutionnelles sont reconnus, puis plusieurs d’entre eux reçoivent un poids jugé insuffisant pour écarter la similarité. Le contrôle consiste à vérifier si cette pondération laisse encore jouer leur effet combiné dans la perception globale, la représentation complète appartenant à l’objet enregistré et à la perception du public.

Axe 2 · Pondération du sens
Quel poids final reste-t-il aux relations grammaticales différentes ?

PARIS VOUS AIME s’adresse à un public ou vouvoie ; PARIS T’AIME s’adresse à une personne singulière ; dans PARIS JE T’AIME, un locuteur déclare son amour à Paris. Pronoms, sujets grammaticaux, destinataires, registres et directions du message sont donc différents. La décision peut relever une évocation commune de Paris et de l’amour ; le contrôle porte sur la place que cette abstraction reçoit face au sens précis qui individualise chaque construction.

De l’analyse des composants au contrôle de recomposition

Les décisions peuvent légitimement identifier des éléments communs et pondérer leurs composants. La difficulté apparaît si la ressemblance est déjà fortement qualifiée autour de ce centre analytique, puis si chaque différence est examinée isolément seulement pour savoir si elle suffit à renverser cette première qualification, sans véritable recomposition finale de leur effet cumulé.

01 · Identifier un centre analytique
Des éléments communs peuvent être isolés pour comprendre les signes.

Dans les décisions ADP, le raisonnement se concentre sur PARIS en attaque et AIME en finale. Dans la décision OTCP, une séquence commune peut être isolée à l’intérieur d’un signe plus large. Ces opérations analytiques ne sont pas en elles-mêmes fautives : elles doivent seulement rester compatibles avec l’impression d’ensemble.

02 · Recomposer
La première qualification doit être réévaluée à la lumière de toutes les différences ensemble.

Le contrôle porte sur la structure du raisonnement : après qu’une forte ressemblance a été installée autour des éléments communs, les différences sont-elles seulement testées une par une selon leur capacité à l’écarter, ou leur interaction cumulative est-elle réellement réintégrée avant la conclusion ?

Pondération cumulative des différences de forme et de sens

Éléments graphiques, couleurs, typographies, compositions, silhouettes, hiérarchies et dénominations, mais aussi pronoms, destinataires, sujets grammaticaux, registres relationnels et directions conceptuelles, restent matériellement présents. Pourtant, toutes ces catégories perdent successivement la capacité de peser ensemble dans la conclusion.

Un point de départ : les signes complets. Un centre analytique : les éléments communs ou dominants identifiés par la décision. Un risque méthodologique : traiter ensuite chaque différence comme une objection isolée à une ressemblance déjà installée. Un contrôle final : vérifier la recomposition effective de toutes les différences dans l’impression d’ensemble.
Arrêt sur image

Après l’identification des éléments communs, toutes les différences retrouvent-elles réellement leur effet combiné avant la conclusion sur la similitude et le risque de confusion ?

Montage pédagogique comprenant le tableau méthodologique EUIPN diffusé par l’INPI et, dans un cadre rouge distinct, son application interrogative aux trois comparaisons concernant PARIS T’AIME.
Référence méthodologique diffusée par l’INPI

Les éléments communs ne suffisent pas à eux seuls : il faut mesurer l’incidence des éléments non coïncidents sur l’impression d’ensemble.

La partie supérieure reproduit les exemples méthodologiques EUIPN diffusés par l’INPI : lorsque l’élément commun est faible ou non distinctif, le résultat dépend encore de l’impact des éléments non coïncidents sur l’impression d’ensemble.

Le cadre rouge applique cette question aux trois comparaisons concernant PARIS T’AIME : il ne fournit pas la réponse, mais oblige à apprécier PARISAEROPORT, VOUS, JE, T’, OFFICE DE TOURISME, les emblèmes, les couleurs, les silhouettes et les directions grammaticales.

Distinction de source : la partie encadrée en rouge est un ajout pédagogique de Paris T’AIME ; elle ne figure pas dans le guide officiel.

Approfondir : contrôler la méthode et les opérations
02

Acte II · la langue commune

Comment peut-on indirectement privatiser les mots « Paris » et « aime » pour certains titulaires et les rendre indisponibles pour les autres ?

Dans les marques d’ADP PARIS VOUS

Paris aime un public collectif ou une personne vouvoyée.

Dans la marque de l’Office de tourisme JE PARIS

Un locuteur déclare son amour à Paris.

Dans le signe contesté PARIS TOI

Paris s’adresse directement à une personne singulière.

Ressource géographique communePARIS
Verbe courantAIME

Les mots communs peuvent entrer dans plusieurs constructions. La protection porte sur chaque construction complète, non sur un territoire abstrait « Paris + aime ».

Arrêt sur image

Protéger des marques complètes peut-il produire, en pratique, un monopole plus large que les dépôts eux-mêmes ?

Approfondir : distinguer la marque protégée et la langue commune
Ces deux questions ne déterminent pas seulement la frontière entre quatre marques. Elles révèlent la frontière qu’une société entend maintenir entre la propriété privée, l’égalité devant le droit et les ressources communes.

Version approfondie · Question 1

Vérifier comment les objets complets sont décomposés, pondérés puis restaurés — ou non.

Le comparateur ci-dessous suit d’abord les trois confrontations de bout en bout. Les extraits décisionnels, les arrêts, les verdicts visuels et les huit contrôles restent ensuite disponibles comme preuves détaillées.

Question 1 · contrôle de méthode

Quel objet est réellement comparé ?

Décomposer pour analyser. Recomposer avant de conclure. Le parcours vérifie, pour chacune des trois confrontations, à quel moment la ressemblance est installée, comment les différences sont ensuite pondérées, et si leur effet combiné est réellement restauré avant la conclusion.

Règle de lecture Signe complet → éléments communs → première qualification de ressemblance → examen des différences → recomposition → risque de confusion.

Le point de contrôle n’est pas d’interdire l’analyse des composants : il est de vérifier que la conclusion restitue leur interaction dans les signes complets.

Parcours ADP

Paris T’aime / PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME

Après avoir qualifié de fortes les ressemblances autour de PARIS et AIME, la décision restitue-t-elle ensuite l’effet combiné de T’, VOUS, PARIS AÉROPORT, de l’emblème, des couleurs et de la hiérarchie avant de conclure ?

  1. 01
    Objet juridique initial
    Les deux signes tels que déposés

    Aucun élément n’est encore retiré, neutralisé ou reformulé.

    Marque Paris T’aime
    Signe demandé
    Marque PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
    Signe antérieur
    Appuis juridiques de départ
  2. 02
    Inventaire analytique complet
    Décomposer sans perdre l’objet

    Les mêmes huit rubriques sont appliquées aux deux signes avant toute pondération.

    Rubrique Paris T’aime Signe antérieur
    Éléments verbaux
    Paris · T’ · aime
    PARIS AÉROPORT · PARIS · VOUS · AIME
    Élément figuratif
    Aucun
    Emblème rayonnant
    Couleurs
    Aucune couleur revendiquée
    Bleu et rouge
    Typographie
    Signe verbal : caractères standards
    Capitales et traitements distincts
    Proportions
    Une expression courte
    PARIS AÉROPORT principal ; slogan plus petit
    Hiérarchie
    Lecture continue, sans niveau secondaire
    Nom principal, emblème, slogan secondaire
    Composition
    Une seule ligne Une seule ligne
    Bloc vertical à plusieurs niveaux Bloc vertical à plusieurs niveaux
    Grammaire et sens
    Paris + T’ + aime : Paris sujet, T’ destinataire, aime verbe
    Paris + vous + aime : Paris sujet, vous destinataire, aime verbe

    Analyser n’est pas conclure. L’identification d’éléments communs ou dominants est une étape légitime ; elle ne dispense pas de réévaluer ensuite l’effet combiné des différences dans les signes complets.

  3. 03
    Moment critique
    Observer où se fixe le centre de gravité du raisonnement

    La décision ne crée pas formellement une nouvelle marque. Le contrôle porte sur la séquence de pondération : quels éléments installent d’abord la ressemblance, puis comment les différences sont-elles réintroduites ?

    Dans Paris T’aime
    Éléments communs mis au centre
    PARISAIME
    Différences dont le poids est diminué dans la visualisation
    T’relation au singulierlecture sur une ligne
    Construction commune mise au centre PARIS · … · AIME Visualisation pédagogique · non une marque créée par la décision
    Dans le signe antérieur
    Éléments communs mis au centre
    PARISAIME
    Différences dont le poids est diminué dans la visualisation
    VOUSPARIS AÉROPORTPARIS AÉROPORTemblèmeemblèmebleu et rougetypographiesproportionshiérarchiebloc vertical
    Ordre réel du raisonnement
    La question n’est pas de nier les différences reconnues, mais d’examiner quand et comment elles pèsent dans la conclusion.
    1. A
      Construction commune

      La décision identifie d’abord PARIS en position d’attaque et AIME comme éléments communs aux deux signes.

    2. B
      Ressemblance déjà qualifiée

      À partir de cette construction commune, elle retient immédiatement de grandes ressemblances visuelles et phonétiques.

    3. C
      Différences reconnues

      T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière sont ensuite expressément identifiés comme différences.

    4. D
      Test successif des différences

      Chaque différence est ensuite examinée pour savoir si elle est de nature à écarter les ressemblances précédemment retenues.

    Visualisation pédagogique · effet cumulatif de la pondération
    Visualiser l’effet cumulatif d’une pondération centrée sur PARIS et AIME
    État reconstruit de PARIS T’AIME
    État reconstruit de PARIS T’AIME
    État reconstruit de PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
    État reconstruit de PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME

    Point de contrôle : Ces planches ne prétendent pas que la décision crée formellement une marque « PARIS AIME ». Elles visualisent l’effet cumulatif du raisonnement lorsque PARIS et AIME servent de centre de gravité, tandis que PARIS AÉROPORT, l’emblème, VOUS, T’, les couleurs, les proportions et la hiérarchie voient leur portée différenciante successivement réduite. Pour ADP et PVA, le point critique est supplémentaire : si VOUS et T’ sont affaiblis au point de faire apparaître PARIS … AIME, la relation déterminée des signes devient une relation indéterminée reconstruite. Le contrôle porte ensuite sur la recomposition de toutes les différences dans l’impression d’ensemble.

    Appuis juridiques de ce contrôle
    Retour aux éléments encore perceptibles
    L’identité aéroportuaire et VOUS restent perceptibles

    La dénomination principale « PARIS AÉROPORT », l’emblème et « VOUS » ne sont pas des fragments sans relation. Avec les couleurs, les proportions, la typographie et la hiérarchie du signe, ils construisent une physionomie institutionnelle complète et une adresse déterminée au public. Leur poids relatif peut être discuté, mais leur présence continue de modifier la lecture, la silhouette, le rythme, la grammaire et le sens. Ils doivent donc retrouver leur effet combiné lorsque la comparaison revient à l’impression d’ensemble.

    PARIS AÉROPORT · dénomination principale
    PARIS AÉROPORT · dénomination principale
    Emblème · silhouette figurative aéroportuaire
    Emblème · silhouette figurative aéroportuaire
    VOUS · destinataire et relation grammaticale
    VOUS · destinataire et relation grammaticale
    Pondérer un élément ne signifie pas l’effacer : la dénomination, l’emblème, le slogan et leur organisation demeurent interdépendants dans le signe complet.
    Après avoir qualifié de fortes les ressemblances autour de PARIS et AIME, la décision restitue-t-elle ensuite l’effet combiné de T’, VOUS, PARIS AÉROPORT, de l’emblème, des couleurs et de la hiérarchie avant de conclure ?
    Contrôle des motifs
    1. Quels éléments sont identifiés comme communs ?
    2. Quelles différences sont expressément reconnues ?
    3. À quel moment les ressemblances sont-elles déjà qualifiées de fortes ou de grandes ?
    4. Les différences sont-elles ensuite appréciées séparément seulement pour savoir si elles « écartent » cette ressemblance ?
    5. Leur effet combiné est-il réellement recomposé avant la conclusion ?
  4. 04
    Retour nécessaire au tout
    Recomposer avant de conclure

    Chaque composant retrouve le signe auquel il appartient et les relations qui lui donnent sa fonction.

    Paris T’aime récupère son ensemble
    Éléments verbaux
    Paris · T’ · aime
    Élément figuratif
    Aucun
    Couleurs
    Aucune couleur revendiquée
    Typographie
    Signe verbal : caractères standards
    Proportions
    Une expression courte
    Hiérarchie
    Lecture continue, sans niveau secondaire
    Composition
    Une seule ligne
    Grammaire et sens
    Paris + T’ + aime : Paris sujet, T’ destinataire, aime verbe
    Le signe antérieur récupère son ensemble
    Éléments verbaux
    PARIS AÉROPORT · PARIS · VOUS · AIME
    Élément figuratif
    Emblème rayonnant
    Couleurs
    Bleu et rouge
    Typographie
    Capitales et traitements distincts
    Proportions
    PARIS AÉROPORT principal ; slogan plus petit
    Hiérarchie
    Nom principal, emblème, slogan secondaire
    Composition
    Bloc vertical à plusieurs niveaux
    Grammaire et sens
    Paris + vous + aime : Paris sujet, vous destinataire, aime verbe

    Restitution : forme, mots, hiérarchie, destinataire, sujet grammatical et sens redeviennent interdépendants.

  5. 05
    Objet juridique final
    Comparer à nouveau les signes complets

    La conclusion revient exactement aux objets montrés à l’étape 01.

    Marque Paris T’aime
    Signe demandé complet
    Marque PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME
    Signe antérieur complet
    Une fois les signes replacés dans leurs relations originales, produisent-ils une impression d’ensemble susceptible de faire croire à une même origine commerciale ou à des entreprises économiquement liées ?

    Le point à contrôler n’est donc pas l’existence d’éléments communs. C’est le passage de ces éléments communs à une conclusion portant juridiquement sur les deux signes complets.

Synthèse des trois procédures
ADP Une ressemblance installée autour de PARIS et AIME

Les deux analyses ADP identifient d’abord une construction commune, qualifient ensuite fortement la ressemblance, puis examinent séparément la capacité des différences à l’écarter.

OTCP PARIS … T’AIME comme construction commune

Dans le dossier OTCP, la décision met d’abord en relation PARIS et T’AIME, puis reconnaît JE, OFFICE DE TOURISME, le cercle et la différence de sens. Le contrôle porte sur leur poids cumulé dans la conclusion et sur l’hypothèse de déclinaison commerciale.

Difficulté commune Qualifier d’abord, recomposer ensuite ?

La question commune est de savoir si une ressemblance installée autour de certains éléments est véritablement réévaluée après restitution cumulative de toutes les différences.

Séquence de contrôle : identifier le commun → qualifier la ressemblance → pondérer les différences → recomposer leur effet cumulé. Question finale : l’impression d’ensemble est-elle réellement réévaluée après cette recomposition ?
Preuves détaillées conservées Ouvrir les extraits décisionnels, arrêts sur image et verdicts visuels Ces développements restent intacts ; ils complètent le comparateur sans interrompre la lecture principale.
Thèse centrale
Deux visages humains partagent des yeux, un nez et une bouche sans être confondus. De même, la présence commune de PARIS et AIME ne suffit pas à confondre des signes dont la silhouette, l’organisation, la grammaire et le sens les individualisent immédiatement.

Analyser n’est pas conclure. Une première ressemblance fondée sur des éléments communs doit encore être réévaluée après restitution cumulative de toutes les différences perceptibles.

Séquence 09 · huit contrôles juridiques ouverts

Huit questions doivent rester ouvertes jusqu’au retour aux signes complets.

Elles ne sont ni des verdicts ni de simples questions rhétoriques. Chacune est accompagnée du texte applicable et d’un passage de la Cour de cassation qui fixe la méthode de contrôle. La réponse doit ensuite être recherchée dans les quatre marques et dans les phrases exactes des décisions.

Socle commun de la procédure
CPI, article L. 711-3, I, 1° b
« Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
Texte officiel sur Légifrance
CPI, article L. 712-4
« Dans le délai de deux mois suivant la publication de la demande d’enregistrement, une opposition peut être formée auprès du directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle à l’encontre d’une demande d’enregistrement en cas d’atteinte à l’un des droits antérieurs suivants ayant effet en France : 1° Une marque antérieure en application du 1° du I de l’article L. 711-3. »
Texte officiel sur Légifrance
  1. 01
    Question laissée ouverte

    Comparer les signes dans leur impression d’ensemble

    la conclusion restitue-t-elle la silhouette, la composition, la grammaire, les couleurs et le sens de chaque signe complet ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    La similitude visuelle, phonétique et conceptuelle doit être appréciée à partir de l’impression globale produite par chacun des signes. Le consommateur moyen perçoit normalement une marque comme un tout.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672, § 9
    « L’appréciation globale du risque de confusion doit, en ce qui concerne la similitude visuelle, auditive ou conceptuelle des marques en conflit, être fondée sur l’impression d’ensemble produite par celles-ci. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  2. 02
    Question laissée ouverte

    Conserver les signes tels qu’ils ont été déposés

    après l’identification d’une construction commune, la conclusion réévalue-t-elle réellement les deux signes complets avec l’effet cumulé de toutes leurs différences ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    La décomposition peut servir l’analyse. Le contrôle porte ensuite sur la manière dont les éléments communs et les différences sont pondérés ensemble : une ressemblance d’abord construite autour d’éléments communs ne dispense pas de restituer l’effet combiné des différences avant la conclusion.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672, § 10
    « Il y a lieu, au contraire, d’opérer la comparaison en examinant les marques en cause considérées chacune dans son ensemble. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  3. 03
    Question laissée ouverte

    N’isoler un élément dominant que si les autres sont négligeables

    lorsque le poids d’un élément est fortement réduit, la décision démontre-t-elle qu’il peut réellement être tenu pour négligeable dans l’impression d’ensemble, au lieu de seulement le qualifier de secondaire ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    Une comparaison centrée sur le seul élément dominant n’est admissible que lorsque tous les autres composants de la marque sont réellement négligeables dans l’impression d’ensemble.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672, § 11
    « Ce n’est que si tous les autres composants de la marque sont négligeables que l’appréciation de la similitude pourra se faire sur la seule base de l’élément dominant. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  4. 04
    Question laissée ouverte

    Ne pas confondre faible, descriptif, secondaire et négligeable

    PARISAEROPORT, OFFICE DE TOURISME, VOUS, JE ou les formes graphiques conservent-ils leur rôle dans le signe complet ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    Un composant descriptif, faiblement distinctif ou non dominant peut continuer à structurer la perception globale. Ces qualifications ne suffisent pas à le rendre invisible ou juridiquement négligeable.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 4 octobre 2016, n° 15-11.359
    « Les éléments descriptifs d’un signe complexe ne sont pas nécessairement négligeables au regard de l’impression d’ensemble que produit ce signe. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  5. 05
    Question laissée ouverte

    Intégrer les éléments figuratifs à la comparaison

    leur retrait est-il justifié par une véritable négligeabilité, ou seulement par la lisibilité persistante des mots ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    La silhouette, l’emblème, la typographie, les couleurs, les proportions et la disposition doivent rester dans l’analyse lorsqu’ils contribuent à la perception du signe.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 10 janvier 2024, n° 22-19.238, § 10
    « En statuant ainsi, sans prendre en compte l’élément figuratif ni constater que cet élément pouvait être tenu pour négligeable, la cour d’appel a violé le texte précité. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  6. 06
    Question laissée ouverte

    Apprécier l’effet cumulé de tous les facteurs

    après l’analyse séparée, toutes les différences sont-elles réunies avant la conclusion sur le risque de confusion ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    Les différences ne doivent pas être isolées puis minorées une à une. L’appréciation globale impose de mesurer leur interaction et leur effet conjoint sur la physionomie, le rythme, la grammaire et le sens.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672, § 8
    « L’existence d’un risque de confusion dans l’esprit du public doit être appréciée globalement en tenant compte de tous les facteurs pertinents du cas d’espèce. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  7. 07
    Question laissée ouverte

    Pondérer le caractère distinctif des éléments communs

    les éléments communs reçoivent-ils un poids supérieur aux différences figuratives, grammaticales, institutionnelles et conceptuelles ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    La présence commune de PARIS et d’une forme du verbe AIMER doit être pondérée selon leur caractère distinctif et replacée face aux composants non communs qui individualisent les signes.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672, § 9
    « L’appréciation globale du risque de confusion doit, en ce qui concerne la similitude visuelle, auditive ou conceptuelle des marques en conflit, être fondée sur l’impression d’ensemble produite par celles-ci, en tenant compte en particulier de leurs éléments distinctifs et dominants. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

  8. 08
    Question laissée ouverte

    Démontrer une confusion sur l’origine commerciale

    quel élément des signes complets ferait réellement attribuer PARIS T’AIME à ADP ou à l’Office de tourisme ?

    Ce que le droit exige avant de répondre

    Le risque de confusion suppose que le public puisse croire que les produits ou services proviennent de la même entreprise ou d’entreprises économiquement liées. La seule identité des services ou la présence de mots communs ne constitue pas cette démonstration.

    Article applicable
    CPI, article L. 711-3, I, 1° b
    « Lorsqu’elle est identique ou similaire à la marque antérieure et que les produits ou les services qu’elle désigne sont identiques ou similaires à ceux pour lesquels la marque antérieure est protégée, s’il existe, dans l’esprit du public, un risque de confusion incluant le risque d’association avec la marque antérieure. »
    Lire le texte officiel
    Texte de la Cour de cassation
    Cass. com., 13 novembre 2025, n° 24-10.672, § 7
    « Constitue un risque de confusion, au sens de ces textes, le risque que le public puisse croire que les produits ou les services en cause proviennent de la même entreprise ou, le cas échéant, d’entreprises liées économiquement. »
    Lire l’arrêt officiel

    La question reste ouverte : ces textes fixent le test juridique ; ils ne remplacent pas la confrontation visuelle, phonétique, grammaticale et conceptuelle des signes déposés.

Les différences ont-elles été analysées pour éclairer les signes complets, ou réduites jusqu’à laisser laisser une première qualification de ressemblance survivre sans recomposition effective de toutes les différences ?

Périmètre de protection · allégorie visuelle et fondements juridiques

Protéger chaque arbre sans enfermer la langue commune

Une marque composée de mots usuels est protégée comme le signe déterminé qui a été enregistré, dans son ensemble et pour les produits ou services désignés. Les mots usuels, descriptifs ou géographiques qui la composent ne deviennent pas, pris isolément, la propriété abstraite de son titulaire.

Une femme arrose, à l’intérieur d’un jardin clos, les arbres lumineux représentant les marques PARIS VOUS AIME, Paris Je T'aime OFFICE DE TOURISME et PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME.
À l’intérieur de la protection Chaque titulaire cultive son signe complet

Le droit protège chaque marque telle qu’elle a été déposée : ses mots, ses pronoms, ses emblèmes, ses couleurs, sa composition et les relations entre tous ses éléments.

Une femme arrose, à l’extérieur du jardin clos, un arbre lumineux formé par les mots Paris, Aime, Je, T’ et Vous, tandis que les marques complètes restent à l’intérieur.
À l’extérieur de l’enclos Les ressources de la langue restent communes

PARIS et AIME doivent pouvoir entrer dans des constructions nouvelles, distinctes et non confondables. Protéger une marque ne signifie pas privatiser toute une famille de mots ou de phrases.

Principe de frontière L’investissement peut fortifier l’arbre protégé. La notoriété peut élargir l’ombre de sa protection. Ni l’un ni l’autre ne permettent de clôturer toute la forêt des mots communs.

La frontière juste est celle-ci : protéger chaque arbre tel qu’il a été planté, sans interdire aux autres créateurs de faire naître, hors de l’enclos, de nouvelles expressions avec les mots de la langue commune — sous réserve d’un usage loyal, distinct et non confondable.

Passage aux preuves

Le dossier intégral commence ici : vérifions les décisions, passage par passage.

À partir d’ici, la page ne répète plus les principes. Elle distingue trois niveaux : le passage exact de la décision, l’analyse de Paris T’aime et sa traduction visuelle.

ADP · 7 passages PARIS VOUS AIME · 8 opérations OTCP · 10 opérations

Acte I · État original

Avant toute analyse, les signes existent dans leur intégralité

La forme, les couleurs, la typographie, la hiérarchie, la grammaire, le destinataire et l’identité institutionnelle participent ensemble à la perception.

Signe verbal contesté PARIS T’AIME.
PARIS T’AIME signe verbal contesté · demande française n° 5151508
Première marque antérieure ADP, semi-figurative, PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME.
PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME ADP · antériorité 1 · marque française semi-figurative n° 4264225
Deuxième marque antérieure ADP, figurative, PARIS VOUS AIME.
PARIS VOUS AIME ADP · antériorité 2 · marque figurative de l’Union européenne n° 017987801
Marque antérieure figurative PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME.
PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME Office de tourisme · marque française figurative n° 5045619
01

État original unique. Une analyse peut isoler des éléments, mais l’appréciation globale doit revenir au signe complet.

Preuve 01 · Les 7 passages numérotés de la décision ADP

Une analyse par composants. Dans son effet cumulé, une pondération successive des différences à contrôler.

La planche visuelle repère sept passages décisifs par les numéros 01 à 07. Les paragraphes généraux de méthode restent visibles dans l’extrait de la décision, mais ne reçoivent pas de numéro. Chaque passage marqué est ensuite dévoilé par son apparence, son opération analytique et son effet cumulé.

Aucune phrase ne supprime seule les différences. Mais, phrase après phrase, leur poids peut paraître diminuer tandis que la matière commune gagne en saillance. Le contrôle consiste à vérifier si l’ensemble est ensuite réellement recomposé.

Marque complète PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME.
VS
Signe complet PARIS T’AIME.
Question visuelle préalable Avant de lire les mots, avons-nous devant nous la même forme visuelle d’ensemble ?

Une silhouette figurative compacte, colorée et hiérarchisée se trouve face à une ligne verbale courte et horizontale.

Cadre méthodologique · lignes non numérotées

Les lignes que la planche ne saute pas

Elles restent visibles parce qu’elles fixent la méthode, la perception du consommateur, la décomposition des signes et la conclusion intermédiaire. Elles ne reçoivent pas de numéro artificiel, car la planche réserve 01 à 07 aux opérations décisives.

Position de l’opposante

La similarité est soutenue

La société opposante soutient que les signes en cause sont similaires.

Fonction dans le raisonnementCette phrase expose la position de l’opposante. Elle ne constitue pas encore l’appréciation de l’Institut.

Règle annoncée

L’impression d’ensemble doit gouverner

L’appréciation globale doit, en ce qui concerne la similitude visuelle, auditive ou conceptuelle des marques en cause, être fondée sur l’impression d’ensemble produite par les marques, en tenant compte notamment de leurs éléments distinctifs et dominants.

Fonction dans le raisonnementCette règle devient le critère de contrôle des opérations suivantes : les éléments peuvent être analysés, mais la conclusion doit revenir aux signes complets.

Perception du public

Le consommateur garde une image imparfaite

Il convient également de tenir compte du fait que le consommateur moyen des produits ou services en cause n’a que rarement la possibilité de procéder à une comparaison directe des différentes marques, mais doit se fier à l’image imparfaite qu’il a gardée en mémoire.

Fonction dans le raisonnementCette prémisse maintient en principe dans la comparaison la silhouette, les couleurs, la hiérarchie et la forme globale mémorisée.

Inventaire analytique

Les signes sont décomposés en composants

Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de cinq éléments verbaux, d’un élément figuratif et d’une présentation particulière.

Fonction dans le raisonnementLe regard passe des ensembles à un inventaire. Cette décomposition est une étape d’analyse ; les composants doivent ensuite être replacés dans leurs signes pour l’appréciation d’ensemble.

Construction commune

PARIS et AIME deviennent le terrain commun

Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME.

Fonction dans le raisonnementCette formulation place au centre la structure « PARIS … AIME ». La suite permet surtout de vérifier l’ordre de pondération : la ressemblance est-elle qualifiée avant que les différences soient réévaluées dans leur effet cumulé ?

Conclusion intermédiaire

La décision conclut à de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique avant le traitement détaillé des différences

Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique.

Fonction dans le raisonnementCette conclusion intermédiaire précède matériellement les passages 03 à 07. Les différences sont donc examinées après que les ressemblances ont déjà été qualifiées de grandes.

Parcours principal · 7 opérations numérotées

Les 7 opérations correspondant exactement aux numéros 01 à 07 de la planche

Les numéros 01 à 07 sont les seules opérations. À l’intérieur de chacune, une lecture détaillée non numérotée explique les différentes propositions sans créer de phase, de passage ou d’opération supplémentaire.

  1. 01
    Les signes entrent en scène Cadrage des objets originaux
    La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit : La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit :
  2. 02
    La couleur sous les projecteurs Reconnaissance formelle
    Cette marque a été enregistrée en couleurs.
  3. 03
    Le découpage des différences Isolement des différences
    Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure.
  4. 04
    La dénomination perd son poids Minoration de « PARIS AÉROPORT »
    Toutefois, la présence des termes PARIS AÉROPORT au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard des produits et services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation.
  5. 05
    La silhouette passe à l’arrière-plan Minoration du poids figuratif
    En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel, venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous dont le nom géographique PARIS.
  6. 06
    Paris et l’amour prennent tout le cadre Dilution conceptuelle
    Toutefois cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion, dès lors que conceptuellement, les deux signes partagent une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour. De plus dans les deux signes en présence, la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour, qu’il s’agisse d’aimer une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME).
  7. 07
    La différence demeure, mais elle est jugée insuffisante Pondération finale de la différence d’adresse
    Enfin, à la supposer perçue, cette modification de l’adresse du signe ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes des deux signes pris dans leur ensemble.

Formulaire de comparaison · sept étapes réelles

ADP — texte de la décision, lecture troquée, image façonnée et lecture loyale

Chaque ligne conserve le passage numéroté de la décision, distingue l’effet critique attribué par Paris T’aime et propose une lecture loyale qui maintient les deux signes complets.

Texte réel Lecture troquée Lecture loyale
  1. Étape 1 Présentation des deux signes
    Texte de la décision
    La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit : La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit :
    Lecture troquée / effet produit

    Les signes entrent correctement dans la comparaison ; le contrôle porte ensuite sur la manière dont la ressemblance sera construite et dont leurs différences seront recomposées.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 1 : Deux signes complets · état de référence
    Deux signes complets · état de référence
    Lecture loyale

    Conserver jusqu’à la conclusion la marque figurative complète PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME face au signe verbal complet PARIS T’AIME.

  2. Étape 2 Reconnaissance de la couleur
    Texte de la décision
    Cette marque a été enregistrée en couleurs.
    Lecture troquée / effet produit

    La couleur est reconnue formellement, puis peut être privée d’effet dans la suite du raisonnement.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 2 : Couleurs reconnues · poids maintenu
    Couleurs reconnues · poids maintenu
    Lecture loyale

    Maintenir les couleurs et les contrastes comme données actives de la représentation enregistrée.

  3. Étape 3 Isolement des différences
    Texte de la décision
    Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure.
    Lecture troquée / effet produit

    T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation sont séparés les uns des autres avant leur minoration successive.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 3 : Différences éclairées · interaction conservée
    Différences éclairées · interaction conservée
    Lecture loyale

    Apprécier ces différences dans leur interaction au sein des deux impressions d’ensemble.

  4. Étape 4 Minoration de PARIS AÉROPORT
    Texte de la décision
    Toutefois, la présence des termes PARIS AÉROPORT au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard des produits et services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation.
    Lecture troquée / effet produit

    La faiblesse distinctive de la dénomination devient un outil pour réduire son identité institutionnelle et aéroportuaire.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 4 : PARIS AÉROPORT pondéré · toujours présent
    PARIS AÉROPORT pondéré · toujours présent
    Lecture loyale

    Distinguer le degré de distinctivité de sa présence réelle, de sa taille et de sa fonction dans la marque complète.

  5. Étape 5 Relativisation de la physionomie figurative
    Texte de la décision
    En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel, venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous dont le nom géographique PARIS.
    Lecture troquée / effet produit

    L’emblème, la silhouette, les couleurs et la hiérarchie reçoivent un poids secondaire face aux éléments verbaux.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 5 : Emblème et silhouette réintégrés
    Emblème et silhouette réintégrés
    Lecture loyale

    Maintenir la physionomie figurative dans l’impression d’ensemble, sauf démonstration qu’elle serait réellement négligeable.

  6. Étape 6 Généralisation conceptuelle
    Texte de la décision
    Toutefois cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion, dès lors que conceptuellement, les deux signes partagent une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour. De plus dans les deux signes en présence, la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour, qu’il s’agisse d’aimer une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME).
    Lecture troquée / effet produit

    L’évocation commune de Paris et de l’amour reçoit un poids important face aux différences de destinataire et de registre.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 6 : Destinataires et univers réintégrés
    Destinataires et univers réintégrés
    Lecture loyale

    Conserver la différence entre l’adresse singulière, le vouvoiement et l’identité aéroportuaire du signe antérieur.

  7. Étape 7 Pondération finale de la différence d’adresse
    Texte de la décision
    Enfin, à la supposer perçue, cette modification de l’adresse du signe ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes des deux signes pris dans leur ensemble.
    Lecture troquée / effet produit

    La différence est admise comme perceptible, mais elle ne produit plus d’effet face à des ressemblances déjà déclarées prépondérantes.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration ADP, étape 7 : Retour final aux deux signes déposés
    Retour final aux deux signes déposés
    Lecture loyale

    Revenir aux signes complets et apprécier globalement si le public peut réellement leur attribuer une même origine.

Contrôle final ADP

Le caractère distinctif variable d’un composant n’autorise pas à l’effacer de la représentation. La conclusion doit revenir à PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME et à PARIS T’AIME dans leur intégralité.

Ouvrir ensuite les 7 opérations détaillées ADP ↓
Pèse pleinement Isolé Poids réduit Effet jugé insuffisant Point d’ancrage
01

SCÈNE 01 / 07

Les signes entrent en scène

Opération révélée Cadrage des objets originaux

Les deux signes sont présentés dans leur état déposé

La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit : La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit :
État de référence Aucun affaiblissement

Déclenchement visuel

  • Conserver intacts l’emblème, les couleurs, PARISAEROPORT et PARIS VOUS AIME.
  • Faire entrer la silhouette complète dans le cadre sans surlignage sélectif.
  • Fixer visuellement l’objet exact que le public rencontre avant toute pondération.

Trace maintenueAucune trace affaiblie : tous les éléments pèsent encore pleinement.

Résultat de la scèneLe signe complet constitue l’état de référence et le point de retour obligatoire.

Lecture détaillée Ces points appartiennent tous à l’opération 01
  • « La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal « PARIS T’AIME » ci-dessus reproduit. »

    Effet précisLe signe contesté est identifié comme un signe verbal complet.

  • « La marque antérieure porte sur le signe figuratif « PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME » ci-dessous reproduit. »

    Effet précisLa marque antérieure est identifiée comme un signe figuratif complet, avec sa représentation propre.

En apparence

La décision présente les deux signes qui doivent être comparés.

En réalité · effet produit

Aucune pondération critique n’est encore opérée. Le signe verbal et la marque figurative apparaissent avec leurs formes, leurs mots et leur organisation propres.

Élément affecté
Aucun élément
État après cette phrase
Les deux signes demeurent complets et distincts.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Pèse pleinement
  • Couleurs et emblème Pèse pleinement
  • PARIS AÉROPORT Pèse pleinement
  • T’ / VOUS Pèse pleinement
  • Destinataire et registre Pèse pleinement
  • Structure grammaticale Pèse pleinement
  • PARIS + AIME Non construit
Extrait de la décision ADP présentant PARIS T’AIME et PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME dans leur état reproduit.
Texte réel synchronisé Les deux signes demeurent complets et distincts.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP présentant PARIS T’AIME et PARIS AÉROPORT PARIS VOUS AIME dans leur état reproduit. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Placeholder de la scène 01 : Les signes entrent en scène
Future image cinématographique Le signe complet constitue l’état de référence et le point de retour obligatoire.
Placeholder à remplacer

Aucune trace affaiblie : tous les éléments pèsent encore pleinement.

02

SCÈNE 02 / 07

La couleur sous les projecteurs

Opération révélée Reconnaissance formelle

La couleur est expressément reconnue

Cette marque a été enregistrée en couleurs.
Reconnaissance de la couleur Mise en valeur sans effacement analytique

Déclenchement visuel

  • Faire vibrer brièvement les couleurs enregistrées.
  • Conserver intactes la densité, la silhouette et la hiérarchie de la marque.
  • Montrer que la couleur appartient à la représentation déposée et non à un décor extérieur.

Trace maintenueAucune dévitalisation : les couleurs sont reconnues et restent pleinement actives.

Résultat de la scèneLa reconnaissance formelle de la couleur précède toute minoration ultérieure.

En apparence

La décision constate une caractéristique de la représentation enregistrée.

En réalité · effet produit

Les couleurs sont reconnues comme une donnée du signe. Il faut ensuite vérifier si elles conservent un poids réel dans l’impression visuelle globale.

Élément affecté
Bleu, rouge-orangé et contraste
État après cette phrase
Les couleurs sont encore pleinement présentes dans le signe.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Pèse pleinement
  • Couleurs et emblème Reconnu dans l’ensemble
  • PARIS AÉROPORT Pèse pleinement
  • T’ / VOUS Pèse pleinement
  • Destinataire et registre Pèse pleinement
  • Structure grammaticale Pèse pleinement
  • PARIS + AIME Non construit
Extrait de la décision ADP indiquant que la marque antérieure a été enregistrée en couleurs.
Texte réel synchronisé Les couleurs sont encore pleinement présentes dans le signe.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP indiquant que la marque antérieure a été enregistrée en couleurs. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Placeholder de la scène 02 : La couleur sous les projecteurs
Future image cinématographique La reconnaissance formelle de la couleur précède toute minoration ultérieure.
Placeholder à remplacer

Aucune dévitalisation : les couleurs sont reconnues et restent pleinement actives.

03

SCÈNE 03 / 07

Le découpage des différences

Opération révélée Isolement des différences

Les différences sont identifiées puis séparées de l’ensemble

Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence de l’expression PARIS AÉROPORT et une présentation particulière au sein de la marque antérieure.
Différences reconnues Éclairage des différences

Déclenchement visuel

  • Faire apparaître un contour discret autour de T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et de la présentation particulière.
  • Rendre chaque différence momentanément très visible.
  • Ne réduire encore ni la couleur, ni le contraste, ni la densité d’aucun élément.

Trace maintenueLes différences sont identifiées comme présentes ; elles ne sont pas encore affaiblies.

Résultat de la scèneCette scène fixe la preuve que la décision voit les différences avant de réduire leur portée.

Lecture détaillée Ces points appartiennent tous à l’opération 03
  • « la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS »

    Effet précisLa différence d’adresse est identifiée comme une substitution entre deux pronoms.

  • « la présence de l’expression PARIS AÉROPORT »

    Effet précisLa dénomination institutionnelle et aéroportuaire est isolée comme une différence autonome.

  • « une présentation particulière au sein de la marque antérieure »

    Effet précisLa physionomie figurative est regroupée sous une qualification générale, avant sa pondération.

En apparence

La décision semble rétablir l’équilibre en recensant précisément les différences.

En réalité · effet produit

T’ / VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière sont isolés comme des différences distinctes, qui seront ensuite pondérées une par une.

Élément affecté
Pronoms, identité aéroportuaire et présentation figurative
État après cette phrase
Les différences restent visibles, mais elles sont détachées de leur interaction dans les signes complets.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Isolé de l’ensemble
  • Couleurs et emblème Isolé de l’ensemble
  • PARIS AÉROPORT Isolé de l’ensemble
  • T’ / VOUS Isolé de l’ensemble
  • Destinataire et registre Reconnu dans l’ensemble
  • Structure grammaticale Reconnu dans l’ensemble
  • PARIS + AIME Renforcé
Extrait de la décision ADP numéroté 03, recensant T’, VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière comme différences.
Texte réel synchronisé Les différences restent visibles, mais elles sont détachées de leur interaction dans les signes complets.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP numéroté 03, recensant T’, VOUS, PARIS AÉROPORT et la présentation particulière comme différences. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Placeholder de la scène 03 : Le découpage des différences
Future image cinématographique Cette scène fixe la preuve que la décision voit les différences avant de réduire leur portée.
Placeholder à remplacer

Les différences sont identifiées comme présentes ; elles ne sont pas encore affaiblies.

04

SCÈNE 04 / 07

La dénomination perd son poids

Opération révélée Minoration de « PARIS AÉROPORT »

PARIS AÉROPORT perd sa capacité de différencier

Toutefois, la présence des termes PARIS AÉROPORT au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard des produits et services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation.
Minoration de la dénomination « dépourvus de caractère distinctif »

Déclenchement visuel

  • Faire venir la qualification sur PARIS AÉROPORT.
  • Réduire progressivement sa couleur et son contraste sans effacer ses lettres.
  • Conserver la dénomination sous forme d’empreinte encore lisible.

Trace maintenueLa dénomination PARIS AÉROPORT demeure lisible, mais son poids différenciant devient faible.

Résultat de la scèneCette opération concerne uniquement la dénomination PARIS AÉROPORT. L’emblème, les couleurs et la silhouette ne sont traités qu’à l’opération suivante.

Lecture détaillée Ces points appartiennent tous à l’opération 04
  • « la présence des termes PARIS AÉROPORT […] n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances »

    Effet précisLa différence est examinée à partir d’une forte ressemblance déjà posée comme référence.

  • « ces termes apparaissent dépourvus de caractère distinctif »

    Effet précisLa capacité propre de PARIS AÉROPORT à différencier la marque est fortement diminuée.

  • « ils en désignent leur origine ou en évoquent le lieu de prestation »

    Effet précisLa dénomination est rattachée à l’origine ou au lieu de prestation plutôt qu’à l’identité d’ensemble du signe.

En apparence

La décision apprécie le caractère distinctif d’une dénomination liée au secteur aéroportuaire.

En réalité · effet produit

La seule dénomination « PARIS AÉROPORT » reste écrite, mais son poids différenciant est fortement réduit. L’emblème, les couleurs et la silhouette ne sont pas neutralisés par cette phrase.

Élément affecté
Dénomination « PARIS AÉROPORT » uniquement
État après cette phrase
« PARIS AÉROPORT » pèse moins dans la comparaison ; les éléments figuratifs restent à examiner séparément dans l’opération 05.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Isolé de l’ensemble
  • Couleurs et emblème Isolé de l’ensemble
  • PARIS AÉROPORT Effet différenciant jugé insuffisant
  • T’ / VOUS Isolé de l’ensemble
  • Destinataire et registre Reconnu dans l’ensemble
  • Structure grammaticale Reconnu dans l’ensemble
  • PARIS + AIME Point d’ancrage
Extrait de la décision ADP numéroté 04, relatif à la présence des termes PARIS AÉROPORT.
Texte réel synchronisé « PARIS AÉROPORT » pèse moins dans la comparaison ; les éléments figuratifs restent à examiner séparément dans l’opération 05.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP numéroté 04, relatif à la présence des termes PARIS AÉROPORT. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Mise en scène de l’opération 04 montrant la dénomination PARIS AÉROPORT grisée lorsque son poids différenciant est fortement réduit.
Opération mise en image Cette opération concerne uniquement la dénomination PARIS AÉROPORT. L’emblème, les couleurs et la silhouette ne sont traités qu’à l’opération suivante.
Effet visuel de l’opération

La dénomination PARIS AÉROPORT demeure lisible, mais son poids différenciant devient faible.

05

SCÈNE 05 / 07

La silhouette passe à l’arrière-plan

Opération révélée Minoration du poids figuratif

La physionomie figurative devient une simple présentation

En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel, venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous dont le nom géographique PARIS.
Pondération de la physionomie figurative « consiste simplement en une présentation particulière »

Déclenchement visuel

  • Faire agir visuellement le mot « simplement » comme opérateur de minoration.
  • Décolorer l’emblème et réduire la densité de la silhouette en pointe.
  • Laisser la forme, les couleurs et la hiérarchie visibles comme une enveloppe fantôme.

Trace maintenueL’emblème et la composition restent perceptibles, mais leur force visuelle est dévitalisée.

Résultat de la scèneLa marque figurative commence à être lue comme un support secondaire de ses mots.

Lecture détaillée Ces points appartiennent tous à l’opération 05
  • « la différence tenant aux éléments figuratifs […] ne saurait écarter toute similarité »

    Effet précisLa différence figurative est immédiatement mesurée par son incapacité à exclure la similarité.

  • « elle consiste simplement en une présentation particulière »

    Effet précisLa forme globale reçoit un poids secondaire comme modalité de présentation.

  • « un élément figuratif pouvant évoquer la forme de la Tour Eiffel »

    Effet précisL’emblème est décrit par son évocation possible plutôt que par son rôle dans la silhouette propre du signe.

  • « venant mettre en exergue les éléments verbaux positionnés en dessous »

    Effet précisLa décision décrit la forme comme mettant en valeur les mots, ce qui renforce le poids de la lecture verbale dans la comparaison.

En apparence

La décision examine l’emblème et la présentation particulière.

En réalité · effet produit

Le mot « simplement » et la qualification de présentation particulière donnent un poids réduit à l’emblème et à la physionomie figurative au profit des éléments verbaux.

Élément affecté
Forme, silhouette, couleurs et hiérarchie
État après cette phrase
La décision accorde à la dimension figurative un poids moindre que celui des éléments verbaux ; il faut contrôler l’effet de cette pondération dans l’ensemble.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Effet différenciant jugé insuffisant
  • Couleurs et emblème Effet différenciant jugé insuffisant
  • PARIS AÉROPORT Effet différenciant jugé insuffisant
  • T’ / VOUS Isolé de l’ensemble
  • Destinataire et registre Reconnu dans l’ensemble
  • Structure grammaticale Reconnu dans l’ensemble
  • PARIS + AIME Point d’ancrage
Extrait de la décision ADP numéroté 05, relatif aux éléments figuratifs et à la présentation particulière.
Texte réel synchronisé La décision accorde à la dimension figurative un poids moindre que celui des éléments verbaux ; il faut contrôler l’effet de cette pondération dans l’ensemble.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP numéroté 05, relatif aux éléments figuratifs et à la présentation particulière. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Mise en scène de l’opération 05 montrant l’emblème, les couleurs, la silhouette et la hiérarchie graphique de la marque PARIS AÉROPORT visuellement neutralisés.
Opération mise en image La marque figurative commence à être lue comme un support secondaire de ses mots.
Effet visuel de l’opération

L’emblème et la composition restent perceptibles, mais leur force visuelle est dévitalisée.

06

SCÈNE 06 / 07

Paris et l’amour prennent tout le cadre

Opération révélée Dilution conceptuelle

La différence relationnelle est absorbée dans une idée générale

Toutefois cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion, dès lors que conceptuellement, les deux signes partagent une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour. De plus dans les deux signes en présence, la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour, qu’il s’agisse d’aimer une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME).
Pondération du destinataire et de la relation Mise en avant de l’évocation commune « Paris » / « amour »

Déclenchement visuel

  • Commencer la simulation par VOUS, destinataire collectif ou de politesse.
  • Le griser sans le supprimer matériellement de PARIS VOUS AIME.
  • Maintenir encore T’ visible afin de montrer visuellement l’effet d’une pondération successive.

Trace maintenueVOUS demeure lisible, mais son rôle de destinataire et son poids différenciant sont affaiblis.

Résultat de la scènePremière étape : VOUS est grisé. T’ reste encore visible avant l’opération finale.

Lecture détaillée Ces points appartiennent tous à l’opération 06
  • « cet argument ne saurait écarter tout risque de confusion »

    Effet précisLa différence conceptuelle invoquée est d’abord déclarée insuffisante pour exclure le risque.

  • « une évocation commune renvoyant à la ville de Paris et à l’amour »

    Effet précisLes deux relations déterminées sont élargies vers un concept commun plus abstrait.

  • « la ville de Paris apparaît personnifiée comme sujet de cet amour »

    Effet précisLe rôle commun de Paris comme sujet est privilégié sur la différence du destinataire.

  • « une personne en particulier (T’AIME) ou un groupe de personnes (VOUS AIME) »

    Effet précisLa décision rapproche T’ et VOUS comme variation entre particulier et groupe ; il faut ensuite vérifier le poids conservé par leur registre relationnel distinct.

En apparence

La décision recherche une évocation conceptuelle commune aux deux signes.

En réalité · effet produit

Le vouvoiement, le tutoiement, le destinataire précis et le registre relationnel sont généralisés en une idée plus large : Paris personnifié et l’amour.

Élément affecté
VOUS, T’, destinataire et registre
État après cette phrase
La décision rapproche les deux signes autour d’une évocation commune de Paris et de l’amour ; la visualisation PARIS … AIME permet d’illustrer cette abstraction sans la confondre avec un signe déposé.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Effet différenciant jugé insuffisant
  • Couleurs et emblème Effet différenciant jugé insuffisant
  • PARIS AÉROPORT Effet différenciant jugé insuffisant
  • T’ / VOUS Poids réduit
  • Destinataire et registre Poids réduit
  • Structure grammaticale Poids réduit
  • PARIS + AIME Point d’ancrage
Extrait de la décision ADP numéroté 06, ramenant les deux signes à une évocation commune de Paris et de l’amour.
Texte réel synchronisé La décision rapproche les deux signes autour d’une évocation commune de Paris et de l’amour ; la visualisation PARIS … AIME permet d’illustrer cette abstraction sans la confondre avec un signe déposé.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP numéroté 06, ramenant les deux signes à une évocation commune de Paris et de l’amour. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Première étape de la simulation pédagogique : le pronom VOUS est grisé tandis que T’ reste encore visible.
Opération mise en image Première étape : VOUS est grisé. T’ reste encore visible avant l’opération finale.
Effet visuel de l’opération

VOUS demeure lisible, mais son rôle de destinataire et son poids différenciant sont affaiblis.

07

SCÈNE 07 / 07

La différence demeure, mais elle est jugée insuffisante

Opération révélée Pondération finale de la différence d’adresse

La différence peut être perçue, mais elle ne produit plus d’effet

Enfin, à la supposer perçue, cette modification de l’adresse du signe ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes des deux signes pris dans leur ensemble.
Simulation pédagogique d’une très faible pondération de l’adresse « ne saurait écarter les ressemblances […] prépondérantes »

Déclenchement visuel

  • Poursuivre la simulation avec T’, destinataire singulier de PARIS T’AIME.
  • Le griser à son tour sans effacer ses lettres ni son apostrophe.
  • Conserver les deux pronoms comme traces avant de montrer la matière commune devenue dominante dans la simulation.

Trace maintenueDans la simulation, après VOUS, T’ demeure lisible mais son poids relationnel et différenciant est fortement diminué.

Résultat de la scèneDeuxième étape de la simulation : T’ est grisé. La matière commune PARIS / AIME devient alors visuellement dominante dans le tableau final.

Lecture détaillée Ces points appartiennent tous à l’opération 07
  • « à la supposer perçue »

    Effet précisLa perception de la différence d’adresse est admise de manière conditionnelle.

  • « cette modification de l’adresse du signe »

    Effet précisLe changement de destinataire est qualifié comme une modification de l’adresse.

  • « ne saurait écarter les ressemblances visuelles et phonétiques prépondérantes »

    Effet précisLa décision donne aux ressemblances déjà qualifiées un poids prépondérant sur cette différence.

  • « des deux signes pris dans leur ensemble »

    Effet précisLa formule de l’ensemble revient dans la conclusion ; la radiographie permet de vérifier quels éléments conservent encore un poids effectif à ce stade.

En apparence

La décision admet que la modification de l’adresse peut être perçue.

En réalité · effet produit

La différence demeure dans le texte, mais elle est privée de sa capacité à modifier la conclusion puisque les ressemblances ont déjà été qualifiées de prépondérantes.

Élément affecté
Effet différenciant de T’ / VOUS
État après cette phrase
La différence d’adresse est reconnue, puis jugée insuffisante pour écarter les ressemblances prépondérantes.
Radiographie cumulative Ce qui pèse encore dans la comparaison
  • Silhouette et composition Effet différenciant jugé insuffisant
  • Couleurs et emblème Effet différenciant jugé insuffisant
  • PARIS AÉROPORT Effet différenciant jugé insuffisant
  • T’ / VOUS Effet différenciant jugé insuffisant
  • Destinataire et registre Effet différenciant jugé insuffisant
  • Structure grammaticale Effet différenciant jugé insuffisant
  • PARIS + AIME Point d’ancrage
Extrait de la décision ADP numéroté 07, relatif à la modification de l’adresse du signe.
Texte réel synchronisé La différence d’adresse est reconnue, puis jugée insuffisante pour écarter les ressemblances prépondérantes.
Pièce-source de la décision

Extrait de la décision ADP numéroté 07, relatif à la modification de l’adresse du signe. Cet extrait reste associé à l’opération exacte qu’il déclenche.

Deuxième étape de la simulation pédagogique : le pronom T’ est grisé après VOUS.
Opération mise en image Deuxième étape de la simulation : T’ est grisé. La matière commune PARIS / AIME devient alors visuellement dominante dans le tableau final.
Effet visuel de l’opération

Dans la simulation, après VOUS, T’ demeure lisible mais son poids relationnel et différenciant est fortement diminué.

Effet cumulé révélé

Les différences restent écrites ; la question est de savoir si leur poids cumulé demeure réellement actif dans la conclusion.

PARIS AÉROPORT forme et couleurs VOUS / T’ destinataire PARIS + AIME
Résultat pédagogique cumulé montrant les éléments différenciants grisés et la matière commune PARIS AIME mise en évidence comme simulation analytique.
Opération terminée · résultat cumulé « PARIS AIME » est ici une visualisation pédagogique du résidu reconstruit lorsque VOUS et T’ reçoivent un poids minimal.

Cette formule n’est pas présentée comme un signe créé par la décision ni comme une structure commune préexistante : elle montre ce que l’analyse produit lorsque les éléments qui déterminent le destinataire sont fortement relativisés, puis permet de contrôler la recomposition finale.

Objets juridiques au départ
Marque ADP complète.
VS
Signe PARIS T’AIME complet.
Résidu reconstruit après pondération PARISAIME Matrice indéterminée reconstruite · aucun signe déposé sous cette forme
Montage pédagogique comprenant les exemples de la pratique commune EUIPN et une application interrogative, encadrée en rouge, aux trois comparaisons concernant PARIS T’AIME.
Référence méthodologique · pratique commune diffusée par l’INPI Un élément commun faible ne conduit pas automatiquement à un risque de confusion.

La partie supérieure reprend les exemples EUIPN diffusés par l’INPI. Ils montrent que la présence d’un élément commun faible ou non distinctif ne donne pas automatiquement la réponse : l’incidence des autres éléments sur l’impression d’ensemble demeure décisive.

Le cadre rouge transpose cette méthode aux trois comparaisons concernant PARIS T’AIME et maintient volontairement un point d’interrogation jusqu’à l’examen complet des éléments non coïncidents.

Distinction de source : cette application encadrée en rouge est une construction pédagogique de Paris T’AIME ; elle ne fait pas partie du document officiel.

La forte ressemblance, qualifiée à partir des éléments communs, est-elle ensuite réellement réévaluée après restitution cumulative des éléments qui différencient les signes ?

Réponse visuelle · dossier ADP Ouvrir la comparaison de l’impression d’ensemble Le signe complet doit rester le point de retour après l’analyse de ses composants
Réponse de Paris T’aime

Le signe complet doit rester le point de retour après l’analyse de ses composants

Cette planche est masquée par défaut afin de conserver le rythme du dossier. Elle devient une réponse visuelle synthétique après la lecture des opérations détaillées.

Planche pédagogique ADP confrontant la marque complète PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME, une visualisation de ses éléments relativisés, la matrice reconstruite PARIS … AIME et le signe PARIS T’AIME.

La planche distingue le signe déposé de deux visualisations pédagogiques de l’analyse. Elle ne prétend pas que la décision crée une marque « Paris aime » : elle permet de contrôler si les différences retrouvent ensuite leur effet combiné dans l’impression d’ensemble.

Agrandir en plein format

Question adressée au dossier : le risque de confusion est-il constaté entre les signes complets, ou seulement entre les états obtenus après déplacement et soustraction de leurs différences ?

Preuves 02–03 · Deux séquences parallèles

Ce que le texte dit. Ce que l’image révèle.

Après le dossier ADP, déjà dévoilé intégralement dans la preuve 01, les deux autres décisions suivent leur numérotation exacte : huit opérations pour VOUS / T’ et dix pour OTCP. Les citations, l’analyse de Paris T’aime et la traduction visuelle restent toujours distinguées.

Carton transversal · la mécanique commune

Six opérations déplacent progressivement le regard

Une opération isolée peut sembler limitée. Leur enchaînement révèle une trajectoire commune : les signes complets entrent dans le cadre, sont décomposés, recentrés, puis leurs différences demeurent écrites tout en perdant progressivement leur capacité à infléchir la conclusion.

  1. 01 Les signes entrent dans le cadre Cadrage

    Les objets déposés sont présentés dans leur état original.

  2. 02 Le signe devient inventaire Décomposition analytique

    Les ensembles sont décomposés en mots, formes, couleurs et composants.

  3. 03 PARIS et AIME prennent le premier plan Déplacement du centre

    L’attention se déplace vers les éléments communs.

  4. 04 La conclusion entre avant les différences Ressemblance annoncée

    La forte proximité est installée comme cadre de lecture.

  5. 05 Les différences passent une à une Isolement des différences

    Chaque différence est détachée de son interaction avec l’ensemble.

  6. 06 Les différences restent, leur effet s’éteint Pondération

    Les éléments demeurent écrits mais cessent progressivement de peser.

Le texte avance phrase par phrase. L’image révèle une mécanique : cadrer, décomposer, déplacer le centre, annoncer la ressemblance, isoler les différences, puis pondérer leur effet.

Grille générale · contrôler chaque prétexte de minoration

Une raison invoquée n’est pas encore une conséquence démontrée

Une phrase peut être factuellement exacte et pourtant ne rien démontrer sur le poids réel de l’élément. Le contrôle doit suivre toute la chaîne : constat, critère, fonction, conséquence, preuve, caractère négligeable, puis restauration dans l’impression d’ensemble. Chaque interprétation est désormais accompagnée de son niveau de preuve : source officielle du titulaire, appui officiel partiel ou analyse propre de Paris T’aime.

  1. 01
    Quel fait exact est constaté ?

    Séparer le texte réellement affirmé de la conséquence que la décision lui fait ensuite produire.

  2. 02
    Selon quel critère l’élément est-il minoré ?

    Taille, position, distinctivité, caractère descriptif, fonction grammaticale, rôle figuratif ou origine institutionnelle ne sont pas des critères interchangeables.

  3. 03
    Quelle fonction exerce-t-il dans le signe complet ?

    Mesurer sa fonction visuelle, grammaticale, phonétique, conceptuelle, relationnelle et institutionnelle avant de réduire son poids.

  4. 04
    Quelle conséquence est tirée du constat ?

    Identifier le passage parfois silencieux entre « faible », « secondaire » ou « descriptif » et « sans effet dans la comparaison ».

  5. 05
    Cette conséquence est-elle démontrée ?

    Une qualification apparente ne suffit pas : il faut expliquer pourquoi le public négligerait réellement l’élément dans sa perception globale.

  6. 06
    L’élément est-il réellement négligeable ?

    Non dominant, faiblement distinctif ou descriptif ne signifie pas automatiquement invisible, décoratif ou effaçable.

  7. 07
    Est-il restauré avant la conclusion ?

    Après l’analyse séparée, toutes les fonctions et toutes les différences doivent retrouver leur interaction dans les signes tels que déposés.

Le point de rupture Faible ou secondaire ≠ négligeable ≠ effaçable

La décision doit démontrer chacune de ces transitions. À défaut, une pondération autorisée devient une minoration sans preuve, puis une transformation de l’objet réellement comparé.

JE Constat exact → conséquence non démontrée
Prétexte invoqué
« JE ne fait qu’introduire T’AIME »
Preuve manquante
Le constat de position ne démontre ni que JE est secondaire, ni qu’il est négligeable, ni que T’AIME peut être isolé.
Fonction réelle
JE est clairement perceptible dans la proposition manuscrite « je t’aime » et constitue le sujet grammatical du verbe. Une simulation où son poids devient très faible modifie la lecture de la relation ; le grief porte sur sa pondération, non sur un retrait littéral par la décision.
Analyse grammaticale et visuelle — non présentée comme interprétation officielle

Aucune note publique de conception identifiée n’explique officiellement la fonction graphique de JE. La fonction de sujet et l’inversion du sens résultent ici de la grammaire française et de la lecture du signe déposé.

PARISAEROPORT Distinctivité réduite → perceptibilité artificiellement réduite
Prétexte invoqué
Origine des services ou évocation du lieu de prestation
Preuve manquante
Une éventuelle faiblesse distinctive pour certains services ne démontre pas une faiblesse visuelle, structurelle ou institutionnelle dans la marque.
Fonction réelle
La dénomination principale occupe un niveau majeur, identifie l’univers aéroportuaire et encadre la lecture du slogan PARIS VOUS AIME.
Interprétation officielle du titulaire documentée

Les documents d’ADP présentent Paris Aéroport comme la marque voyageurs et comme le nom central de la nouvelle identité, non comme une simple indication matérielle du lieu de prestation.

Emblème ADP Fonction structurante → décoration de support
Prétexte invoqué
Élément pouvant évoquer la Tour Eiffel et mettant les mots en exergue
Preuve manquante
Décrire ce que l’emblème peut évoquer ou mettre en valeur ne démontre pas qu’il serait un simple décor négligeable.
Fonction réelle
Il ouvre la marque, organise sa silhouette en pointe, relie les couleurs et participe à sa mémorisation immédiate.
Interprétation officielle du titulaire documentée

Le Vision Book attribue à l’emblème plusieurs fonctions symboliques et concurrentielles : tour Eiffel, pistes, lignes aériennes, élégance parisienne et rayonnement international.

OFFICE DE TOURISME Qualification descriptive → identité institutionnelle neutralisée
Prétexte invoqué
Mention dépourvue de caractère distinctif pour certains services
Preuve manquante
La faiblesse distinctive éventuelle ne supprime ni sa présence, ni son niveau graphique, ni sa fonction d’identification institutionnelle.
Fonction réelle
La mention ferme le logo, désigne l’émetteur touristique et participe à la physionomie complète du cercle institutionnel.
Appui institutionnel officiel partiel

Le rapport officiel atteste le déploiement de la marque et son rôle institutionnel public. En revanche, aucune note publique de conception trouvée n’explique précisément la fonction graphique des mots OFFICE DE TOURISME : cette partie demeure une analyse fonctionnelle de Paris T’aime.

PARIS VOUS AIME — marque autonome Lisibilité des mots → déqualification non démontrée du design enregistré
Prétexte invoqué
« Simple présentation particulière » et police stylisée déclarée secondaire parce que les mots restent immédiatement lisibles
Preuve manquante
La lisibilité ne démontre ni que la disposition sur trois lignes, ni que les couleurs, ni que le dessin des lettres seraient négligeables. Aucun document officiel public identifié n’explique que cette construction autonome aurait une fonction seulement décorative.
Fonction réelle
Observation de la représentation déposée : VOUS occupe la ligne centrale d’un bloc vertical en trois niveaux ; la typographie et les couleurs constituent la forme dans laquelle les mots sont enregistrés. Retirer VOUS détruit le destinataire, la ligne centrale et l’équilibre du bloc.
Sens officiel documenté · forme constatée sur le dépôt · aucune interprétation officielle publique trouvée pour le design autonome

Le Vision Book est cité seulement pour le sens relationnel de PARIS VOUS AIME. L’analyse de la composition exacte en trois lignes provient de l’observation de la marque figurative n° 017987801. Elle n’est pas attribuée au titulaire comme une intention de conception documentée.

T’ / VOUS Catégorie commune → différence relationnelle absorbée
Prétexte invoqué
Pronoms de deuxième personne placés au milieu du signe
Preuve manquante
La catégorie grammaticale commune ne démontre pas que les destinataires, les registres et les relations seraient perceptivement interchangeables.
Fonction réelle
T’ produit une adresse singulière et intime ; VOUS produit une adresse collective, publique ou de politesse.
Interprétation officielle pour VOUS · analyse grammaticale pour T’

ADP définit officiellement le sens relationnel de PARIS VOUS AIME comme une déclaration et un engagement envers les voyageurs. Cette source ne décrit pas le graphisme autonome n° 017987801. La différence entre VOUS et T’ est une analyse grammaticale fondée sur les signes déposés.

Formes, couleurs et hiérarchies Lisibilité verbale → physionomie figurative déqualifiée
Prétexte invoqué
« Simple présentation particulière » laissant les mots lisibles
Preuve manquante
La lisibilité des mots ne prouve pas que la forme qui organise leur perception soit secondaire ou négligeable.
Fonction réelle
Bloc vertical, cercle, pointe, couleurs et proportions produisent des silhouettes différentes avant même la lecture détaillée.
Sources officielles partielles · observation directe des représentations déposées

Le Vision Book documente le logo Paris Aéroport, non le dessin exact de la marque autonome PARIS VOUS AIME n° 017987801. Pour cette dernière, la disposition sur trois lignes, les couleurs et la typographie sont des constatations tirées de la représentation déposée. Les documents OTCP documentent seulement les codes qu’ils énoncent expressément.

Effet cumulé

Faits parfois exacts + fonctions amputées + conséquences non démontrées + différences fragmentées = représentation globalement déformée

Arrêt sur image · avant la décomposition

Trois blocs colorés et stylisés empilés face à une seule ligne noire et sobre

Aucun pourcentage n’est nécessaire ici. L’opposition visuelle porte d’abord sur l’architecture même des signes : masse verticale figurative contre ligne horizontale verbale, couleurs contre noir, trois étages contre un seul bloc.

Marque figurative
PARIS VOUS AIME en trois blocs colorés et stylisés empilés.
  • 3 blocs empilés
  • Bleu + orange
  • Silhouette verticale
  • Écriture figurative
Signe verbal
PARIS T’AIME en une seule ligne noire, sobre et horizontale.
  • 1 seul bloc
  • Noir sobre
  • Silhouette horizontale
  • Présentation verbale
Passage 04 · point commun retenu « Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME, relié par un pronom personnel (T’ / VOUS). »
Passage 05 · conclusion « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
Question immédiate Comment une construction verbale commune peut-elle, à elle seule, conférer de grandes ressemblances au plan visuel entre trois blocs colorés et stylisés empilés et une seule ligne noire, sobre et horizontale ?
Simulation grammaticale · si le pronom est fortement neutralisé
Visualiser ce que la différence de pronom change réellement

VOUS et T’ ne sont pas de simples remplissages placés entre deux mots communs. Ils complètent le verbe AIME et indiquent précisément qui est aimé. La simulation centrale montre ce qui serait perdu si leur poids devenait minimal ; elle ne prétend pas que la décision les retire formellement.

Adresse collective ou de politesse
PARIS VOUS AIME

VOUS détermine le destinataire.

simuler VOUS très faiblement pondéré
Visualisation de la matière commune
PARIS QUI ? AIME

Une abstraction indéterminée, qui n’est le signe déposé d’aucune partie.

simuler T’ très faiblement pondéré
Adresse singulière et directe
Paris T’aime

T’ détermine le destinataire.

Le basculement La décision ne retire pas formellement T’ ou VOUS. Cette simulation montre toutefois qu’une pondération qui ferait presque disparaître leur effet rapprocherait artificiellement deux phrases qui gardent, dans leur forme complète, des destinataires et des registres différents.

Sous nos yeux, les marques ne construisent ni la même forme, ni la même phrase, ni la même adresse. Pour les rapprocher, il faut d’abord les décomposer.

Formulaire de comparaison · huit étapes réelles

PARIS VOUS AIME — texte de la décision, lecture troquée, image façonnée et lecture loyale

Chaque ligne conserve la phrase de la décision, montre l’effet attribué à la lecture troquée et replace en regard la lecture loyale des deux signes complets.

Texte réel Lecture troquée Lecture loyale
  1. Étape 1 Présentation du signe contesté
    Texte de la décision
    « La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »
    Lecture troquée / effet produit

    Le signe est correctement présenté au départ, mais son intégrité risque ensuite de cesser de gouverner la comparaison.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 1 : PARIS T’AIME complet · état de référence
    PARIS T’AIME complet · état de référence
    Lecture loyale

    Conserver PARIS T’AIME comme signe verbal complet, avec T’, son ordre, son rythme et son destinataire singulier.

  2. Étape 2 Présentation de la marque antérieure
    Texte de la décision
    « La marque antérieure porte sur le signe figuratif “PARIS VOUS AIME” ci-dessous reproduit : »
    Lecture troquée / effet produit

    La marque figurative est montrée intacte ; la suite du raisonnement donne ensuite un poids plus important à ses éléments verbaux.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 2 : PARIS VOUS AIME complet · état de référence
    PARIS VOUS AIME complet · état de référence
    Lecture loyale

    Conserver ensemble le bloc vertical, les trois lignes, VOUS, la typographie et les couleurs de PARIS VOUS AIME.

  3. Étape 3 Décomposition en composants
    Texte de la décision
    « Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de trois éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
    Lecture troquée / effet produit

    Le comptage « trois éléments contre trois » rapproche des quantités, mais masque l’opposition entre trois blocs colorés empilés et une seule ligne noire sobre.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 3 : Même nombre de mots · physionomies opposées
    Même nombre de mots · physionomies opposées
    Lecture loyale

    Utiliser l’inventaire sans lui permettre de remplacer les architectures, les couleurs, les rythmes et les phrases complètes.

  4. Étape 4 Construction commune PARIS … AIME
    Texte de la décision
    « Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal AIME, relié par un pronom personnel (T’ / VOUS). »
    Lecture troquée / effet produit

    Le centre se déplace vers PARIS et AIME, tandis que T’ et VOUS sont rapprochés comme pronoms de deuxième personne malgré leurs destinataires et registres différents.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 4 : Construction commune · différences de destinataire maintenues
    Construction commune · différences de destinataire maintenues
    Lecture loyale

    Constater les mots communs tout en maintenant VOUS et T’ dans leurs fonctions grammaticales et dans les deux formes complètes.

  5. Étape 5 Annonce de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique
    Texte de la décision
    « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
    Lecture troquée / effet produit

    La construction verbale commune est étendue au plan visuel malgré l’opposition immédiate entre trois blocs colorés stylisés et une ligne noire sobre.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 5 : Trois blocs colorés ≠ une ligne sobre
    Trois blocs colorés ≠ une ligne sobre
    Lecture loyale

    Expliquer concrètement comment les mots communs l’emporteraient visuellement sur la composition, la couleur, la typographie, la silhouette et le rythme spatial.

  6. Étape 6 Reconnaissance des différences
    Texte de la décision
    « Ils diffèrent par la substitution, au sein du signe contesté, du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ainsi que la présence d’une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
    Lecture troquée / effet produit

    T’ / VOUS et la présentation figurative sont examinés dans un second temps, après une première qualification forte de ressemblance.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 6 : Différences reconnues · recomposition à contrôler
    Différences reconnues · recomposition à contrôler
    Lecture loyale

    L’ordre rédactionnel n’est pas en lui-même irrégulier ; il faut vérifier que les pronoms, le destinataire et la forme sont ensuite réellement réintégrés ensemble.

  7. Étape 7 Pondération de T’ / VOUS
    Texte de la décision
    « Toutefois, la seule différence entre ces deux signes tenant à la substitution au sein du signe contesté du pronom personnel élidé T’ au pronom personnel VOUS, ne saurait écarter leur perception globale très proche, dès lors qu’elle ne s’opère respectivement qu’entre les pronoms personnels de la deuxième personne du singulier et du pluriel en milieu de signe, les signes en présence restant dominés par les mêmes sonorités d’attaque et finale. »
    Lecture troquée / effet produit

    La décision rapproche les pronoms comme variation singulier / pluriel et donne un poids prépondérant aux sonorités d’attaque et de finale.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 7 : Pronoms rapprochés · effet relationnel à contrôler
    Pronoms rapprochés · effet relationnel à contrôler
    Lecture loyale

    Vérifier que T’ et VOUS, qui complètent le verbe et produisent des adresses différentes, conservent leur effet avec les autres différences.

  8. Étape 8 Relativisation de la forme figurative
    Texte de la décision
    « En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec une police d’écriture stylisée bleu blanc rouge, ce qui revêt un caractère secondaire en l’espèce, les éléments verbaux restant immédiatement lisibles. »
    Lecture troquée / effet produit

    Trois lignes empilées, les doubles tracés bleu et orange, la silhouette carrée et le rythme graphique sont réduits à une présentation secondaire.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration PARIS VOUS AIME, étape 8 : Architecture figurative restaurée · opposition visible
    Architecture figurative restaurée · opposition visible
    Lecture loyale

    Maintenir cette architecture figurative face au signe verbal noir, sobre, horizontal et monoligne, puis revenir aux deux phrases complètes.

Contrôle final PARIS VOUS AIME

Les mots communs peuvent être analysés, mais le bloc figuratif, VOUS, T’, les couleurs, le destinataire et le rythme doivent revenir dans l’impression d’ensemble.

Voir la conclusion cumulative ↓
Conclusion cumulative · dossier PARIS VOUS AIME

Un bloc figuratif coloré qui vouvoie face à une ligne verbale qui tutoie

Pour le consommateur moyen pertinent, normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, lorsqu’il comprend les expressions françaises en présence, les différences ne sont ni marginales ni dispersées : elles convergent dans la nature, la forme, la couleur, le rythme et la relation exprimée par les deux signes.

Marque figurative de l’Union européenne PARIS VOUS AIME.
Marque figurative de l’Union européenne PARIS VOUS AIME
Signe verbal PARIS T’AIME.
Signe verbal PARIS T’AIME
  1. 01 Nature du dépôt
    PARIS VOUS AIME

    Marque figurative de l’Union européenne n° 017987801 : sa représentation graphique déterminée appartient à l’objet enregistré.

    PARIS T’AIME

    Signe verbal PARIS T’AIME : aucune couleur, typographie ou disposition figurative particulière n’est revendiquée par le dépôt verbal.

    Effet sur l’impression d’ensemble : La comparaison ne peut pas remplacer la marque figurative par une transcription verbale neutre.

  2. 02 Silhouette et composition
    PARIS VOUS AIME

    Bloc vertical compact en trois niveaux — PARIS / VOUS / AIME — produisant une masse presque carrée.

    PARIS T’AIME

    Ligne verbale courte, sobre et horizontale, lue d’un seul mouvement.

    Effet sur l’impression d’ensemble : Les deux signes produisent immédiatement des physionomies et des parcours visuels opposés.

  3. 03 Graphisme et couleurs
    PARIS VOUS AIME

    Typographie géométrique stylisée et couleurs intégrées aux lettres et à l’équilibre du bloc.

    PARIS T’AIME

    Signe verbal sans couleur, dessin de lettres ni organisation graphique déterminés par l’enregistrement.

    Effet sur l’impression d’ensemble : La lisibilité des mots ne rend pas secondaire la forme dans laquelle la marque figurative a été déposée.

  4. 04 Destinataire et relation
    PARIS VOUS AIME

    VOUS occupe la ligne centrale : adresse collective, plurielle ou de politesse, associée à une promesse institutionnelle faite aux voyageurs.

    PARIS T’AIME

    T’ construit une adresse singulière, directe et familière.

    Effet sur l’impression d’ensemble : Le changement de pronom modifie simultanément le destinataire, le registre, la sonorité, le rythme et la forme du signe.

Éléments communs

Les seuls éléments communs, PARIS et AIME, sont une référence géographique et un verbe usuel. Leur présence doit être constatée, mais elle ne peut absorber la combinaison des différences figuratives, grammaticales et relationnelles.

Méthode correcte

Les ressemblances ne peuvent pas être cumulées tandis que VOUS, T’, la silhouette, la typographie et les couleurs seraient divisés puis déclarés insuffisants un par un. Leur effet cumulé doit être restauré dans les deux impressions d’ensemble.

Conclusion en l’espèce

Appréciées cumulativement dans les signes tels qu’ils ont été déposés, ces différences produisent, auprès du public pertinent comprenant les expressions françaises en présence, des impressions d’ensemble distinctes et ne permettent pas de caractériser, en l’espèce, un risque de confusion malgré la présence commune de PARIS et AIME.

Sources et limites

Le Vision Book est cité pour la fonction relationnelle officielle de PARIS VOUS AIME. La forme exacte en trois lignes, la place centrale de VOUS, la typographie et les couleurs sont décrites comme des constatations objectives de la représentation déposée.

Ouvrir les 8 opérations détaillées PARIS VOUS AIME ↓
Lecture préalable · avant toute focalisation sur les éléments verbaux

D’abord voir les deux signes complets. Ensuite seulement analyser leur structure linguistique.

La comparaison visuelle commence par les physionomies déposées : silhouette, couleurs, écritures, hiérarchie et dénomination complète. La grammaire vient dans un second temps, sans remplacer ce premier constat.

Marque figurative complète PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME
Marque antérieure · signe figuratif en couleurs PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME
Signe verbal complet PARIS T’AIME
Signe contesté · signe verbal PARIS T’AIME
  1. 01 · Silhouettes
    Cercle vert institutionnel et composition centrée face à une ligne verbale horizontale, légère et ouverte
  2. 02 · Couleurs et écritures
    Vert massif, blanc, capitales et écriture manuscrite face à noir monochrome et typographie de machine à écrire
  3. 03 · Dénominations complètes
    PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME face à PARIS T’AIME
Deuxième temps
Pourquoi le poids de JE change la lecture grammaticale
Lecture naturelle de la marque antérieure

PARIS · JE T’AIME

  • JE est le sujet qui parle.
  • PARIS reçoit la déclaration.
simulation : JE très faiblement pondéré la direction grammaticale devient déterminante
Structure du signe contesté

PARIS T’AIME

  • PARIS devient le sujet qui aime.
  • T’ désigne un autre destinataire.
La décision ne retire pas JE. Cette simulation montre seulement pourquoi son poids compte : si JE devient presque négligeable, la lecture se rapproche de PARIS T’AIME alors que le sujet, le destinataire et la direction de la relation ne sont plus les mêmes.
La question doit être posée avant le dévoilement phrase par phrase

La décision reconnaît le cercle, les couleurs, JE, OFFICE DE TOURISME et la différence conceptuelle. La question n’est donc pas leur omission : après la première qualification de grandes ressemblances, leur effet combiné est-il réellement réévalué avant de conclure que PARIS T’AIME pourra être perçu comme une déclinaison commerciale de la marque antérieure ?

Formulaire de comparaison · dix étapes réelles

OTCP — texte de la décision, lecture troquée, image façonnée et lecture loyale

Chaque ligne conserve la phrase exacte de la décision, distingue l’effet critique attribué par Paris T’aime et propose en regard une lecture loyale qui maintient les signes complets. Les illustrations sont laissées en placeholder pour être remplacées opération par opération.

Texte réel Lecture troquée Lecture loyale
  1. Étape 1 Présentation du signe contesté
    Texte de la décision
    « La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »
    Lecture troquée / effet produit

    Le signe est correctement présenté au départ, mais cette intégrité devra rester active jusqu’à la conclusion.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 1 : Signe contesté complet · aucune transformation
    Signe contesté complet · aucune transformation
    Lecture loyale

    Conserver PARIS T’AIME comme signe verbal complet, avec T’, son ordre, son rythme et sa relation propre.

  2. Étape 2 Présentation de la marque antérieure
    Texte de la décision
    « La marque antérieure porte sur le signe figuratif “PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME” ci-dessous reproduit : »
    Lecture troquée / effet produit

    La marque figurative est correctement montrée ; le contrôle porte ensuite sur le poids réel conservé par sa forme complète face aux mots communs.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 2 : Marque antérieure complète · état de référence
    Marque antérieure complète · état de référence
    Lecture loyale

    Conserver ensemble le cercle vert, les couleurs, JE, T’AIME, OFFICE DE TOURISME et leur hiérarchie.

  3. Étape 3 Reconnaissance de la couleur
    Texte de la décision
    « Cette marque a été enregistrée en couleurs. »
    Lecture troquée / effet produit

    La couleur est reconnue formellement, puis peut être traitée comme un simple support sans poids réel.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 3 : Couleurs reconnues · présence visuelle maintenue
    Couleurs reconnues · présence visuelle maintenue
    Lecture loyale

    Maintenir le vert, les contrastes et la masse circulaire dans l’impression visuelle d’ensemble.

  4. Étape 4 Décomposition en composants
    Texte de la décision
    « Il résulte d’une comparaison globale et objective des signes que le signe contesté est composé de trois éléments verbaux ; la marque antérieure est composée de sept éléments verbaux et d’une présentation particulière. »
    Lecture troquée / effet produit

    Le signe devient un inventaire de mots et de présentation ; l’ensemble commence à reculer derrière ses pièces.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 4 : Inventaire analytique · signes complets toujours visibles
    Inventaire analytique · signes complets toujours visibles
    Lecture loyale

    L’inventaire éclaire le signe, mais reste subordonné aux deux signes complets et à leurs relations internes.

  5. Étape 5 Construction commune PARIS … T’AIME
    Texte de la décision
    « Visuellement et phonétiquement, les signes en présence ont en commun une construction associant le nom de la ville de PARIS, placé en position d’attaque, à l’élément verbal T’AIME, cette séquence étant constitutive du signe contesté. »
    Lecture troquée / effet produit

    La décision met en relation PARIS, placé en attaque, avec T’AIME. Le contrôle porte sur le poids donné à cette construction commune par rapport aux fonctions grammaticales différentes qu’elle reçoit dans les deux signes.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 5 : Construction commune · fonctions grammaticales maintenues
    Construction commune · fonctions grammaticales maintenues
    Lecture loyale

    Identifier PARIS et T’AIME comme éléments communs tout en maintenant JE, le sujet grammatical, le destinataire et la forme figurative dans l’analyse.

  6. Étape 6 Première qualification de grandes ressemblances
    Texte de la décision
    « Ainsi, ces circonstances leur confèrent de grandes ressemblances aux plans visuel et phonétique. »
    Lecture troquée / effet produit

    La construction commune sert de fondement à de grandes ressemblances visuelles et phonétiques avant l’examen détaillé des différences.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 6 : Grandes ressemblances · réévaluation cumulative à contrôler
    Grandes ressemblances · réévaluation cumulative à contrôler
    Lecture loyale

    L’ordre rédactionnel n’est pas irrégulier en lui-même ; vérifier que cette première qualification est ensuite réellement réévaluée après l’examen cumulatif de JE, OFFICE DE TOURISME, de la forme figurative et de la différence de sens.

  7. Étape 7 Reconnaissance des différences
    Texte de la décision
    « Ils diffèrent par la présence du pronom personnel JE et l’expression OFFICE DE TOURISME ainsi que par une présentation particulière au sein de la marque antérieure. »
    Lecture troquée / effet produit

    JE, OFFICE DE TOURISME et la présentation sont examinés après une première qualification de ressemblance.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 7 : Différences reconnues · recomposition à contrôler
    Différences reconnues · recomposition à contrôler
    Lecture loyale

    Vérifier que ces différences sont ensuite réintégrées cumulativement dans la forme, la grammaire, le sens et la physionomie du signe entier.

  8. Étape 8 Pondération d’OFFICE DE TOURISME
    Texte de la décision
    « Toutefois, la présence des termes OFFICE DE TOURISME au sein de la marque antérieure n’est pas de nature à écarter les fortes ressemblances visuelles, phonétiques et intellectuelles résultant de la construction commune précitée dès lors que ces termes, apparaissent dépourvus de caractère distinctif à l’égard de certains des services en cause en ce qu’ils en désignent leur origine. »
    Lecture troquée / effet produit

    La décision considère la mention dépourvue de caractère distinctif pour certains services. Le point à contrôler est l’effet que cette faiblesse distinctive reçoit sur la perception du signe complet.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 8 : OFFICE DE TOURISME · distinctivité réduite ≠ disparition perceptive
    OFFICE DE TOURISME · distinctivité réduite ≠ disparition perceptive
    Lecture loyale

    Distinguer la force distinctive de la mention de sa présence visuelle, hiérarchique et institutionnelle, et tenir compte du fait que le motif vise « certains des services en cause ».

  9. Étape 9 Qualification « JE ne fait qu’introduire T’AIME »
    Texte de la décision
    « Par ailleurs, au sein de la marque antérieure le pronom personnel JE ne fait qu’introduire la séquence T’AIME qui la suit. »
    Lecture troquée / effet produit

    La présence de JE est reconnue ; le point à contrôler est le poids donné à la formule « ne fait qu’introduire », alors que JE constitue le sujet grammatical et fixe la direction de la déclaration.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 9 : JE reconnu · fonction grammaticale et poids à contrôler
    JE reconnu · fonction grammaticale et poids à contrôler
    Lecture loyale

    Conserver la qualification exacte de la décision, puis vérifier si la fonction de sujet de JE, la place de Paris comme destinataire et leur effet conceptuel sont réellement réintégrés dans l’impression d’ensemble.

  10. Étape 10 Pondération de la forme figurative
    Texte de la décision
    « En outre, la différence tenant aux éléments figuratifs au sein de la marque antérieure ne saurait écarter toute similarité entre les signes, dès lors qu’elle consiste simplement en une présentation particulière avec un cercle de fond vert, venant mettre en exergue les éléments verbaux PARIS JE T’AIME présentés en caractères de couleur contrastée. »
    Lecture troquée / effet produit

    La décision reconnaît le cercle vert et les caractères contrastés, puis les décrit comme une présentation particulière mettant les mots en exergue.

    Illustration placeholder Placeholder de l’illustration OTCP, étape 10 : Forme figurative reconnue · poids final à contrôler
    Forme figurative reconnue · poids final à contrôler
    Lecture loyale

    Contrôler le poids final du cercle, des couleurs, de la hiérarchie et de la composition dans l’impression visuelle d’ensemble ; leur reconnaissance ne suffit pas à résoudre la question de leur pondération.

Contrôle final

Une lecture loyale peut décomposer pour comprendre, mais elle doit ensuite réintégrer les mots, la grammaire, la forme, les couleurs et l’identité institutionnelle dans l’impression d’ensemble du signe déposé.

Ouvrir ensuite les 10 opérations détaillées OTCP ↓

Dossier 02

PARIS VOUS AIME / PARIS T’AIME

Cette série suit exactement les huit passages numérotés 01 à 08 des extraits de la décision. Avant toute décomposition, elle confronte deux architectures immédiatement opposées : trois blocs colorés et stylisés empilés face à une seule ligne noire et sobre. Elle montre ensuite comment la décision met au centre une construction commune autour de PARIS et AIME, puis permet de contrôler le poids cumulé laissé à VOUS, T’, à la forme et au destinataire.

huit passages exacts · adresse collective / intime · forme figurative / signe verbal
Marque figurative PARIS VOUS AIME, en trois lignes avec typographie stylisée bleue et orange. VS Signe verbal PARIS T’AIME, reproduit dans sa présentation originale.
Scène 1/8

PARIS T’AIME entre en scène

Opération révélée Cadrage du premier signe

Le signe verbal PARIS T’AIME entre dans la comparaison

Le premier objet juridique est présenté dans son état déposé.

Citation de la décision
« La demande d’enregistrement porte sur le signe verbal “PARIS T’AIME” ci-dessous reproduit : »

Extrait de la décision reproduit pour l’analyse.

État initial Présentation du premier signe

Déclenchement visuel

  • Montrer PARIS T’AIME dans son état verbal complet.
  • Conserver T’, l’apostrophe, le rythme et le destinataire singulier.
  • N’appliquer aucun cadrage sélectif sur PARIS ou AIME.

Trace maintenueAucun affaiblissement.

Résultat de la scèneLe premier signe entre intact dans la comparaison.

Synchronisation texte → image

Cette phrase réelle déclenche uniquement la transformation visuelle de la scène correspondante. Aucun élément ne disparaît : il reste perceptible sous forme de trace pendant que son poids est réduit.

En apparence

La décision présente objectivement le signe contesté.

Effet analytique illustré

Aucune transformation n’est encore produite. PARIS T’AIME entre comme signe verbal complet, avec la séquence T’AIME et son adresse singulière.

Effet sur l’impression d’ensemble

Le point de départ reste une phrase déterminée dans laquelle Paris est sujet et T’ désigne une personne singulière.

Conclusion de l’opération

À ce stade, PARIS et AIME peuvent être identifiés comme éléments communs, mais PARIS T’AIME demeure le signe complet dont l’impression doit finalement être appréciée.

Extrait de la décision VOUS / T’, passage 01, présentant le signe verbal PARIS T’AIME.
Texte réel synchronisé

Cette pièce-source reste attachée à l’opération exacte décrite dans la citation.

Placeholder de la scène 1 : PARIS T’AIME entre en scène
Placeholder de la future scène

Le premier signe entre intact dans la comparaison.

1 / 8
Réponse visuelle · dossier PARIS VOUS AIME Ouvrir la comparaison de l’impression d’ensemble Le bloc figuratif complet doit être réévalué avec VOUS, sa forme et ses couleurs
Réponse de Paris T’aime

Le bloc figuratif complet doit être réévalué avec VOUS, sa forme et ses couleurs

Cette planche reste cachée jusqu’à l’ouverture de l’accordéon. Elle condense la réponse visuelle après l’examen des opérations du dossier.

Planche pédagogique comparant la marque figurative complète PARIS VOUS AIME, une visualisation de la relativisation de VOUS et de sa forme, la matrice reconstruite PARIS … AIME et le signe PARIS T’AIME.

La composition verticale, VOUS, la typographie et les couleurs appartiennent à la marque opposée. La planche simule ce qui se produit si leur portée différenciante est fortement relativisée ; elle ne décrit pas un retrait littéralement opéré par la décision.

Agrandir en plein format

Point de contrôle : ce qui reste après le retrait des différences est un état analytique reconstruit, non l’impression d’ensemble du signe déposé.

Synthèse probatoire · Le prix de l’abstraction

TOUT CELA POUR DEUX MOTS ?

Cette synthèse finale ne recommence pas les trois comparaisons. Elle rassemble seulement ce qui a été minoré et montre le contraste entre la richesse des signes déposés et la seule matière commune « PARIS / AIME » lorsqu’elle est isolée pédagogiquement.

Inventaire général

Tout ce qui produisait les impressions d’ensemble

silhouettescouleursemblèmesPARIS AÉROPORT OFFICE DE TOURISMEJET’VOUS sujetsdestinatairesrelationshiérarchies

Ces éléments ne sont pas matériellement effacés. Ils restent cités. La question est de savoir si, dans le mouvement qui conduit à la conclusion, leur poids cumulé demeure suffisant pour influer réellement sur l’impression d’ensemble.

Visualisation de la matière commune PARISAIME Aucun des quatre signes n’est déposé sous cette forme.

L’identification d’une matière commune « Paris / aime », qui n’est pas un signe déposé sous cette forme, ne saurait à elle seule transformer ces mots en territoire privé.

Après l’identification des éléments communs, l’effet combiné de toutes les différences reconnues a-t-il réellement été réintégré avant la conclusion sur le risque de confusion ?

Le texte conserve les différences. L’image permet de contrôler si leur pondération successive finit par diminuer excessivement leur effet cumulé.

Après l’identification des éléments communs, jusqu’où peut aller leur poids dans la conclusion ?

Le moment de vérité

Et si le véritable enjeu dépassait Paris T’aime ?

Les opposants peuvent légitimement défendre les marques qu’ils ont déposées. Mais lorsque le centre du raisonnement se déplace progressivement des signes complets vers une matière abstraite autour de PARIS + AIME, une autre question apparaît.

Jusqu’où peut s’étendre la protection d’une marque sans finir par réserver indirectement une idée beaucoup plus vaste : l’idée que Paris puisse aimer ?

L’idée générale que Paris puisse aimer peut recevoir plusieurs formulations. Mais « Paris t’aime », « Paris Vous Aime » et « Paris Je T’aime » ne racontent pas la même relation et ne distribuent pas de la même manière sujet et destinataire. La question n’est donc pas d’empêcher les marques antérieures de vivre, mais de savoir si plusieurs constructions déterminées peuvent continuer à coexister autour d’une idée générale qui dépasse chacune d’elles.

Puis Paris T’aime arrive.

Non pour arracher les autres arbres. Avec sa propre phrase, sa propre histoire, son propre destinataire — et son propre arbre.

Comment protéger chaque marque sans empêcher Paris de continuer à aimer dans d’autres phrases, d’autres formes et d’autres histoires ?

La réponse du film commence ici : protéger chaque arbre sans clôturer le sol commun.

La frontière juste · signes protégés / ressources communes

Protéger les signes sans enfermer l’idée que Paris puisse aimer.

Chaque titulaire peut protéger son signe complet. L’idée générale que Paris puisse aimer et les mots usuels PARIS et AIME restent disponibles pour des constructions nouvelles, déterminées, distinctes et non confondables. Cette disponibilité ne transforme pas PARIS … AIME en une structure commune préexistante aux signes litigieux.

Une femme arrose les arbres représentant les marques complètes à l’intérieur du jardin protégé.
Dans l’enclos : les signes complets PARISAEROPORT PARIS VOUS AIME, PARIS VOUS AIME, PARIS JE T’AIME OFFICE DE TOURISME et PARIS T’AIME peuvent être protégés dans leurs configurations propres. L’investissement, l’usage et la notoriété peuvent renforcer chaque signe complet, sans élargir sa protection au-delà de la forme déposée.
Une femme arrose hors de l’enclos un arbre symbolisant les ressources communes que sont les mots Paris et Aime.
Hors de l’enclos : les ressources communes PARIS et AIME restent des matériaux verbaux disponibles pour de nouvelles constructions distinctes. Les identifier séparément comme éléments communs peut servir à l’analyse ; les réunir en PARIS … AIME après neutralisation de VOUS / T’ produit toutefois une structure indéterminée qui n’existait telle quelle dans aucun des deux signes. Les mots communs ne doivent donc pas absorber l’effet des pronoms, de la grammaire, de la forme et du sens.

Protéger un signe particulier n’est pas privatiser l’idée générale qu’il mobilise. L’investissement, l’usage et la notoriété peuvent fortifier une configuration complète ; ils ne transforment ni l’idée générale que Paris puisse aimer, ni les mots PARIS et AIME, en propriété privée. Ils ne rendent pas davantage préexistante la matrice PARIS … AIME que l’analyse obtient en neutralisant les éléments qui déterminent la relation.

Portée humaine · Du dossier à la coexistence

Dévoiler sans accuser

Paris T’aime ne cherche ni à désigner des coupables ni à attribuer une intention cachée à l’INPI ou aux opposants. Il rend visible l’effet possible d’un raisonnement lorsque les éléments communs finissent par absorber le poids des différences.

Protéger n’est pas posséder ce qui doit rester commun.
Reconnaître, c’est permettre à plusieurs identités complètes de coexister.

Paris T’aime se défend pour continuer à aimer. Non pour prendre la place des autres, mais pour pouvoir exister avec eux.

2026 → 2029 · Continuer

La procédure suit son cours.
Le Chat, lui, continue de marcher.

Filmer les rues. Retrouver les personnes. Reconnaître les gestes. Faire naître de nouvelles histoires.

Jusqu’en 2029, Paris T’aime continue son expérience dans la vie réelle : regarder ce que le cinéma peut encore produire lorsqu’il ne se contente pas de montrer, mais qu’il revient vers les personnes, agit, reconnaît et laisse les transformations continuer.

Paris peut-il toujours aimer ?
Image finale · tous sont sortis

Ils arrosent ensemble ce qui doit rester commun.

Chaque marque peut protéger son arbre. L’idée que Paris puisse aimer et les mots de la langue restent un sol commun.

Vue poétique de Paris : le Lion, la Tigresse, le Chat et les habitants arrosent ensemble un arbre symbolisant les ressources communes de la langue autour de Paris et aimer.
Paris T’aime se défend pour continuer à aimer. Protéger sans enfermer · reconnaître sans exclure.

Après 2029

Une fin peut arriver. La reconnaissance, elle, n’a pas besoin de s’arrêter.

Le dossier aura une fin. Le film pourra avoir une fin. Le film vivant, lui, continuera.

Épilogue · Écrit par Paris

Cette histoire n’a pas été imaginée par Paris T’aime. Elle est arrivée à Paris T’aime.

La fin réelle n’est pas écrite à l’avance. Le film continue à regarder, comprendre, documenter et restaurer.

Comparer, ce n’est pas réduire. Comprendre, c’est restaurer l’ensemble.

Contact : contact@paristaime.com