Est-ce que ?

Un film vivant · un pèlerinage cinématographique · fait à Paris, avec Paris, pour le monde

Paris T’aime

Je filme l’âme, l’esprit et le cœur de Paris.

Pendant une seconde, mets-toi à la place de quelqu’un d’autre.

La bonne volonté ne suffit pas toujours. Mais elle laisse une trace.

Cette histoire commence à Paris.

La mission

« Va voir mes enfants. Va voir s’ils se sentent tous aimés. À chacun. »

Alors j’ai pris ma caméra. Je ne savais pas encore que cette promesse me prendrait des années — peut-être toute ma vie.

Dans les rues

Je cherchais leurs réponses.

Un repas offert. Une main tendue. Une porte fermée. Un arbre arrosé. Un sourire. Un silence. J’ai rencontré des êtres humains. Chacun répondait à sa manière.

Visages · un par un

PLAN-CONTREPLAN La réponse n’avait plus un seul visage.

Et si c’était toi ? Aux Halles, tu travailles ici depuis dix ans. Tu connais l’équipe, les habitués, les gestes de chaque journée. Puis arrive le jour d’un départ. Que garderas-tu de ces années ? Voir cette scène

Il y en a 80.

Entre dans un quartier : d’autres visages, d’autres Univers, d’autres relations. Pour toi, Paris, ce sont les autres. Pour les autres, Paris, c’est aussi toi.

80 quartiers administratifs
Chargement de la carte des 80 quartiers…

Paris · ville-monde

Un monde entier se réunissait déjà à Paris.

Des langues, des origines, des métiers, des croyances, des générations et des histoires différentes partageaient les mêmes rues. Le monde était déjà là. Paris devenait un laboratoire humain concret : si nous apprenons à mieux vivre ensemble ici, ce que nous découvrons peut parler au monde.

V — Se reconstruire

En regardant les autres, quelque chose changeait aussi en moi.

Elle m’avait aidé à me relever. Pendant que je cherchais à lui être utile, elle continuait à me donner. Je me reconstruisais aussi : l’image, le web, la communication, puis le cinéma à Paris 8.

Il m’avait fallu perdre beaucoup pour découvrir la valeur de ce que j’avais reçu.

Faut-il perdre pour comprendre ce que l’on a ?

Les étapes du pèlerinage

Je me reconstruisais : l’image, le web, la communication, puis le cinéma à Paris 8.

Les rencontres avaient déjà révélé une ville-monde. Pendant ce temps, elles me forçaient aussi à regarder autrement ma propre vie.

Chacun cherchait quelque chose : un travail, un logement, une place, un avenir, un amour. Moi aussi.

L’eau coulait dans les fontaines. Un homme arrosait les arbres de sa rue. Des passants poursuivaient leur chemin. Tout cela semblait si ordinaire.

VI — Eureka · une seule œuvre

J’ai cru avoir trouvé.

Les rencontres continuaient. Les histoires prenaient forme. Un Visage menait à un Univers, un Univers à un quartier, et certaines histoires continuaient après la caméra.

Paris T’Aime. Une seule œuvre prenait forme, sous trois dimensions inséparables.

01 · Film vivant Rencontrer, filmer, revenir.

Le film suit des vies réelles dans le temps. Une rencontre peut avoir une suite, et cette suite peut devenir une nouvelle scène.

02 · Recherche-création Comprendre par le cinéma.

La caméra n’observe pas seulement : elle cherche comment regarder depuis la place de l’autre et comment une forme cinématographique peut agir sans remplacer la réalité.

03 · Dispositif social Laisser la relation continuer.

Quand les personnes le souhaitent, le film peut relier, reconnaître, faciliter une rencontre ou suivre une conséquence réelle après le tournage.

Le film rencontre la vie. La recherche essaie de comprendre et d’agir. Le dispositif laisse les conséquences continuer. Puis la réalité revient dans le film.

Filmer → Agir → Reconnaître → Rejouer.
Je pensais enfin avoir trouvé comment tenir ma promesse.

Comment le projet a pris forme

Après mon passage à Paris 8, j’ai décidé de concrétiser Paris T’Aime comme une seule œuvre : film vivant, recherche-création et dispositif social, trois dimensions d’un même mouvement.

Je me suis renseigné auprès de l’INPI pour préparer le dépôt de la marque. Une aide européenne a pris en charge 75 % des frais de dépôt.

Des personnes que je ne connaissais pas continuaient à m’aider. La vie me paraissait même trop belle pour être vraie.

Jusqu’à ce jour-là. Soudain.
Mise en demeure adressée à Paris T’aime.

VII — La réalité résiste · le dernier jour du délai d’opposition

Une mise en demeure. Deux oppositions.

On me demandait de renoncer au nom Paris T’aime — à ce que j’avais construit pour tenir ma promesse.

Paris Vous Aime. Paris Je T’aime. Paris T’aime. En droit, des titulaires invoquaient leurs signes antérieurs. Dans ma vie, l’ironie était vertigineuse : le nom choisi pour remercier Paris devenait lui-même l’objet du conflit.

Lire les demandes du courrier

01 Retrait total du dépôt de marque « Paris T’Aime ».

02 Abandon de paristaime.com et paristaime.org.

03 Modification du nom commercial « Paris T’Aime ».

04 Modification des noms YouTube et Instagram.

Ce que j’avais construit pour tenir ma promesse devenait ce qu’il fallait désormais défendre pour continuer à la tenir.

VIII — La deuxième chute possible

Combien de fois peut-on tomber sans finir par devenir quelqu’un d’autre ?

La première fois, j’avais beaucoup perdu et je n’avais pas choisi la vengeance. Cette fois, je pouvais perdre ce que j’avais construit pendant des années pour remercier la ville qui m’avait aidé à me relever. Quand tout devient noir, la colère peut elle aussi chercher sa sortie.

IX — Le contrechamp humain

Heureusement, entre mes deux chutes, j’avais rencontré beaucoup de monde.

Je les appelle les anges sans ailes. Ils ne remplacent ni les services publics ni les institutions. Mais aider, transmettre, écouter, nourrir, prendre soin, faire une place à l’autre : ces comportements peuvent alléger une part de la pression humaine de la vie collective. À force de les rencontrer, je savais que le monde ne se résumait pas au conflit.

Anges sans ailes

Des gestes ordinaires qui aident la société à tenir.

Ils ne sont pas parfaits. Ils font simplement, à un moment donné, quelque chose qui permet à quelqu’un d’autre de mieux tenir.

Ce que les rencontres avaient laissé

Alors, continuer.

Comprendre ce qui relie. Défendre ce qui distingue. Ne pas laisser le conflit décider de la suite.

X — Pendant ce temps

Pendant qu’on discutait de Paris T’aime, Paris continuait.

Quelqu’un travaillait. Quelqu’un aidait. Quelqu’un attendait. Quelqu’un arrosait toujours les arbres. La vie n’attendait pas la fin du conflit. Alors moi aussi : je continuais à filmer, écouter, revenir.

Le temps entre dans le film

Je suis revenu.

Revoir les personnes. Retrouver les lieux. Écouter ce qui avait changé. Et demander : « Et après ? »

Après l’image

Quelque chose avait changé.

La caméra était partie. Les vies avaient continué. Quelqu’un était parti, un autre était arrivé. Une équipe avait changé. Certaines difficultés demeuraient. Que devient une histoire après avoir été filmée ? Parfois quelque chose. Parfois rien. Il fallait revenir pour le savoir.

Reconnaître · remercier · laisser une trace

Le Label Paris T’Aime remercie des comportements humains qui aident la société à tenir.

Aider. Transmettre. Prendre soin. Écouter. Faire une place à l’autre. Ces gestes ne remplacent ni les institutions ni les services publics, mais ils peuvent alléger, même modestement, une part de la pression humaine de la vie collective. Paris T’Aime peut alors les reconnaître et les remercier — non pour classer les personnes, mais pour ne pas laisser disparaître leur trace.

Reconnaître aujourd’hui pour que la mémoire puisse encore parler demain.

XII — Le film vivant

Une histoire peut continuer dans la vie.

Reconnaître n’était pas une fin. La trace devait rester reliée à la personne, à son univers, à son quartier et à ce qui continue après l’image. L’eureka prend ici une forme concrète : le film rencontre, la recherche suit ce que la rencontre révèle, le dispositif social laisse certaines conséquences continuer, puis cette réalité peut revenir dans le film.

Filmer → Agir → Reconnaître → Rejouer.

La rue répond

Et toi, qu’est-ce que tu vois ?

Comparaison des signes — ADP1.

Le prochain acte · encore à écrire

Le procès.

Le prochain acte n’est pas encore écrit.

Ouvrir le dossier Refermer le dossier

Le contexte

Trois comparaisons. Une issue encore ouverte.

Le 8 juillet 2026, l’INPI a rendu deux décisions défavorables concernant trois rapprochements de signes : ADP1, ADP2 et OTCP.

Paris T’aime défend la possibilité de poursuivre son projet. Les opposants défendent les droits qu’ils estiment attachés à leurs signes. La suite judiciaire reste ouverte.

01ADP1

02ADP2

03OTCP

À ce stade, aucune fin n’est écrite.

Comprendre la défense

En prenant du recul

Elle voulait savoir si chacun de ses enfants se sentait aimé.

Elle ne savait pas qu’un jour, ses propres enfants, en voulant chacun protéger ce qu’ils aiment, pourraient finir par ne plus laisser de place à l’un des leurs. Chacun pouvait avoir ses raisons, ses droits, ce qu’il voulait protéger. La question revenait alors autrement : comment protéger ce qu’on aime sans empêcher l’autre d’aimer à sa manière ? Pendant ce temps, partout dans Paris, des gens continuaient à donner du temps, un repas, une présence, un geste. La même ville tenait ces deux images ensemble.

XVI — 2019–2029 · première décennie

Dix années avec les anges sans ailes de Paris.

Visages, quartiers, aides, refus, gestes, transformations : 2019–2029 formera la première mémoire de Paris T’Aime. En 2029, 240 ans après Liberté, Égalité, Fraternité, il ne s’agit pas de fermer l’histoire mais de transmettre ce que cette génération aura vu, reçu, tenté et appris.

2029 n’est pas la fin

Le film aura peut-être sa dernière image. Paris T’Aime, lui, pourra continuer.

D’autres enfants naîtront, d’autres personnes arriveront, les quartiers changeront, les arbres continueront de grandir. Une première génération laissera ses traces à la suivante. Sous le même ciel de Paris, d’autres pourront reprendre la question et ajouter leurs propres histoires.

Pour ceux qui viendront après

Les anges sans ailes laisseront leurs traces au Paris de demain.

Le premier cycle 2019–2029 restera comme une mémoire vécue de son époque. Puis d’autres enfants de Paris, d’autres rues et d’autres générations pourront retrouver ces traces, répondre à leur tour et continuer à écrire Paris T’aime.

XVII — Retour à la promesse

Je ne laisserai pas tomber ma promesse.

Comme elle ne m’avait pas laissé tomber. La première fois, cette promesse était née de la gratitude. Après les oppositions, la reprendre signifie autre chose : continuer sans laisser le conflit transformer ce qu’elle avait fait de moi. Je pensais chercher une réponse pour Paris. Mais chacun avait aussi la sienne. Cette histoire, je ne pouvais plus l’écrire seul.

Du JE au TU · la question revient

Est-ce que Paris t’aime ?

Qu’as-tu reçu d’elle ? Qui t’a aidé ? Qu’as-tu donné à ton tour ? Et lorsque quelqu’un te rencontre, quel Paris rencontre-t-il à travers toi ? La question continue. À toi de continuer.

À ton tour · du TU au NOUS

Et toi, quelle est ton histoire avec Paris ?

Paris T’Aime t’a montré un regard sur Paris. Maintenant, compose le tien : un visage, une rencontre, un Univers, un quartier, un lieu, un souvenir. Suis les liens et laisse ton propre chemin apparaître.

Compose My Paris Composer ma page ciné

Paris T’Aime t’a transmis une question. Compose maintenant ton propre Paris et laisse apparaître la carte cinématographique de tes relations. Certaines histoires peuvent aussi être reconnues par le Label Paris T’Aime ; tout soutien reste séparé de cette reconnaissance.

Archives — les images restent. Les vies continuent.